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Suite à la diffusion d’une enquête sur les dérives du “coût moyen sinistre” dans son édition du 4 juin dernier, l’émission “Turbo”, sur M6, fait face à l’ire de l’ANEA. Le principal syndicat d’experts en automobile y dénonce officiellement les propos polémiques tenus par un expert, sous le sceau de l’anonymat, qui mettaient en cause les pressions assurantielles sur les experts concernant ce fameux coût moyen…

Dans son édition du dimanche 4 juin dernier, l’émission de M6 spécialisée dans l’auto, “Turbo”, s’est penchée sur le coût moyen sinistre si cher aux assureurs, et sur ses corollaires. “Rôle économique” de l’expert instrumentalisé, pression déontologique sur ces mêmes experts, conventions IRSA, impact sur les primes d’assurance… Tout ou presque y est passé, des problèmes aux solutions, parmi lesquelles l’inévitable procédure de recours direct en cas d’accident non responsable.

Annoncée par le délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières lors du Congrès de l’ANEA, en avril dernier, la nomination des nouveaux membres de la Commission nationale des experts en automobile a été officialisée au travers d’un arrêté paru au Journal Officiel le 10 septembre dernier. Ainsi réactivé après de longues années de sommeil, la CNEA, chargée entre autres des procédures disciplinaires de la profession d’expert, se pare toutefois d’une couleur très CFEA, pour ce qui est de ses membres experts en automobile…

L’émission “Votre Auto”, animée par François Sorel et Jean-Luc Moreau sur RMC le dimanche matin, s’est penchée sur le métier d’expert afin de le faire découvrir aux auditeurs de la station. Le 3 avril dernier, les deux journalistes ont donc débattu avec Sylvain Girault, administrateur de l’ANEA en charge de la communication, Florian Mourgues, président du nouveau syndicat d’experts SEAI, et Benjamin Labonne, président de la FFC-Réparateurs Auvergne. Morceaux choisis…

 

Centré sur la thématique de “l’expert en automobile, un sachant impartial”, le 10è congrès de l’ANEA s’est tenu le 18 mars dernier au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux. Et comme un écho à l’actualité, notamment à l’affaire des 5 014 VGE transformés en VO, les débats de la première table ronde ont tourné autour du sujet de l’impartialité et du positionnement de l’expert face  au conflit d’intérêt et à la fraude.

A l’approche du procès des onze prévenus, dont trois experts en automobile, de l’affaire des 5 014 véhicules gravement endommagés revendus comme véhicules d’occasion après réparation sommaire, l’ANEA a décidé de se porter civile. L’audience des 22 et 23 mars approchant, le syndicat d’experts entend ainsi défendre l’intégrité de ses adhérents face à une telle escroquerie et souligner le combat que ses membres mènent depuis la révélation du scandale pour expertiser de nouveau les véhicules suspects.

La Confédération française des experts en automobile (CFEA), qui regroupe ANEA, UPEAS et BCA expertise, a très officiellement appuyé auprès de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) pour que le module de formation continue consacré au recours direct dispensé par l’INSERR soit purement et simplement… supprimé ! Une initiative qui place l’organisation, qui se veut le représentant “unique” du métier, dans une position diablement décalée par rapport au mouvement de libération de l’expertise dans lequel s’inscrit le recours direct.

Suite aux révélations du Parisien sur le scandale des faux VO mais vrais VGE et après les sollicitations des principales chaînes de télévision nationales, l’ANEA a participé à la réunion d’urgence de la DSCR avec les représentants des réparateurs et des assureurs et annonce vouloir se porter partie civile contre les experts incriminés dans l’affaire, réclamant par là même leur interdiction d’exercer… qui aurait déjà dû être prononcée depuis longtemps.

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