Résultats de la recherche pour "libre choix du réparateur"

Suite à l’arrêt du 2 février 2017 de la Cour de cassation reconnaissant à l’expert en automobile la légitimité d’évaluer le coût de la réparation automobile, y compris le tarif horaire, en fonction de la concurrence locale, le CNPA s’est démené pour alerter les pouvoirs publics sur les conséquences de cet arrêt. Las, c’est devant la Commission européenne qu’il a poursuivi son recours et la plainte a été enregistrée en février 2019.

Présent sur le Mondial de l’Auto en compagnie des autres start-ups adhérentes à l’association France Auto Tech, le site LeCarrossier.fr entend faciliter les démarches de recherche d’un réparateur qualifié pour les travaux de carrosserie dont ont besoin les automobilistes. En visant en premier lieu les réparations hors assurance, mais pas que. En misant aussi sur le droit au libre choix du réparateur dont bénéficie le client.

C’est sous la houlette du Syndicat des experts en automobile indépendants (SEAI) et avec le soutien de la FNA 06 et de son président, Claude Alzina, que plusieurs représentants nationaux de la branche carrossiers du CNPA, de la FFC Réparateurs, et divers présidents régionaux et départementaux de la FNA se sont réunis le 20 juillet dernier pour évoquer ensemble un combat auxquels ils espèrent sensibiliser les consommateurs : le libre choix de l’expert.

Entrée dans l’Association Eco Entretien (AEE), l’Alliance nationale des experts en automobile (ANEA) souhaite voir ses experts devenir tiers de confiance en s’appropriant l’eco diag, préalable à toute future prestation d’éco entretien. Les organisations professionnelles de réparateurs sont vent debout. Ont-elles compris qu’un tel précédent pourrait effectivement importer dans la mécanique le même contrôle économique que le couple expert/assureur a durement imposé à la réparation-collision ? Probablement…

Selon un courrier en date du 9 novembre dernier, la Macif lance, en ce 27 novembre 2017, une nouvelle application conçue avec Darva pour permettre de « favoriser une meilleure prescription de [son] réseau agréé et d’augmenter le volume de dossiers confiés ». La mutuelle d’assurance exige donc de ses réparateurs conventionnés qu’ils renseignent « impérativement » le maximum d’informations sur leurs services et leurs compétences, entre autres, pour permettre aux gestionnaires de sinistres d’avoir les arguments nécessaires pour orienter le plus possible les assurés vers “son” réseau.

Le 27 septembre dernier, l’Association des journalistes techniques et économiques (AJTE) avait invité les principales organisations professionnelles de réparateurs et d’experts à venir discuter du présent et de l’avenir du “rôle économique” de l’expert en automobile. Un événement où les fédérations de carrossiers et d’experts non agréés ont pu évoquer les freins à la bonne entente entre les deux professions, qui gagneraient naturellement à s’entendre pour regagner une véritable indépendance vis-à-vis des mandants assureurs.

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