Flauraud : nouvelles (et grandes) ambitions

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Plutôt discret depuis son rachat par le leader français de la distribution VN PGA Motors, le groupement de distribution Flauraud revient sur le devant de la scène. Avec la volonté d’acquérir une réelle dimension nationale dont le réseau multimarque Club Auto Conseil pourrait bien profiter…

Flauraud sort du bois : après un très logique silence radio dans la foulée de son rachat par le groupe de distribution PGA Motors, le temps de retoucher à l’organigramme de l’entreprise et de l’intégrer dans le vaste ensemble PGA, le distributeur revient avec des grandes ambitions.

Désormais aux commandes, Erwann Chatelais, directeur général de Flauraud, et Pierre-Michel Erard, directeur de la business unit pièces et services PGA Motors, ancien directeur pièces et service d’un grand constructeur national également rompu au multimarquisme pour avoir travaillé au développement de l’offre Motrio et avoir vu son constructeur racheté Exadis (groupe Laurent) en décembre 2016…

L’atout logistique

La grosse actualité du groupe concerne la modernisation de son outil logistique. La plateforme nationale de Clermont-Ferrand a en effet bénéficié cette année d’un investissement de trois millions d’euros grâce à l’appui de PGA Motors afin d’optimiser sa qualité de service aux professionnels.

Au menu : automatisation des flux, avec notamment le convoyage des références vers la zone de préparation des commandes, mise en place d’un WMS et mécanisation de l’emballage. «Parce que la logistique est le nerf de la guerre en matière de distribution de pièces, l’objectif à travers cet investissement a été de faire mieux, plus vite et moins cher», explique en synthèse Pierre-Michel Erard, directeur Business Unit Pièces et Services chez PGA Motors.

Plateforme nationale ambitieuse

La modernisation de la plateforme nationale de Flauraud, qui stocke en permanence 80 000 références (mais propose 1 million de références au catalogue…) pour un taux de disponibilité de plus de 90%, sera opérationnelle dès le début de l’année prochaine. Elle doit permettre au groupe non seulement d’améliorer la fiabilité des expéditions mais également, grâce à l’automatisation et au « cut off » repoussé.

Elle a été dimensionnée pour absorber l’équivalent de trois fois le nombre de lignes de commandes actuelles ! De quoi répondre avec sérénité à la hausse croissante des ventes comme aux pics d’activité…

L’offensive pièce via Technik’a

Flauraud continue également de développer sa marque Technik’a, avec rien moins que 4 nouvelles familles de produits sortis ces derniers mois : une offre filtration complète, la distribution, l’embrayage et une offre pour l’entretien de la carrosserie. L’offre Technik’a compte ainsi 7 000 références à travers 8 lignes de produit : outre les trois citées, Technik’a propose une offre de balais d’essuie-glace, de pièces moteur, liquides, électricité, freinage et trains roulants.

Bâtie sur un assortiment de pièces de qualité équipementière et une importante profondeur de gamme avec une couverture de parc supérieure à 90% minimum, montant parfois à 98%. «Cette alternative aux pièces équipementières, qui sont incontournables pour la distribution indépendante, se veut une vraie marque à part entière, avec une vraie valeur ajoutée, et non une énième MDD», souligne Erwann Chatelais, directeur général de Flauraud.

Et commercialement au moins, les chiffres lui donnent raison : cette offre positionnée en moyenne 20% moins cher que l’offre équipementière constitue en effet la première marque du groupe avec un CA de 16,8 M€ en 2017 (+4%) sur un CA total de 92 M€. Et le distributeur se montre ambitieux pour sa marque, annonçant un objectif de croissance de 25% sur l’exercice 2018, soit un CA de plus de 20 M€.

Vers le “one stop shop”

En parallèle, Flauraud travaille à l’amélioration permanente de son catalogue en ligne, Mecasystems. Loué pour sa précision de recherche, cet outil « maison » compile en effet données TecDoc et bases de données constructeur pour une identification optimisée. Il propose désormais de nombreuses fonctionnalités, allant de la commande de pièces en ligne (avec commandes prévisionnelles pour la gestion des stocks) au devis en ligne en passant par les guides d’entretien constructeurs, etc.

Mecasystems se veut le pilier de la digitalisation du groupe et pèse d’ores et déjà 27% de son CA. «Chez les réparateurs membres du réseau Club Auto Conseil, ce taux atteint même les 35% actuellement», ajoute Erwann Chatelais. Un pilier qui entend devenir le one stop shop pour le réparateur, qui peut y trouver tout ce dont il besoin pour son activité : catalogue de pièces de 1 million de références mais aussi accessoires, consommables, outillages…

Flauraud se veut national

Désormais porté par PGA, Flauraud ambitionne très clairement d’étendre son terrain de jeu. «Historiquement implanté dans le quart Sud-Est de la France, où nous disposons d’un maillage quasi-optimal, il y a encore un important potentiel de développement sur le reste du territoire», confesse ainsi Pierre-Michel Erard. Si d’autres implantations que les 6 plateformes régionales et les 21 magasins existants sont donc envisageables à l’avenir, «elles ne prendront pas nécessairement le même chemin que les magasins existants» (NdlR : entendre concept de magasin avec de la vente au comptoir).

De quoi envisager alors que les plaques de concessions PGA servent de tête de pont pour développer Flauraud ? «Absolument pas ! Flauraud entend se développer par Flauraud. Les concessions font face à des clients en après-vente qui recherchent avant tout de la réassurance, ce qui passe par la pièce d’origine…» En clair, la segmentation des clients après-vente, bien réelle, n’autoriserait que peu de débouchés pour la pièce équipementière et/ou Technik’a au sein des concessions PGA «et ce, d’autant plus que nos constructeurs nationaux proposent leurs propres solutions en la matière»

A noter enfin : le réseau d’entretien-réparation multimarque du groupement, Club Auto Conseil (215 adhérents), devrait suivre naturellement le développement de Flauraud avec une croissance maîtrisée et axée sur le qualitatif, mais une croissance à même de lui donner une dimension là encore nationale.

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