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L’Anea devient la FFEA

A la veille de son Symposium, le 14 octobre, l’Anea a officialisé lors de son assemblée générale extraordinaire la modification de ses statuts, et son changement de nom. Elle devient désormais la Fédération française de l’expertise automobile.

La révélation du nouveau nom de l’Anea, devenue FFEA, a eu lieu lors du Symposium 2021 de l’organisation professionnelle.

C’est une évolution qui couvait depuis un certain temps. Le changement de nom de l’Alliance nationale des experts en automobile (Anea), devenue Fédération française de l’expertise automobile (FFEA) le 14 octobre dernier lors de son assemblée générale extraordinaire, était dans l’esprit de l’équipe dirigeante « depuis le début de mon premier mandat de président », relève François Mondello. Le dirigeant reconnaît la volonté de redynamiser la communication autour de l’organisation professionnel. « On nous posait souvent la question de ce qu’était l’Anea : un ordre ? Un syndicat ? Passer au terme de fédération offre plus de lisibilité à notre identité, en particulier auprès du grand public, qui est plus à l’aise avec celui-ci. Cela modernise l’image de l’expert, aussi. »

Quinze ans après sa naissance sur les bases du rapprochement de la Csneaf et la Csneami, l’Anea ouvre une nouvelle page de son histoire, qui lui permet de se mettre en phase avec les enjeux qui se dressent devant l’expert en automobile aujourd’hui : diversification, digitalisation, évolutions technologiques, intelligence artificielle. Ce dernier sujet était d’ailleurs au cœur du Symposium Anea 2021, qui s’est tenu le 15 octobre. Des thématiques qui agitent d’ailleurs la plupart des mouvements réalisés par l’organisation professionnelle ces dernières années. Et davantage encore depuis que BCA Expertise a rejoint ses rangs en 2020, accentuant encore son poids en termes de représentativité et de moyens humains, puisqu’elle représente 571 entreprises et plus de 5 000 collaborateurs.

En devenant la FFEA, l’Anea a également procédé à un changement de ses statuts. Elle se dote désormais d’un Comité national des territoires (CNET) qui permettra de faire remonter dans cinq super régions – « plus ou moins réparties selon l’indicatif téléphonique » selon François Mondello – les problématiques locales. « Nous maintenons nos 14 régions et leurs présidents mais certains d’entre eux seront réunis au sein du CNET », précise François Mondello, qui devient désormais le tout premier président de l’histoire de la FFEA.

1 commentaire concernant “L’Anea devient la FFEA”

  1. Le consommateur au cœur des problématiques d’expertise dans un contexte d’automatisation croissante de la gestion de sinistre et des réparations. Allons nous enfin voir les experts, en l’occurrence libéraux s’agissant de la toute nouvelle FFEA, aller au-delà de ce seul constat ? Ce combat, déjà vainement porté dans le passé par les experts, car axé sur le recours systématique et obligatoire à leurs services dans le cadre de transactions de VO entre usagers, rappelant ici la redondance de mission, fondamentalement assurée par un CT (qui plus est réglementé sur cette veille et surveillance du parc), ou encore dans le cadre de transactions VO entre professionnels et particuliers, rappelant la (déjà) couverture, ici encore, de ce segment d’offre aux usagers par des professionnels aptes (et eux-mêmes déjà tenus par des obligations légales en matière de conformité de la chose vendue), professionnels que sont les distributeurs de VO (concessionnaires, agents, MRA, et autres négociants VO)…

    Ce combat semble désaxé par rapport aux vrais enjeux de la profession Pourquoi les experts iraient-ils sur des activités déjà pourvues par des opérateurs de qualité et reconnus, et non là où aucune offre n’est assurée, qui plus est, portant sur leur cœur de mission, en faisant cette véritable (r)évolution intellectuelle mettant en moyen de pérennité de leur métier, le consommateur final au cour de leurs actions, en lieu et place de l’assureur ? Après de si longues années de combat du CNPA, visant le missionnement volontaire exclusivement réservé aux propriétaires des véhicules sinistrés, combat initié par notre organisation et lançant ainsi le sujet fondamental du libre choix de son expert, nous avions pu démontrer les convergences d’intérêts entre usagers de la route, experts et réparateurs sur ce légitime du libre choix de son expert. L’accélération de la digitalisation des sinistres, de l’automatisation des évaluations de dommages, plus conséquemment encore, de celle de l’évaluation des coûts de réparation, et, plus largement encore, le développement de l’IA, avait permis au CNPA de consolider encore ses démonstrations auprès des experts quant à l’urgence de rejoindre ce combat commun du libre choix de l’expert. Si l’action continue pour le CNPA sur ces problématiques stratégiques, gage de maintien d’une réparation de sécurité, de qualité et enjeu vital de rétablissement des équilibres économiques fondamentaux pour la pérennité de milliers de carrossiers, espérons que nous serons rejoints par les experts.

    Cette étape de maturation sur la place et sur le rôle du client final dans le schéma du missionnement d’expert n’est hélas pas encore franchie mais gageons que ce début de prise de conscience de certains experts, quant aux nombreux risques pesant sur la survie même de leur profession à force de vouloir rester accroché au mandat assurantiel, prise de conscience trop lente et trop rare encore à ce jour, au vu de la rapidité des évolutions technologiques, mais néanmoins de plus en plus présente chez les experts, gageons donc que ce combat se propagera à présent vite chez eux.

    Yves Levaillant CNPA Métier Carrossiers

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À propos de l'auteur

Journaliste par vocation, diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 2010, il fait ses armes dans la presse quotidienne régionale et nationale avant de s'orienter vers la presse automobile, d'abord grand public puis professionnelle.

Intéressé depuis tout petit par l'auto, il est spécialisé dans l'actualité du secteur de la réparation-collision et dans les réseaux de garages sous enseignes multimarques.

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