Distribution peinture : BCSF a 40 ans et se veut précurseur

Partagez

BASF Coatings Service France (BCSF) vient de clore les festivités de son quarantième anniversaire et le réseau de distribution de peinture fait aujourd’hui figure de précurseur en ayant toujours privilégié une distribution intégrée. Tout en se revendiquant apporteur de solutions plutôt que simple stockiste et logisticien.

Fabien Boschetti, président de BASF Coatings Service France (BCSF).

Né en 1978 suite au rachat par BASF, propriétaire des marques R-M et Glasurit, de la société de distribution de peinture Auto Make Up, devenue officiellement BASF Coatings Service France en 2006, BCSF vient donc de fêter ses 40 ans en 2018. Malgré tout, l’entité reste peu connue mais elle fait pourtant figure de numéro 1 sur le marché et de précurseur dans le secteur. En effet, en acquérant Auto Make Up puis en en faisant sa filiale de distribution, BASF est le premier fabricant de produits de peinture à avoir privilégié un mode de distribution intégré. Une intégration qui s’est poursuivie activement jusqu’en 2009, avec la filialisation de 13 distributeurs indépendants.

Intégration, proximité, service : clefs du succès de BCSF

Alors qu’aujourd’hui, cette tendance est particulièrement en vogue, comme en témoignent les rachats successifs de distributeurs indépendants par Axalta, autre industriel-clef de ce marché, BASF se félicite aussi d’avoir été parmi les premiers à considérer la distribution de peinture comme un canal indépendant, bien séparé du commerce de pièces de rechange. Parce que ces produits sont semi-finis et demandent un support et une assistance techniques de proximité, une qualité de conservation et de transport optimale, et une gestion des approvisionnements et des stocks pointue pour répondre au mieux à l’activité planifiée des ateliers de carrosserie.

Avec plus de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, 95 collaborateurs dans toute la France, dont 45 vendeurs de terrain et 10 techniciens, 5 agences commerciales et 7 plateformes logistiques capables d’assurer une livraison à J+1, conformément à la planification de l’activité de ses clients, BCSF est un modèle que sa maison-mère, BASF, a dupliqué sur d’autres marchés, sur plusieurs continents. Et c’est en s’appuyant sur plusieurs principes essentiels que BCSF est devenue, en France, leader sur le marché : un seul point de contact par client, même multi-sites, un tarif national, un point de distribution, la maîtrise et l’homogénéité de la qualité de service (dont la hotline technique et couleur), et enfin l’accompagnement de chaque client réparateur par un expert de l’activité carrosserie, avec des services dédiés et axés sur la rentabilité.

Rester ouvert aux opportunités stratégiques

Bien entendu, BCSF s’appuie essentiellement sur son réseau intégré mais le complète par des partenariats solides avec des distributeurs indépendants qui lui permettent de couvrir certaines zones géographiques plus efficacement. Et, surtout, qui sont capables d’apporter le même niveau de service et d’expertise. Ainsi, 20% de son réseau de distribution dans l’Hexagone reste constitué d’indépendants disposant d’une part de marché importante sur leur secteur. S’il estime aujourd’hui couvrir efficacement l’ensemble du marché français et ne pas disposer d’une stratégie d’expansion du réseau de filiales, Fabien Boschetti, président de BCSF, souligne toutefois ne se fermer aucune porte.

«Tout dépend des opportunités stratégiques que nous rencontrerons. Nous avons repris récemment un distributeur alors que nous n’avions plus fait d’acquisition depuis plusieurs années, précise-t-il. Ce qui est important, pour le groupe BASF, c’est que son distributeur soit le meilleur sur son secteur, qu’il soit indépendant ou filiale. Mais lorsqu’un indépendant performant cherche à vendre son affaire, il trouvera toujours une oreille attentive chez nous. De même que nous n’aurons aucun frein à vendre une succursale qui n’est pas performante sur son secteur pour nous en remettre à un indépendant.» L’essentiel, pour Fabien Boschetti, reste que BCSF continue de fournir un service optimal aux réparateurs tout en «respectant la chaîne de valeur, raison pour laquelle BASF n’estime pas nécessaire de lancer son propre réseau de carrosserie».

Digitalisation de tout le réseau

Depuis le début de la décennie en cours, BCSF s’est fixé pour objectif de mener à bien la digitalisation de son réseau et de ses services, qu’il s’agisse du matériel aussi bien que des outils de suivi. E-shop, application pour les commandes, système d’approvisionnement automatisé, balances assistées par ordinateur, facturation centralisée et dématérialisée, échange de données informatiques, gestion du poste peinture, QR Codes, tracking de livraison… Autant de points qui témoignent des efforts réalisés par BASF et sa filiale de distribution dans ce domaine depuis plusieurs années.

«Notre volonté est de simplifier l’expérience client, sans la substituer complètement mais au contraire en la recentrant sur la qualité relationnelle», insiste Fabien Boschetti. Et depuis quelques années, BCSF s’est fixé un autre objectif de taille : imposer la réalisation d’objectifs HSE (hygiène, sécurité, environnement) par le respect des réglementations en vigueur à tous les stades de la relation technique et commerciale. Aussi, une attention toute particulière est portée par BCSF aux fiches de données de sécurité, aux normes environnementales, à la gestion des déchets, à l’évaluation des risques, aux plans de prévention et aux équipements de protection individuelle (EPI), entre autres… Le signe que BCSF cherche en permanence à définir les standards du secteur de la distribution de peinture plutôt qu’à les subir.

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*