Bosch : un accord de transition trouvé à l’usine de Rodez !

Menacée par le recul du marché du diesel, l’usine Bosch de Rodez, spécialisée notamment dans la production d’injecteurs, ne supprimera pas autant d’emplois que prévu. En effet, un accord de transition pour préserver les emplois vient d’être signé entre les syndicats et la direction, afin d’éviter les licenciements et de laisser l’opportunité à l’équipementier et aux partenaires sociaux le soin de définir un projet industriel pour le site d’ici 2021.

L'entrée de l'usine Bosch de Rodez. (photo Google Street View)

L’entrée de l’usine Bosch de Rodez. (photo Google Street View)

L’air apparaît soudainement plus respirable pour les salariés de l’usine Bosch de Rodez, dans l’Aveyron (12), dont la production est en grande partie dédiée aux technologies diesel développées par l’équipementier allemand. Victime de la baisse soudaine des immatriculations de VN carburant au gazole, le site était censé être partiellement réorganisé et voir plusieurs dizaines d’emplois supprimés. Ce ne sera finalement pas le cas, du moins pas tout de suite. Car les syndicats et la direction sont parvenus, en ce début du mois de juillet, à un accord de transition.

L’objet de celui-ci ? Préserver les emplois du site. Comment ? En investissant quelque 14 millions d’euros pour moderniser l’une des lignes de production d’injecteurs et l’adapter à la nouvelle génération d’injecteurs 2.20, fournir une garantie de production du marché européen (sur la base d’un pourcentage précis du marché européen d’injecteurs), et pour accompagner l’usine dans sa diversification.

Les salariés de Bosch-Rodez mis à contribution

C’est Bosch, comme évoqué lors de la présentation de ses résultats 2017 sur le marché français, qui réalisera l’investissement. «C’est un accord juste qui nous permet de poursuivre les actions afin de préparer l’avenir du site de Rodez», selon Heiko Carrie, président de Robert Bosch France et Benelux et à l’origine de l’annonce en mai dernier. Bien évidemment, le groupe Bosch ne sera pas seul à fournir les efforts nécessaires pour donner un nouveau souffle à l’usine.

Les salariés de ce qui, avec ses 1 600 collaborateurs, est le premier site industriel de l’équipementier en France, se verront demander davantage de polyvalence via un programme de formation dédié, une évolution des compteurs temps ainsi qu’une participation conditionnée à l’ampleur de la baisse d’activité. En effet, le dispositif national d’activité partielle sera appliqué pour éviter les licenciements et sera adapté au travers de mesures décidées d’un commun accord destinées «à renforcer la performance industrielle du site», selon Bosch.

L’activité elle-même, d’ailleurs, sera diversifiée, l’objectif étant de permettre à l’usine de se tourner vers des secteurs aussi divers que l’aéronautique, l’hydrogène et d’autres applications automobiles… ainsi que l’horlogerie !

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À propos de l'auteur

Romain Thirion

Journaliste diplômé du CFJ de Paris, Romain Thirion couvre l'actualité automobile depuis 2011, et s'est spécialisé dans l'après-vente en 2012.

Particulièrement intéressé par les problématiques de réparation-collision, il suit les péripéties du secteur de la carrosserie et de l'expertise avec attention. Par ailleurs, il se fait fort de couvrir l'actualité des enseignes de centres auto, de réparation rapide et de pneumaticiens.

Depuis 2017, il est également président de l'Association des journalistes techniques et économiques (AJTE).

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