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«Renault ultra low-cost» (suite): elle arrive avant 2016!

Après que Renault ait récemment nié avoir un projet de voiture "ultra low-cost", voilà Carlos Ghosn qui dément le démenti et l’annonce pour «avant 2016». Et peut-être pas que pour les pays émergents...

Pas simple à suivre, la communication de Renault. Le 23 novembre dernier, le constructeur démentait l’information de La Tribune annonçant un projet de voiture «ultra low-cost» à 2500 euros (voir Une «Renault à 2 500 €»: vers la voiture jetable à entretien zéro?»).  Malgré le démenti officiel, La Tribune maintenait alors son information.

Et visiblement, elle a eu raison de le faire et nous, de la croire: à peine plus de 3 mois après, c’est Carlos Ghosn lui-même, le grand patron du constructeur, qui vient contredire le démenti! Lors de l’inauguration de l’usine marocaine de Tanger, il a clairement confirmé le projet d’une plateforme  ultra low-cost «moins chère que celle de la Logan» qui permettra de lancer un véhicule «avant 2016». Certes, il explique que cette plateforme sera «pour l’Inde, l’Afrique du Nord et l’Asie» et pense «a priori difficile à cause des normes» son lancement sur des marchés occidentaux.

A 3 000€ environ...
Mais tout est dans cet «a priori» que La Tribune traduit comme une question qui ne serait pas encore tranchée définitivement par la direction de Renault. Est-il «a priori difficile» de proposer ce prix sur nos marchés (un prix maintenant estimé à 3 000 euros par des sources internes à Renault citées par La Tribune) ou «a priori difficile» dans l’absolu, pour des raisons de refus potentiel de la clientèle occidentale pour une auto trop «spartiate»?

Certes, une fois convertie aux normes européennes (airbag, abs, etc.) une «Renault Ultra low-cost» aurait du mal à débarquer à moins de 5 000 euros TTC. Mais les pros ont déjà constaté que c’est possible. Primes d’aides à la vente incluses, des voitures pourtant très correctement équipées et produites dans nos pays trop chers pour une clientèle «exigeante», ont pu atteindre ce prix durant les périodes de prime à la casse... et même après !

La «voiture jetable» reste possible
Et seuls les naïfs croient encore que les classes moyennes des pays émergents veulent une «sous-voiture». En fait, Dacia a prouvé exactement le contraire : seuls les consommateurs occidentaux, revenus de tout et surtout de la «voiture statutaire», sont prêts à acheter des voitures «pragmatiques»...

Du coup, le débat de la voiture ultra low-cost –et celui de la «voiture jetable» d’un point de vue après-vente– reste ouvert. Et à en croire Renault, il passera du mythe à la réalité avant 2016.

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