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Etude FNA : le commerce automobile en grande souffrance

La Fédération Nationale de l’Automobile (FNA) a réalisé une étude auprès de 1 400 entreprises du secteur des services de l’automobile pour connaître l’impact de ce second reconfinement. Et si la vente de véhicule est une activité en grande difficulté, l’entretien-réparation connaît lui aussi une baisse significative. Pour la FNA, il y a désormais urgence à rouvrir…

La FNA a dévoilé les résultats d’une étude réalisée auprès de 1400 professionnels des services de l’automobile. Objectif : quantifier l’impact du second confinement. Il en ressort que toutes les activités sont notablement touchées.

Bien sûr, la plus impactée est sans conteste le commerce de véhicules. Avec des show room désespérément fermés au public, vendre un VN ou un VO relève de l’exploit… La FNA indique à cet égard que 66 % des entreprises sondées estiment avoir perdu au moins 50 % de leur CA en novembre 2020 par rapport au même mois d’activité un an plus tôt. Avec une conséquence directe : des véhicules qui restent en stock. De ce fait, quelque 27 % des professionnels indiquent avoir la volonté d’annuler leur commandes auprès de leurs fournisseurs pour la fin de l’année.

Par ailleurs, les délais d’immatriculation sur la plateforme ANTS des véhicules importés se rallongent, supérieurs à 50 jours en moyenne, pénalise la vente de véhicule. Cela génère non seulement des difficultés de trésorerie pour les professionnels, mais aussi le mécontentement des acquéreurs, le malus appliqué au véhicule étant celui en vigueur le jour de l’immatriculation du véhicule. Soit, au regard des délais actuels, un malus version 2021 plus sévère pour un véhicule acheté à partir de la mi-novembre 2020.

Cercle vicieux

L’organisation professionnelle indique par ailleurs que la problématique du cumul des stocks, qui n’ont pu être totalement écoulés entre le déconfinement et le reconfinement de novembre, engendre une immobilisation financière très importante, parfois des millions d’euros. Et les professionnels interrogés craignent un effet boule de neige sur les trésoreries : les commandes de fin d’année représentent des volumes souvent important et sont de plus en plus difficiles à honorer à mesure que les banques, devenues plus frileuses, s’engagent de moins en moins auprès des entreprises du commerce automobile. Seules les ventes de véhicules sur parc pourraient financer ces commandes, mais les show room sont restés fermé un mois durant. Au moins… Et ce n’est pas le click & collect qui aura permis de redresser la barre : selon 47,5 des professionnels interrogés, cela ne les a absolument pas aidé à sauver leurs ventes.

En outre, pour beaucoup de professionnels, ceux-ci sont adossés à un réseau de marque ; or, ces derniers imposent des objectifs de vente irréalisables au regard des conditions sanitaires, ce qui remet assurément en cause le versement des RFA aux garages, et par voie de conséquence leur exercice 2020…

Pour éviter nombre de dépôts de bilan imminents dans le secteur, la FNA demande en conséquence à ce que les entreprises du commerce automobile puissent rouvrir dans les meilleurs délais.

L’entretien-réparation dévisse aussi

Et si la chute d’activité de vente de véhicules n’est donc pas étonnant en soit, les entreprise du commerce automobile doivent aussi faire face à une baisse d’activité notable en matière de maintenance et de réparation. En effet, bien que le gouvernement ait précisé dès l’entrée en vigueur du reconfinement que les ateliers, essentiels à la mobilité des français, pouvaient demeurer ouverts, la baisse drastique du nombre de kilomètres parcourus en novembre du fait de la généralisation du télétravail dans les entreprises a inévitablement un impact sur cette activité.

Selon l’étude de l’organisme professionnel, sur les deux derniers mois de l’année qui représentent traditionnellement 20 % du CA annuel des garages (source : EBP MéCa), le seul mois de novembre devrait connaître une baisse d’au moins 30 % par rapport à novembre 2019. Une projection déjà évoquée dans le récent observatoire hebdomadaire d’AM-Today

2 commentaires concernant “Etude FNA : le commerce automobile en grande souffrance”

  1. Effectivement, à côtoyer régulièrement tout les garages dans mon secteur, ils ne sont pas en grande souffrance, ils ont une basse du CA annuel mais rien d’autres.

    Ce doit être les concessions qui pleurent de ne pas avoir fait leur chiffres de vente de VN.

  2. Pourriez-vous nous donner quelques détails sur ces 1400 professionnels retenus pour cette étude car je ne constate pas ces difficultés dans la ville de Tarbes (Hautes-Pyrénées)?
    Merci

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