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Les multimarques face au (grand) défi des accords-cadres

Capter des accords-cadres en entretien-réparation est un exercice qui tentent de plus en plus les distributeurs dits traditionnels et leurs réseaux de réparateurs multimarques. Mais les prérequis sont nombreux qui tous exigent un fondamental : un seul et même DMS. Et là, il reste bien du chemin à faire…

Si cette culture grands comptes est parfaitement maîtrisée en distribution de pièces où les accords de dépannage sont anciens et légion, si les enseignes de réparation-collision traditionnelles se sont déjà largement “encliquées” dans l’univers des apporteurs d’affaires en carrosserie comme en vitrage, c’est maintenant au tour de l’entretien-réparation multimarque traditionnel d’ambitionner la conquête des accords-cadres.

Et c’est effectivement l’heure. Les flottes comme les loueurs sont à la recherche de l’optimisation de leurs coûts. Ils commencent donc à remettre en question leurs accords historiques avec les réseaux constructeurs et les enseignes de réparation succursalistes ou franchisées en multipliant les « soutenances » auprès des enseignes de réparateurs indépendants.

Satisfaire les prérequis

Mais si le désir de se rencontrer est partagé entre apporteurs d’affaires et réseaux de réparation dits traditionnels, encore faut-il satisfaire à de nombreux prérequis encore mal déployés sous les enseignes MRA.

Et la liste est longue : dématérialisation des factures ; maîtrise aboutie du parcours digital des clients, voire capacité à se greffer sur celui de l’apporteur d’affaires, à tout le moins dans la gestion des rendez-vous en ligne ; déploiement de véhicules de courtoisies et de services tel que le service à domicile ; prise en compte parfaite des tarifs et des prestations propres à chaque contrat d’apporteurs d’affaires ; capacité préalable à l’application stricte de contrats d’entretien, etc., etc.

La clé du DMS

En la matière, le préalable des préalables pour gérer toutes ces exigences de façon à la fois fiable et fluide passe par des DMS uniformisés ou, à tout le moins, totalement compatibles entre eux. AD l’a compris depuis plusieurs années : les carrossiers AD sont maintenant équipés à 95 % du même DMS Alpha Sigmac exclusivement développé pour l’enseigne avec le Groupe Lacour ; « les 5 % restants sont de nouveaux arrivants dans l’enseigne en attente d’équipement », précise Laurent Desrouffet, directeur des réseaux de réparation VL.

Les garages mécaniques disposent quant à eux du DMS « ADMS 360 » co-défini avec Fiducial. Et malgré les logiques retards de développement de la pandémique année 2020, le taux d’équipement atteint déjà 65 %. Les réparateurs « hybrides » du réseau (carrosserie et mécanique), partis les derniers, disposent aussi d’une solution DMS dédiée qu’ils sont tout de même 50 % à partager.

Mais dans l’univers des quelques 28 enseignes traditionnelles multimarque, un tel taux d’équipement unifié est encore inédit. Tant mieux pour les 2 100 réparateurs AD qui, à la “façon constructeurs et réseaux franchisés”, sont équipés maintenant pour pouvoir pousser plus largement la porte d’accords nationaux.

Mais alors : qu’attendent ses concurrents ?

1 commentaire concernant “Les multimarques face au (grand) défi des accords-cadres”

  1. Les autres réseaux ne sont tout simplement pas structurés et disposent d’adhérents plus petits, donc beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre!

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