Freinage et atelier (suite) : 3 millions de jeux de disques à rectifier!
Lundi, 30 Janvier 2012 17:51
Pro-Cut, le spécialiste de la rectification du disque, est venu enrichir notre article de la semaine dernière sur le potentiel inexploité de la prestation freinage. Selon lui, il y a en France environ 3 millions de jeux de disques à rectifier, soit un CA d'au moins 200 millions d'euros à saisir. Et à ajouter au 1,5 milliard déjà identifié par Bendix...

Charles des Moulins de Falaise, directeur développement France chez Pro-Cut, s’est intéressé à notre article de la semaine dernière sur l’étude de Bendix (voir «Freinage et atelier: 1,5 milliard d’euros inexploités!»). Cette dernière estimait le potentiel de disques et de liquide de frein usés, mais non remplacés, à la lumière des chiffres du contrôle technique 2010. Pour mémoire : 5 millions de jeux de disques et 14,4 millions de litres de liquide de frein, usés, auraient pu être changés ! Soit un marché, en valeur moyenne pièces et main d’œuvre, d’environ 1,5 milliard d’euros, qui échappe à tout le monde.
Selon le même calcul, Pro-Cut vient donc ajouter son estimation de disques à rectifier à ce potentiel calculé par Bendix. Selon les remontées des réparateurs, «nous pouvons assurer qu’au moins 3 millions de jeux de disques avant ont un besoin de rectification», précise ainsi Ch. des Moulins de Falaise. Et encore cette estimation n’est-elle faite que sur les 17,39 millions de VP/VUL passés au contrôle technique 2010.
Quel chiffre d’affaires cela représente-t-il ? En Angleterre ou en Allemagne où elle est développée, la rectification de disque est généralement facturée la moitié du prix d’un jeu de disque, explique en substance Pro-Cut. Ce qui revient à une estimation, pièces et main d’œuvre, d’au moins 200 millions d’euros supplémentaires inexploités en France ! Et il ne s’agirait que d’un minimum, à en croire le responsable du développement de Pro-Cut: «Une rectification représente entre 45 et 250 euros HT hors main d’œuvre, mais elle peut monter bien plus haut sur des véhicules type Audi A8 (380€), Lamborghini ou Porsche (800€)», ajoute-t-il.
Bref : Si l’on ajoute ces 200 millions d’euros au «gisement» de 1,5 milliard d’euros déjà débusqué par Bendix, on atteint un potentiel d’au moins 1,7 milliard d’euros à exploiter sur un marché de la prestation freinage pourtant très bataillé...













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