PL – Scania capitalise sur le parc roulant

Partagez

Avec des ventes de VN en croissance ces dernières années, Scania s’est constitué un parc roulant à même d’assurer la pérennité de son réseau. Son implication dans les énergies alternatives et la montée en puissance des véhicules connectés dans son parc constituent autant d’atout pour l’après-vente de demain…

Scania a dévoilé d’excellents chiffres pour l’exercice 2017. Au niveau mondial, il établit un nouveau record avec un CA net de 119,7 mds de couronnes suédoises, soit environ 11,6 mds d’€, en hausse de 15% par rapport à l’exercice précédent.

Le groupe a bénéficié d’une demande plus forte sur la plupart des marchés où il est implanté, notamment le Brésil et la Russie, deux marchés où Scania est fortement présent. En France, le constructeur affiche une progression de 5,7% de ses immatriculations, atteignant 5 519 unités soit un volume historique pour la filiale française. Sa part de marché sur l’exercice 2017 aura été de 12,5%. Pour 2018, dans un marché estimé à environ 45 000 unités, Scania ambitionne d’atteindre 6 000 commandes et parvenir à 13% de parts de marché…

Cultiver son pré carré

Pour les services, le CA au niveau du groupe est le plus haut jamais atteint puisqu’il s’établit à 23,7 mds de couronnes (environ 2,3 mds d’€), soit une hausse de quelque 8%. «L’activité des service représente depuis longtemps plus de 20% pour le groupe, explique Koen Knoops, nouveau directeur général de Scania France depuis l’année dernière. Notre volonté est de parvenir à terme à 30% du CA.»

En France, la stratégie initiée depuis par le constructeur scandinave s’appuie notamment sur la construction d’un parc roulant et l’augmentation de la vente de services associés aux véhicules. Un parc (à 10 ans) camions cars et bus qui atteint en 2017 quelque 34 662 unités et qui, au regard des ventes de VI en constante progression, devrait augmenter de moitié à l’horizon pour atteindre près de 52 000 véhicules.

Scania mise sur les contrats d’entretien

Pour agir sur ce parc, Yves Thépaut, directeur services et réseau de Scania France, peut mettre en avant le fort taux de contrats d’entretien associés aux ventes de véhicules. Un taux qui, depuis 2016, tutoie les 50%. «Les clients souhaitent par ce biais limiter au maximum les aléas en matière d’immobilisation du véhicule», justifie Yves Thépaut.

Mécaniquement les ventes de pièces comme des heures facturées s’en ressentent, avec des hausses respectives de 11 et 7% en 2017. S’ajoute à cela des prestations nouvelles comme le vitrage depuis 2016, le programme VRS (NdlR : pour Vehicle Related Service) et qui a vu ses ventes pièce augmenter de 16% en 2017. Le pneumatique se met aussi progressivement en place, via des accords avec certains manufacturiers mais aussi un partenariat avec Pneus WYZ pour le dépannage. Dix ateliers du réseau, qui compte désormais 105 points de vente (+2 sur 2017), se sont équipés pour proposer cette prestation.

Enfin la reconquête du parc roulant plus ancien a été amorcée en 2017 avec des offres aux tarifs très étudiés et portant sur l’éco-maintenance des véhicules Euro 2, 3 et 4. Une cible de 11 000 véhicules…

Connectivité et nouvelles motorisations

Mais pour alimenter au mieux les ateliers du réseau aux 105 points de vente (+2 en 2017), le directeur réseau et services aussi s’appuyer sur des véhicules neufs vendus avec un boîtier télématique embarqué depuis 2013, le parc atteint aujourd’hui 23 000 unités, soit 65% du parc roulant du constructeur à 10 ans !

Une manne que le directeur entend bien exploiter pour les points de services de la marque. «La connectivité de ces véhicules va faire doit basculer l’entretien vers plus de prédictif, déclare-t-il. Lorsque l’on sait que les trois principales causes de panne (et qui représentent 70% du total des pannes) sont la batterie, l’alternateur et le démarreur, l’exploitation des données des véhicules doit nous permettre d’anticiper quand telle ou telle pièce de ce type doit être remplacée pour éviter l’immobilisation du véhicule.»

Carburants alternatifs

En outre, avec le lancement récent d’une offre de camions fonctionnant au gaz, le réseau a investi sur ce nouveau créneau. Et bien que les volumes de vente ne soient pas (encore) là, pas moins de 35 points de service sont désormais labellisés pour intervenir sur les véhicules au gaz, après avoir investi en formation de leur collaborateur, en équipement d’atelier (mise en conformité) et en outillage. Un investissement chiffré par le directeur services et réseau de plus de 17 000€ par site.

Si les ventes de GNC/GNL venaient à augmenter, la certification pourrait à terme concerner 60 à 70% du réseau selon Yves Thépaut.

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*