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Activité-atelier en 2020: une année moins féroce en mécanique qu’en carrosserie…

Le baromètre CNPA-Solware vient de tirer un premier bilan 2020 de l’activité atelier des garages et carrosseries. Les premiers finissent à -9 % et les seconds, à -15 %. En moyenne, ils atterrissent ensemble à -10 %. Mais dans le détail pièces/main d’œuvre, les carrossiers sont beaucoup moins bien lotis que leurs confrères de la mécanique…

Pour commencer, rendons au César des études après-vente ce qui lui appartient. Chapeau bas donc au GiPA qui, début avril dernier -soit seulement 3 semaines après le début du 1er confinement-, sortait sa première estimation 2020 de l’impact que la pandémie devrait avoir sur l’activité atelier VL/VUL pour les 9 mois restants. Il osait alors, avec toutes les précautions d’usage bien sûr tant la situation était inédite, un -14 % en pièces et main d’œuvre pour toute l’année 2020.

L’exercice et sa précision laissaient bien sûr sceptique, tant les inconnues restaient nombreuses. On ignorait encore comment les usages automobiles sortiraient de ce premier confinement, ni bien sûr s’il faudrait reconfiner et quand, comment et pour combien de temps. Début mai, à la veille du 1er déconfinement, il affinait pourtant ses prévisions en n’excluant plus que le marché finisse en fait à -10 %, voire -5 % s’il n’y avait plus de reconfinement.

Et voilà que le baromètre CNPA-Solware, constatatif, vient de donner les chiffres apparemment définitifs : -9 % en pièces + main d’œuvre en mécanique et -15 % en carrosserie, soit une moyenne générale à -10 %. Soit le chiffre que le GiPA envisageait comme le plus probable début mai…

Les carrossiers beaucoup plus touchés

Concernant le panel CNPA-Solware, le chiffre de -9 % est constaté auprès de 1 124 ateliers de mécanique, dont -8,7 % en pièces et -9,6 % en main d’œuvre. Auprès des 515 ateliers de carrosserie interrogés, le -15 % est constitué de -10,9 % en pièces mais hélas, de -20,9 % en main d’œuvre.

On comprend du coup un peu mieux la situation particulièrement difficile dans laquelle se retrouvent les carrossiers : les marges sur les pièces captives sont jusqu’à 3 fois plus faibles que sur les pièces concurrencées (monopole oblige) pendant que leur main d’œuvre, clé de leur rentabilité, s’est deux fois plus effondrée qu’en mécanique.

Messieurs les assureurs, vous voilà informés. Il n’est pas encore trop tard pour réinjecter une partie un peu plus substantielle de vos excellents résultats 2020 en assurance auto dans les comptes de vos partenaires carrossiers…

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