Liqui Moly : CA record pour le 1er exercice de l’ère Würth

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Un an après avoir été racheté par le groupe Würth, Liqui Moly vient de réaliser un chiffre d’affaires record, dont la croissance a toutefois été ralentie par la hausse importante du cours du pétrole durant l’année 2018 ainsi que par les conflits commerciaux internationaux et la faiblesse du rouble dans une Russie qui représente le principal marché d’exportation pour le fabricant de lubrifiants et d’additifs.

Ernst Prost, directeur général de Liqui Moly.

Alors que le spécialiste allemand des huiles et additifs qu’est Liqui Moly vient d’achever son premier exercice plein depuis son rachat par Würth, ledit exercice a accouché d’un chiffre d’affaires record de 544 millions d’euros. 10% de ce chiffre d’affaires – 54 millions d’euros environ – a même été réalisé durant le seul mois d’octobre ! Avec 34% de croissance, le dixième mois de l’année a même été le plus fructueux dans l’histoire de l’industriel du graissage ! Une histoire pourtant commencée en 1957… Impressionnant.

Liqui Moly victime des hauts cours du pétrole…

Mais octobre 2018 fut l’arbre qui cache la forêt. Tout compte fait, l’année écoulée, aussi record soit-elle, n’a pas permis à Liqui Moly de croître autant que lors des années précédentes. En effet, le groupe n’a enregistré que 2% de croissance entre 2017 et 2018. La faute à plusieurs facteurs qui se sont conjugués pour limiter les performances commerciales de la société au fil des mois. D’abord, la forte hausse du pétrole en cours d’année, matière première quasi incontournable pour la fabrication des produits Liqui Moly, a pesé sur les coûts de l’entreprise.

En outre, les fortes chaleurs de l’été ont sévèrement asséché le Rhin et nui à l’acheminement desdites matières premières vers les sites de production et des produits finis vers leurs lieux d’exportation. Des coûts additionnels estimés à plus de 6 millions d’euros. « Au total, nos [seuls] coûts de fret et de logistique ont augmenté de 1,2 million d’euros, explique Ernst Prost, directeur général de Liqui Moly. En somme, une douche froide. Un tel double coup dur –des coûts plus élevés et des ventes plus faibles que prévu– font bien entendu drastiquement baisser nos bénéfices. »

…et des ventes plombées par le marché russe

Les ventes plus faibles auxquelles fait référence le dirigeant correspondent notamment au manque à gagner dû à la faiblesse du marché russe et de sa monnaie, le rouble, dont les cours ont chuté tout au long des 24 derniers mois. Non seulement Liqui Moly, comme de nombreux autres groupes industriels européens, a dû faire face aux nombreux conflits commerciaux qui ont agité l’économie mondiale, mais son principal marché d’exportation, la Russie, s’est révélé atone.

« De tels changements laissent des traces », reconnaît Salvatore Coniglio, directeur des exportations de Liqui Moly. « Si nous n’étions pas représentés dans 150 pays dans le monde, les résultats en Chine et en Russie auraient beaucoup plus de poids, affirme-t-il. Nous pouvons donc compenser la baisse des ventes dans différents pays avec de nouveaux marchés. » Toutefois, ce n’est pas sur son marché domestique que Liqui Moly a dû se rabattre car le recul des exportations n’a pas été compensé par la légère croissance du marché allemand, qui fait l’objet d’une forte concurrence. « Dans les circonstances actuelles, une croissance de 2 % en Allemagne et en Autriche est un véritable succès », souligne Günter Hiermaier, directeur général.

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