CSIAM: les ventes de VI en hausse en 2016

Une semaine après l’Observatoire du véhicule industriel (OVI), la CSIAM (Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle) vient à son tour de dresser son bilan de l’exercice 2016. Une année au cours de laquelle la hausse des ventes de VN, tracteurs et porteurs, de plus de 5 tonnes s’est confirmée, avec un volume annoncé de 47 131 unités. De bon augure avant une année 2017 annoncée comme incertaine, élections obligent…

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Thierry Archambault, président-délégué de la CSIAM, et l’ensemble des constructeurs PL se sont félicités d’une année 2016 en hausse sur le plan des ventes VN.

2016 a été meilleure que 2015. Tel est le bilan de la CSIAM (Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle), au moment d’évoquer le bilan de l’année écoulée en matière de ventes de VN de tracteurs et porteurs de plus de 5 tonnes. En effet, le nombre d’immatriculations est passé de 41 178, en 2015, à 47 131, en 2016, soit une progression de 13% par rapport à une année 2015 déjà en hausse de 11% au regard de l’exercice 2014.

Différence notable entre les deux dernières années, toutefois : en 2016, ce sont les immatriculations de porteurs qui ont tiré le marché (+20,7%) quand les tracteurs, eux, n’ont vu leurs immatriculations croître que de 7,8%. En 2015, en effet, les seuls tracteurs avaient été responsables de la hausse des ventes (+20,1%) quand les ventes de porteurs, elles, reculaient (-0,1%). Néanmoins, les tracteurs conservent le gros des parts de marché (57% contre 43% pour les porteurs), «équilibre appelé à perdurer», selon Thierry Archambault, président-délégué de la CSIAM.

Bus et cars : l’effet Macron est passé

Pour ce qui est du marché des bus et des cars, l’année 2016 s’est en revanche avérée (beaucoup) moins bonne que 2015, accusant une baisse de 10,24% quand 2015 avait affiché une hausse de 27% par rapport à 2014, résultat d’une loi “Macron” qui avait fortement bénéficié au transport routier de personnes. Ainsi, l’année 2015 s’était achevée sur une hausse de 31,5% des immatriculations de bus et de 22% des immatriculations de cars.

Bien évidemment, l’explosion du business des fameux “cars Macron” en était la raison principale. En 2016, au contraire, bus (-16,7% d’immatriculations) et cars (-7,7%) ont donc vu leurs volumes fondre, et l’ensemble des volumes de VN, cars et bus confondus, sont passés de 7 345 à 6 593 en un an.

Vers une année 2017 plus calme…

«Pour 2017, la filière prévoit pour les VI, un marché au niveau de 2016 avec certainement une distribution différente des immatriculations, liée aux signes de reprise des marchés de la construction et plus largement des travaux publics, annonce-t-on à la CSIAM. La forte campagne de renouvellement tracteur en 2013 en anticipation de la Norme Euro 6 pourrait avoir un écho en 2017.» En effet, le marché du BTP a connu «une croissance plus forte que prévu», selon les différents constructeurs présents lors de ce bilan de l’année 2016 de la CSIAM, en témoignent les riches carnets de commande qu’ont dû honorer les carrossiers industriels.

2017, néanmoins, devrait être plus calme que 2016, la faute aux… élections, présidentielles puis législatives. «Nous envisageons une année 2017 moins bonne car les années d’élections présidentielles sont souvent des années marquées par l’attentisme des acteurs : les ventes redémarrent souvent au second semestre mais ne parviennent pas toujours à contrebalancer le déficit de ventes du premier», selon Jean-Marc Diss, directeur général de Mercedes-Benz Trucks France et président de la branche VI de la CSIAM.

Mode lobbying enclenché

Les différents programmes économiques des principaux candidats ne sont d’ailleurs pas de nature à motiver les investissements, selon la CSIAM et les différents constructeurs PL. «Les programmes insistent beaucoup sur la réduction des dépenses publiques, ce qui risque d’entraîner une baisse des investissements dans les infrastructures, ce qui impacte plus largement l’ensemble des investissements des transporteurs, notamment», a souligné Jean-Marc Diss.

A l’approche des différentes échéances électorales, la CSIAM annonce avoir préparé une prise de position et de l’expliquer aux différentes équipes de campagne, pour la présidentielle comme pour les législatives. «Nous allons tâcher d’être pédagogiques et pousser la conception de l’intermodalité dans les transports auprès des futurs élus», a déclaré Thierry Archambault. Ceci dans une démarche intégrant l’ensemble des branches du syndicat, et pas seulement la branche VI.

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La rédaction