Contrôle technique 2018 : SGS croit au lien avec les réparateurs

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Comme l’ensemble des acteurs de la filière du contrôle technique, le groupe SGS et ses deux réseaux, Auto Sécurité et Sécuritest, sont certains que les nouvelles règles 2018 du contrôle vont augmenter la durée de la visite, entraîner davantage de contre-visites, et surtout alourdir le travail d’un nombre déjà limité de contrôleurs… Raison pour laquelle SGS croit dans la nécessité de former davantage de professionnels, et de s’appuyer sur le rôle prescripteur des réparateurs.

De gauche à droite : Sophie Buet (responsable marketing et communication de SGS), Laurent Palmier (P-dg de Sécuritest), Eric Sarfati (Président de SGS) et Sébastien Danvel (DG d’Auto Sécurité).

Les nouvelles règles 2018 du contrôle technique ne cessent de faire parler d’elles. Nous avons, nous-mêmes, déjà évoqué les enjeux qui les accompagnent, mais le groupe SGS, lui, tenait à apporter son point de vue à l’évolution qui entrera en vigueur le 20 mai prochain. Car, avec 132 points contrôlés contre 123 jusqu’ici, et 606 défauts –dont 127 critiques obligeant le centre de CT à notifier l’interdiction de circuler du véhicule passé minuit– contre 453 défaillances auparavant, la visite périodique s’est sensiblement durcie.

Mais elle ne s’est pas durcie que pour l’automobiliste : c’est toute la chaîne du contrôle technique qui se complexifie avec cette nouvelle directive européenne, à commencer par le quotidien des centres de CT. «Notre rôle, en tant que tête de réseau, est de protéger nos adhérents et de faire en sorte que l’application de la réglementation soit viable, car l’engagement que nous avons signé au travers de la charte de la Sécurité Routière nous oblige», explique Eric Sarfati, président de SGS France.

L’engorgement des centres de contrôle technique ?

Si ce nouveau contrôle technique permettra sans doute de diminuer le nombre d’accidents graves, voire mortels, «la nouvelle directive va sans doute encourager bon nombre d’automobilistes à passer leur contrôle technique avant le 20 mai», avance Laurent Palmier, nouveau président-directeur général de Sécuritest depuis le départ de Martine Houlière. Résultat prévisible, donc : un engorgement des centres par des automobilistes craignant d’être recalés une fois passé le 20 mai. Car ceux-ci doivent forcément s’attendre à procéder à davantage de réparations sur leur véhicule avec les nouvelles règles…

De plus, la nouvelle visite sera sans doute plus chère de 15 à 20% –elle est aujourd’hui de 65 euros en moyenne– car celle-ci sera plus longue et nécessitera davantage d’explications au client… en attendant qu’entrent en vigueur les futurs contrôles anti-pollution ! Concernant les contre-visites, celles-ci devraient désormais être facturées, puisqu’elles seront plus nombreuses (4 par jour contre 2), plus longues elles aussi (15 à 20 minutes contre moins de 10 aujourd’hui) et ne pourront plus se faire en temps masqué et sans rendez-vous… «Il ne sera plus possible de faire cadeau de la main d’œuvre au client en cas de contre-visite», reconnaît Laurent Palmier.

Le garagiste, relais d’information essentiel

Bien sûr, pour bon nombre des établissements qui ne disposent que d’un seul contrôleur, soient 40% des centres de contrôle technique, la réforme obligera à traiter moins de véhicules par jour, d’où l’une des raisons de l’augmentation du tarif… mais elle obligera peut-être aussi à recruter, et à revoir à la hausse le niveau de formation initial exigé des contrôleurs.

«Ce ne sera plus le niveau CAP, mais le niveau Bac Pro qu’il faudra atteindre pour pouvoir prétendre à être formé comme contrôleur», affirme Sébastien Danvel, directeur général d’Auto Sécurité. «Nous estimons à 200 environ le nombre de contrôleurs qu’il nous manque pour faire face à ces nouveaux défis», précise Laurent Palmier, évoquant également la volonté de SGS d’aller vers les candidats à la reconversion professionnelle et vers les lycéens.

Mais ça n’est pas que sur les contrôleurs, présents ou futurs, que SGS compte, c’est aussi sur les réparateurs. Car un automobiliste sur trois passe par son garagiste habituel pour effectuer son CT, par facilité pour deux tiers d’entre eux, et à 40% en raison de la confiance qu’ils lui témoignent. «Les garagistes sont des prescripteurs du contrôle technique, mais seuls les contrôleurs sont formés aux exigences de la nouvelle directive, témoigne Sébastien Danvel. Nous devons donc renforcer nos relations avec les réparateurs, afin de les sensibiliser et les accompagner dans la compréhension de ces nouvelles règles, et les aider à préparer les automobilistes aux nouveaux enjeux de la directive européenne.»

Ainsi, SGS devrait prochainement mettre des outils pédagogiques à la disposition des garagistes et autres prescripteurs du contrôle technique.

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2 Commentaires concernant “Contrôle technique 2018 : SGS croit au lien avec les réparateurs”

  1. PhilExpInd a entièrement raison, contrôleur et démissionnaire au bout de 15 ans a cause des nouvelles normes, métier ou l on prend énormément de risque envers la clientèle professionnel, je dis bon courage au jeune et au reconversion pro, c est pas un vrai travail ca paye pas, aucun intérêt , ne croyer pas être plus tranquille que en mécanique c est différent. Aujourd’hui je suis retourner en mécanique je compte sur mon travail et pas sur le boulot d un mécano qui m a promis une réparation qu’il fera sur la mauvaise roue ou pas du tout et oui la complaisance l aspect commercial du boulot, tu gagneras ta vis en passant ta vie au boulot bien plus de 11 par jour, t auras du travail au moments de rentré chez toi le soir, et oui tu dois être toujours dispo pour ta clientèle même si elle te prend rdv 5 minutes avant, tu seras le meilleur contrôleur a partir du moment ou tu rends satisfait ton client peu importe si tu bâclé le travail moins tu en marque plis rapide tu es , t es le meilleur. A celui qui me lit j ai de l expérience et j ai galère 15 ans de ma vie dans ce boulot de merde, 15 ans de perdu alors que le jours ou j ai posé mon premier CV j ai trouve du travail de suite , mieux payé sans stress en rapport.

  2. Bonjour à tous,
    Pour info : les contrôles techniques des poids lourds à partir du 1er janvier 2018 ne pourront plus être réalisés par des opérateur n’ayant que le CAP ou BEP auto/PL … Des autorités ministérielles ont décidé qu’à partir de cette date seuls des professionnels qui ont un bac pro auto/PL minimum pourront exercer cette profession de contrôleur PL… et plus à savoir BTS auto, même des Experts en Automobile ! …
    oui vous avez bien lu même des Experts en Automobile !… qui se recycleraient en contrôleur PL ! ??? A mon avis ce ne sera pas pour demain … sauf à de rares exceptions près, déçus par l’expertise auto actuelle … Accrochez vous bien, payés 1950 euros brut par mois (source Autovision), soit 1443 euros net/mois sur 12 mois pour 39 heures hebdomadaires !!! … en sachant qu’un centre de contrôle PL est ouvert de 07h30 à 19h du lundi au vendredi et le samedi matin !!! … Bon courage pour trouver un Expert volontaire à ce tarif … ce n’est même pas le tarif d’un stagiaire expert d’il y a 20 ans !…
    Quant à l’augmentation de points de contrôles et l’évaluation de la dangerosité d’un véhicule : ENFIN ce n’est pas trop tôt ! … Cela fera du futur grain à moudre pour les Experts en PJ ou en judiciaire sur les premières année après ce décrêt …
    Sans doute beaucoup d’embauches en perspective … et il est prévu une formation professionnelle complémentaire de 35 heures pour les contrôleurs déjà en place n’ayant qu’un CAP ou BEP pour rattraper les 3 ans d’école d’un bac pro est un sacré cadeau ou opportunité à saisir pour certains … Quant aux compétences nécessaires sur les « caractères de dangerosité immobilisant un véhicule », sur un totale de 35 heures de formation, cela relève toujours de la gabegie (sans parler des Bac+2 et plus) …
    Affaire à suivre…
    PhilExpInd.

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