Rétrospective 2017 : les 20 articles les plus lus sur apres-vente-auto.com

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Dévorés en priorité par nos “Hannibal lecteurs”, voilà les 20 articles les plus lus de l’année 2017 sur apres-vente-auto.com. Tous traitent logiquement des événements qui ont marqué l’après-vente l’an dernier : les rachats multiples sur fond de concentration de la distribution européenne, le Diesel devenu victime expiatoire du scandale VW, les nouveaux appétits des constructeurs pour la pièce équipementière, les tensions entre pièces physiques et pièces en ligne, l’interminable affaire des VGE vendus frauduleusement comme VO et bien sûr, quelques thèmes emblématiques de l’affrontement carrossiers/assureurs. Bon retour vers les infos majeures de 2017 et bonne année 2018 à tous !

Les 20 articles les plus lus sur apres-vente-auto.com en 2017

Est-il vraiment surprenant que l’article le plus lu de l’année (plus de 7 000 lecteurs !) soit dévolu au rachat d’Alliance Automotive Group (Groupauto) par le géant américain méconnu jusqu’alors qu’est GPC ? Évidemment pas. Ce véritable coup de tonnerre dans la distribution française n’est pourtant qu’un symptôme de plus de la concentration galopante des acteurs de la distribution de pièces en Europe et dans le monde…
Le diesel n’en finit plus de tomber de son piédestal, lui qui n’a pourtant pas tous les défauts environnementaux qu’on lui prête, loin s’en faut. C’était d’ailleurs l’esprit de la réponse de Fabrice Godefroy, président de l’association Diesélistes de France, à l’enquête alarmiste de la banque UBS. Elle prévoyait, en début d’année, la quasi-disparition du Diesel dans le monde d’ici 2025 ! Une prédiction «aberrante», contre-attaquait alors Fabrice Godefroy, président de l’association «Diéselistes de France», fort d’arguments entendus par plus de 5 000 de nos lecteurs pros…
Après avoir développé le vitrage avec succès via sa filiale Cora, Autodistribution achetait la totalité du capital de Mondial Pare-Brise en début d’année, entrant de plein pied dans l’univers des réseaux franchisés tout en franchissant ainsi la barre des 4 000 réparateurs sous enseignes (AD, Auto Primo, 123 Autoservice, Requal…). Des réseaux confiés depuis à la direction générale animée par Laurent Desrouffet, par ailleurs DG de Mondial Pare-Brise. Un rachat judicieux, aux multiples avantages, découvert visiblement avec gourmandise par plus de 4 500 lecteurs…

4. Quand une plaque PR de PSA/Distrigo a donné des boutons aux indépendants…

(3 698 vues) – 7 Mars 2017

En ce début d’année 2017, PSA Aftermarket/Distrigo s’était-il lancé dans une guerre des prix de la pièce équipementière pour conquérir des parts de marché ou ne s’agissait-il que de remises promotionnelles locales maladroitement présentées comme une grille de remises officielles en ce début d’année 2017, comme nous l’expliquait alors Delphine Lafon-Degrange, directrice de la BU IAM de PSA Aftermarket ? Promesse étant alors faite de ne pas recommencer, c’est cette version de PSA que nous avons choisi de retenir avec les 3 700 lecteurs de cet article…

Cette nouvelle illustration de la guerre des plateformes régionales a passionné quelque 3 300 lecteurs fin septembre dernier. C’était alors la fin du suspense pour le groupe Orion aux 5 plateformes régionales à Saint Priest (69), Toulouse (31), Vitrolles (13) et Gennevilliers (92), en difficulté depuis de longs mois. Les plateformes de Lyon, Toulouse et Marseille (Rial et Espace Dépôt) étaient reprises par un IDLP qui savait probablement déjà qu’il les mettrait au service de la logistique de son jeune groupement Alternative Autoparts…
Le 1er janvier 2017, à quelques jours de la fin de l’année, Alliance Automotive Group (AAG) rachetait le groupe de l’atypique Jackie Vercaigne, ses 4 plateformes régionales et son réseau de près de 80 centres franchisés Pièces Auto. Le groupement bouclait ainsi une année 2016 conquérante durant laquelle, rien qu’en France, il avait repris une bonne dizaine de sociétés de distribution et un réseau, pour un total de plus de 110 millions d’euros de CA cumulés. Diffusée le 1er janvier 2017, l’information trouvait plus de 3 000 lecteurs sortis des brumes du réveillon pour apprendre la nouvelle…
Encore une preuve que la loi sur le libre choix ne peut se passer d’actions complémentaires, surtout depuis que les assureurs interprètent à leur profit le rôle économique de l’expert pour tenir court les tarifs des carrossiers.
C’était aussi la confirmation que le thème du pouvoir des assureurs sur la réparation-collision intéresse toujours nos lecteurs experts et carrossiers (plus de 3 000 lecteurs pour cet énième article sur le sujet). La Macif a subi deux revers en justice, début avril devant le Tribunal d’instance de Lens, dans le Nord et le Pas-de-Calais devant la Juridiction de proximité de Lille, suite à la minoration par l’un de ses “experts agréés” des coûts de réparation des véhicules de ses assurés…
Tout devenant possible dans un univers de la pièce en pleine fièvre de rachats, la rumeur d’une possible négociation de reprise d’Oscaro par Autodis Group enflait tellement que les deux protagonistes ont dû la démentir officiellement. Autodistribution l’a fait, parce que son silence commençait à valoir confirmation et qu’une telle rumeur était évidemment inutilement explosive ; Oscaro, parce que son patron ne supportait visiblement pas que l’on puisse douter de sa bonne santé, de sa progression et de ses succès.
Au-delà de leurs démentis respectifs et concordants lus en cette veille de Noël par plus de 3 000 abonnés d’apres-vente-auto.com, c’est toute la question de la rentabilité de la vente de pièces en ligne qui était encore une fois posée…
A l’heure où les distributeurs intégrés de tailles mondiales deviennent aussi gros que les groupements internationaux et même potentiellement plus puissants en termes de concentrations d’achats, nous nous sommes intéressés à l’avenir des AD International, ATR International, Global One Automotive, Groupauto International, Nexus Automotive International et autres Temot International. Face à la concentration mondiale de leurs adhérents distributeurs, ont-ils encore un avenir à la hauteur de leur glorieux passé ? Près de 3 000 lecteurs se sont posés la question avec nous…
Dans son édition du dimanche 4 juin dernier, l’émission de M6 spécialisée dans l’auto, “Turbo”, s’est penchée sur le coût moyen sinistre si cher aux assureurs, et sur ses corollaires. “Rôle économique” de l’expert instrumentalisé, pression déontologique sur ces mêmes experts, conventions IRSA, impact sur les primes d’assurance. Tout ou presque y est passé et pour une fois, dans le cadre d’une émission grand public. Une rareté qui n’a pas échappé à plus de 2 700 lecteurs…
Depuis début 2016, face à un Alliance Automotive Group plus que boulimique à l’international, Autodis Group (Autodistribution) semblait tarder à sortir vraiment de ses frontières. Lors de sa reprise de trois distributeurs italiens, Autodistribution confirmait clairement que son territoire naturel d’expansion était bel et bien devenu européen. L’occasion d’expliquer à près de 2 600 lecteurs pourquoi la concentration des distributeurs devenait la règle…
Cette illustration des mouvements de concentration dans l’Europe de la pièce n’a pas échappé à près de 2 600 lecteurs : au travers de sa filiale italienne Rhiag, le géant américain LKQ venait de mettre la main sur les 113 M€ de CA de la filiale polonaise du groupement français Autodis Group (Autodistribution). On ne savait pas encore, en cette fin mai 2017, qu’Autodis Group planifiait une entrée en Bourse que son canard boiteux polonais risquait de ternir…
Tout début 2017, Alain Landec, le président de la Feda, faisait  part d’une inquiétude partagée par beaucoup d’acteurs de la rechange, dont près de 2 600 de nos lecteurs : si PSA avait vraiment l’intention de proposer son offre en pièces équipementières à un prix public inférieur de 20% par rapport à la pièce dite d’origine pour mieux séduire les consommateurs, c’est tout le marché de la rechange qui risquait inévitablement de dévisser d’autant. Une prise de position publique qui en a agacé beaucoup, tant elle risquait de mettre en lumière un des grands tabous tarifaires du secteur…
Encore une preuve que la digitalisation peut aussi faire peur aux professionnels, surtout quand elle n’est pas imaginée pour et par eux. Près de 2 400 d’entre eux découvrait début mai dans nos colonnes qu’une appli, initialement prévue pour détecter les substance dangereuses sur les fruits et légumes, pourrait aussi détecter les différences de composition des peintures auto, donc identifier à coup sûr les véhicules accidentés et donc, réparés.
Un danger pour les carrossiers comme pour les spécialistes VO, potentiellement confrontés à des consommateurs soupçonneux, armés digitalement pour pouvoir disqualifier tout véhicule ayant dû faire face à ne serait-ce qu’une rayure…

Ce qu’il y a de bien avec LKQ Europe, c’est qu’il n’arrête pas d’acheter. Plus de 2 300 lecteurs découvraient ainsi, fin février dernier, qu’il venait de s’offrir l’essentiel du groupement BCC (Benelux Carparts Corporation) en rachetant (au moins) 4 de ses plus puissants membres.
On pensait pourtant qu’il avait déjà bien investi la place en s’offrant Stator/Van Hecke…

Même à l’heure où les rachats prennent des dimensions mondiales, les reprises de distributeurs locaux ont parfois une véritable dimension stratégique qui peut intéresser plus de 2 000 de nos lecteurs. c’était le cas pour notre article sur l’acquisition, par Alliance Automotive Group (AAG), de FPA (France Pièces Automobile). Le réseau de 10 magasins urbains de pièces automobiles répartis en région parisienne a très bien complété, géographiquement comme financièrement, celui de sa filiale Mesnil Accessoires…

Depuis la rédaction de cet article qui, le 1er octobre dernier, annonçait la mise en vente du géant allemand, la réponse est venue : c’est l’Américain LKQ, encore lui, qui s’est offert début décembre 2017 Stahlgruber pour quasiment l’équivalent d’une année de chiffre d’affaires, soit environ 1,5 milliard d’euros (voir «LKQ Europe a racheté l’Allemand Stahlgruber !») ! Un prix exorbitant que seul un LKQ ou un GPC, tous deux cotés en Bourse, peuvent proposer. Est-ce là l’une des raisons de la prochaine entrée en Bourse d’Autodis Group (Autodistribution), qui a dû renoncer à ses visées germaniques face à l’insondable tirelire de LKQ : avoir enfin les mêmes moyens pour s’offrir les mêmes belles prises trustés pour l’instant par les seuls ogres yankees ?

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1 Commentaire concernant “Rétrospective 2017 : les 20 articles les plus lus sur apres-vente-auto.com”

  1. Quelle belle idée que de retracer ici cette année 2017 qui reste dans la continuité… des années antérieures.
    En effet, même si certains éléments ont pu laisser croire qu’une montée en puissance de l’appétit de concentration industrielle et commerciale des grands groupes s’était accéléré, force est de constater que ce phénomène n’est pas nouveau.
    Le fait marquant reste peut-être que ceux qui se sont fait remarquer en cette année passée figuraient déjà parmi les majors de leurs marchés.
    En revanche, il est un fait notable, c’est celui de l’accroissement du nombre de décisions de justice en faveur des assurés face à des assureurs hors la loi. Les choses bougent.
    Toutefois et depuis les quelques derniers épisodes marquants de la Macif, tout laisse à penser que le soufflet retombe lentement comme si la sortie du four avait refroidi la pâte…
    Je l’ai dit à maintes reprises, si tous les acteurs de la réparation, quels que soit leur taille et le clocher auquel ils sont attachés, toutes ces décisions resteront épisodiques et sans grands effets dans les années qui viennent. Et ceci laissera tout le temps et toute l’an latitude nécessaire aux assureurs pour inventer de nouveaux moyens de contournement, de nouvelles astuces et de nouveaux appareils à brouillard pour continuer leurs petites affaires… très rentables au détriment de la rentabilité de celles et ceux qui fournissent un travail technique de haut niveau avec des rémunérations sans cesse rognées.
    Ces intérêts ne sont-ils pas majeurs pour la filière au point que chaque organisme ou syndicat professionnel continue ainsi à agir en ordre dispersé?
    Il faut désormais passer la vitesse supérieure faute de quoi les morts vont se compter par dizaines.

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