Batteries: le destin de Steco Power sera scellé fin janvier
Mardi, 03 Janvier 2012 13:44
Steco Power, le dernier fabricant français de batteries, est en sursis jusqu’au 24 janvier. On saura alors s’il est repris par l’actuel dirigeant, un autre repreneur ou si l’entreprise d’Outarville disparaîtra.

Déjà «plombée» par l’exercice clos le 31 décembre 2010 qui cumulait une perte de 5,6 millions d’euros en 21 mois, Steco n’avait pas pu «passer» le printemps ou plus exactement, son climat trop clément. Sous l’effet d’un temps exceptionnellement doux, les ventes de batteries s’effondraient en France entre mars et mai 2011; et avec elles, les derniers espoirs de Steco de rester à flot.
Mise alors en cessation de paiement par ses dirigeants le 26 mai, l’entreprise obtenait l’autorisation de poursuivre son activité auprès du Tribunal de Commerce d’Orléans, pendant qu’une recherche parallèle de solution pour l’entreprise était demandée par les magistrats.
A l’heure actuelle, deux repreneurs seulement semblent en lice :
- François Rivière, l’actuel dirigeant de la SAS Steco Power. Avec l’actionnaire Esca Prévoyance, il a finalisé un projet de plan de redressement soumis au tribunal et transmis fin décembre à l’ensemble des créanciers.
Au programme : 63 emplois supprimés sur les 187 actuels, liés à un plan de réduction des surproductions constatées, un apport en fonds propres de 2,850 millions d’euros, un management «resserré» misant sur les compétences internes, un refinancement des stocks permettant à l’entreprise de répondre à la demande.
- L'autre projet émane du groupe Rahimafrooz Globatt, un conglomérat Bengali qui vend des batteries sur les marchés africains, moyen-orientaux et asiatiques mais n’a aucun débouché commercial dans les pays occidentaux et s’intéresse à ce titre à Steco.
Inconnue donc en France, l’entreprise dispose d'une usine de batteries au Bangladesh (2,5 millions d’unités par an) et serait intéressée par le site industriel d’Outarville. Globatt présente également l’avantage d’avoir un pied en première monte, ce que n’a plus Steco Power (Rahimafrooz Globatt fournit Tata, Mazda, Toyota, Mitsubishi ou encore Mercedes en Asie).
Le 24 janvier prochain, le tribunal statuera définitivement entre cessation d’activité, cession de l’entreprise ou poursuite de l’actuelle activité.













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