C’est une épave roulante qui aurait tué Lady Di !

Une affaire de faux VO/vrai VGE ressurgit de l’Histoire… Il y a 20 ans, Lady Diana mourait suite à un accident de voiture sous le Pont de l’Alma, avec son amant égyptien Dodi al-Fayed. Un véhicule qui, selon l’ouvrage récemment paru intitulé Qui a tué Lady Di ?, avait subi un grave accident trois ans avant le crash fatal à la princesse, avant d’être réparé in extremis et revendu à la société de limousines qui conduisait le couple le 31 août 1997.

La couverture du livre qui a relancé le débat sur la mort de Lady Diana Spencer.

La cause de l’accident fatal à Lady Diana Spencer, princesse de Galles et épouse du Prince Charles, et de son amant, le 31 août 1997, a fait l’objet de nombreux fantasmes. Et d’accusations. Envers les paparazzi qui poursuivaient à deux-roues le couple illégitime. Envers le chauffeur, Henri Paul, alias « Monsieur Paul », lui aussi décédé suite au crash, qui conduisait sans permis de grande remise et dont le cocktail d’alcool et de médicaments qu’il avait ingéré semblait être la vraie cause du drame. Mais envers le véhicule qui les transportait, aucune accusation n’avait jusqu’ici été formulée.

Épave roulante classée VEI, réparée, puis revendue

Pourquoi devenons-nous subitement “People” ? Parce que cette actualité semble rejoindre la nôtre. Il a fallu attendre le livre du journaliste Jean-Michel Caradec’h, Qui a tué Lady Di ?, paru ce 31 mai 2017 chez Grasset, ainsi qu’un documentaire diffusé la veille sur M6, pour qu’une nouvelle piste éclate au grand jour. Dans la Mercedes conduite par Monsieur Paul, seule la mort pouvait les attendre, à en croire l’auteur de l’ouvrage. Après un long travail d’enquête à partir d’éléments recueillis par la police voilà bientôt 20 ans, Jean-Michel Caradec’h et deux de ses confrères sont remontés jusqu’au précédent propriétaire du véhicule, un dénommé Eric Bousquet… pour découvrir que celui-ci n’aurait jamais dû circuler après 1994. Encore moins jusqu’en 1997.

En 1994, justement, le véhicule subit un premier accident, encaisse plusieurs tonneaux, et est déclarée véhicule économiquement irréparable (VEI). Promise à la destruction, la Mercedes est finalement réparée –dans quelles conditions, mystère– et revendue d’occasion à une société de location de véhicules de luxe.

Le livre, et le documentaire diffusé sur M6 le 30 mai, donnent la parole à plusieurs interlocuteurs ayant connu le véhicule avant que celui-ci n’embarque Lady Di et Dodi al-Fayed pour leur dernière course. Un ancien chauffeur de l’agence de location de luxe raconte ainsi que «la voiture n’était pas fiable [et que l’on] sentait qu’elle ne tenait pas aussi bien la route» pour un véhicule d’un tel standing. Un chauffeur du Ritz aurait même conseillé à la direction de l’hôtel de «balancer cette bagnole. Au-delà de 60 km/h, on ne la tient pas»…

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À propos de l'auteur

Romain Thirion

Journaliste diplômé du CFJ de Paris, Romain Thirion couvre l'actualité automobile depuis 2011, et s'est spécialisé dans l'après-vente en 2012.

Particulièrement intéressé par les problématiques de réparation-collision, il suit les péripéties du secteur de la carrosserie et de l'expertise avec attention. Par ailleurs, il se fait fort de couvrir l'actualité des enseignes de centres auto, de réparation rapide et de pneumaticiens.

Depuis 2017, il est également président de l'Association des journalistes techniques et économiques (AJTE).

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