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Equip Auto 2011 - La FFC recense... et recompte les carrossiers français

Lors de son traditionnel colloque, la FFC a présenté les résultats de sa vaste étude visant à recenser et mieux connaître les carrossiers français. Au final, ils ne sont «que» 8 000 et pas aussi déprimés que l’état du marché pourrait le laisser croire…

Plus de 400 personnes, représentant toutes les composantes de la filière (carrossiers, experts, équipementiers, assureurs…), sont cette année venues découvrir les principaux résultats de l'étude inédite réalisée par la fédération et visant à mieux connaître les professionnels carrossiers.

8 000 "seulement"
Pour éviter toute ambiguïté, seuls ceux disposant d’une cabine de peinture ont été considérés comme carrossiers. Premier constat à retenir : sur cette base, la population serait constituée de 8 000 entreprises, ce qui a le mérite d’affiner la fourchette les chiffrant habituellement entre 6 000… et 12 000.

Reste qu’une part d’incertitude peut subsister : sur le fichier de 46 000 entreprises contactées (243 000 appels téléphoniques, 4 376 interviews à partir d'un questionnaire de 109 critères), tous les carrossiers n'ont pas forcément souhaité répondre à ce recensement...

Bien sûr, toutes les informations issues de ces questionnaires n’ont pas été communiquées. Mais une classification assez précise a été présentée et commentée par Bernard Lanne, Marc Detoux, Philippe Lautard et Philippe Joret, membres du bureau de FFC équipementiers.

5 différentes typologies de carrossiers émergent en fonction des implantations en milieu rural ou en zone urbaine, des appartenances ou non à différents types de réseaux, etc.
1. Les «synergiques»: 47,3%. Ils sont majoritairement constitués d’agents de marque et de concessionnaires et sont sensiblement plus performants que la moyenne générale. 75% d'entre eux ont plusieurs agréments et 20% réparent au moins 20 véhicules par semaine. Ils présentent la particularité d'avoir su diversifier leur activité et de fait, d’avoir moins subi la crise.
2. Les «solidaires»: 21,2%. Affichant un fort investissement dans les réseaux de réparateurs indépendants, les solidaires sont particulièrement bien équipés en matériel et forment leur personnel régulièrement. Ils sont de véritables spécialistes de la réparation en carrosserie.
3. Les «artisanaux»: 13,1%. Représentant un peu plus de 13%, les artisanaux sont quant à eux majoritairement installés en zone rurale ou semi-rurale. Très peu ont des agréments et aucun n’arbore une enseigne quelle qu’elle soit. Ils ne traitent pas plus de 5 véhicules par semaine, et 7% seulement pratiquent l'expertise à distance.
4. Les «classiques»: 12,8%. Ce sont des entreprises moyennes comptant 4 personnes. Les classiques disposent d'un équipement correct, ne sont pas adhérents à un réseau mais ont la ferme volonté de se développer.
5. Les «volontaires»: 5,6%. Ils ne seraient donc pas plus de 650 selon le recensement. Ce sont des petites entreprises gérées par de jeunes patrons très entreprenants, optimistes et friands de nouvelles technologies notamment en matière d’équipements.

Une grosse majorité optimiste et volontaire
Parmi les maigres chiffres présentés, notons ceux concernant les situations financières : plus de 30% des carrossiers annoncent une hausse de leur chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente pendant que 44,4% déclarent être restés stables.

Pour faire face à l'amaigrissement du marché de la réparation-collision, bon nombre de professionnels ont misé sur la diversification. Le pare-brise arrive en tête, mais les opérations d'entretien mécanique sont de plus en plus développées avec la vente de VO, le dépannage, le débosselage sans peinture, etc.

"Un véritable appel d'air", souligne l'un des intervenants à la tribune, en notant que la grosse majorité des carrossiers reste volontaire, optimiste, animée d'une véritable volonté à investir dans des équipements nouveaux pour développer leur activité.

Ces activités nouvelles génèrent du chiffre d'affaires et des débouchés soutenus pour les équipementiers. En retour, il fait remarquer que ces derniers doivent favoriser un partenariat solide et sincère, orienté vers le conseil et l’aide à la prise en considération des notions de coût, de financement et de rentabilité à terme.
Martial Burat

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