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LKQ veut ménager croissance organique et croissance externe

Fraîchement nommé responsable du développement et de l’intégration de LKQ – Van Heck Interpièces France, Patrick Gauvent dévoile la volonté d’investissements du groupement international. Entre soutien à la croissance organique et vigilance accrue envers les opportunités d’achats d’entreprises sur le marché français, le poids lourd américain fait de 2021 une année charnière. Interview.

Le centre de distribution européen centralisé de LKQ à Rotterdam, aux Pays-Bas.

Question : Quelle est votre mission chez LKQ VHI France ?

Patrick Gauvent : Depuis 2008, beaucoup de chemin a été parcouru par les équipes de Peter Vanosmael. VHI France, c’est 100 M€ de CA, 150 personnes (commerciaux, marketing, logistique), trois dépôts régionaux, 70 partenaires distributeurs (115 points de vente) et 80 garages AutoFirst. Reste que la position de LKQ en France n’est pas à la hauteur de ce qu’elle est sur les autres pays d’Europe.

LKQ VHI France performe – avec une progression à deux chiffres depuis trois ans – mais uniquement sur une grande partie est de la France [NdlR : là où VHI a des dépôts régionaux : Lille, Nancy et Lyon]. Nous ne sommes pas présents sur l’Ouest. Notre priorité stratégique est donc d’y étendre notre empreinte pour avoir la logistique de proximité capable de servir en H+4 !

 

Patrick Gauvent.

Cela veut-il dire installer des entrepôts pivots, conquérir de nouveaux distributeurs partenaires ?

P. G. : Nous voulons courir sur deux jambes. Nous allons poursuivre la croissance organique qui passe par la création de dépôts régionaux potentiellement sur Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes et Paris. Et sur Chassieu (69), nous allons également doubler la valeur de stockage, aujourd’hui à plus de 6 M€. Ensuite, les priorités dépendront des opportunités. Toutes les options sont ouvertes : des créations ex nihilo – nous savons ouvrir un dépôt en deux mois – ou passer en mode acquisition.

 

L’acquisition est le modèle appliqué partout en Europe…

P. G.  : Oui, et d’ailleurs en extrapolant sur ce que LKQ fait ailleurs, en France nous devrions être à 600-800 M€ de business. Pour aller vite, et c’est la volonté du groupe, il faut aussi acquérir des entreprises. Tous les modèles peuvent être déployés, comme en Suède avec une participation partielle dans Mekonomen Group, ou encore une acquisition à 100 %. Nous avons déjà des pistes. Notre message est clair : LKQ n’est pas un actionnaire violent et sait acquérir des entreprises en conservant leur spécificité, leur autonomie et leur culture pro.

 

Quid du développement de votre réseau Business Partners ?

P. G. : Il y a encore beaucoup de potentiel du fait d’une distribution très dynamique, avec de nombreux nouveaux entrepreneurs mais aussi des mouvements dans certains groupements. LKQ VHI France est un groupement à taille humaine qui bénéficie de la puissance d’achat d’un groupe européen et même mondial. Notre combat est que nos partenaires aient la pièce au bon moment.

Caroline Ridet

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