Distribution : Uni-Select va-t-il faire le lit européen du géant américain O’Reilly ?

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Uni-Select, le distributeur canadien qui rachetait en 2017 son homologue britannique Parts Alliance, est en difficulté. Et l’on reparle de son possible rachat par le puissant -et méconnu en Europe- distributeur américain O’Reilly Automotive. Après LKQ et GPC, un troisième géant américain pesant presque 10 milliards de dollars va-t-il débarquer ainsi en Europe ?

Derrière les difficultés du canadien Uni-select qui reprenait le britannique Parts Alliance en 2017, le possible repreneur qu'est le géant américain de la pièce O'Reilly Automotive s'apprête-t-il à poser un pied en Europe? (ici, l'un de ses magasins)

Derrière les difficultés du Canadien Uni-select qui reprenait le britannique Parts Alliance en 2017, son possible repreneur qu’est le géant américain de la pièce O’Reilly Automotive s’apprête-t-il à poser un pied en Europe? (ici, l’un de ses magasins nord-américains)

Décidément, les acteurs nord-américains de la pièces terminent une année 2018 sans grand éclat. En tout cas, pour deux des trois qui se sont aventurés en Europe, à savoir LKQ et Uni-Select. En attendant d’en savoir plus sur GPC

Uni-Select en difficulté

LKQ Corp. a certes franchi pour la première fois le seuil des 10 milliards de CA planétaire. Et ce, en dollars comme en euros. Mais son résultat a baissé et les perspectives sont incertaines. Et voilà maintenant que le distributeur canadien Uni-Select, qui a gobé en 2017 le Britannique Parts Alliance, préoccupe vivement les analystes. Le 20 février dernier, son action plongeait de 20% pour des résultats jugés insatisfaisants.

Comme LKQ pourtant, Uni-Select a vu son activité 2018 bondir de 21% à 1,752 milliard de dollars américains (1,54 milliard d’euros), portée par l’intégration d’une année pleine de la contribution du distributeur britannique racheté. Mais comme LKQ également, le distributeur canadien n’a pas transformé pleinement cette croissance européenne. Il n’a pas eu les résultats qu’en escomptaient les analystes.

Alors que son chiffre d’affaires 2018 a ainsi progressé de plus de 300 millions (il atteignait 1,45 milliard de dollars en 2017, soit 1,27 milliard d’euros), son résultat, déjà jugé faible en 2017, a en revanche reculé de 8 millions de dollars (36,5 millions en 2018 contre 44,6 un an plus tôt). Pire : au quatrième trimestre 2028, il s’inscrivait même en perte de 2,4 millions, quand le dernier trimestre 2017 en dégageait presque 9 !

O’Reilly cité comme possible repreneur

Les doutes sur Uni-Select ne sont pas nouveaux. En septembre dernier, son P-dg était éjecté. Cette éviction a alors inquiété le marché, qui comptait sur la revente rapide de l’activité peinture détenue par le distributeur (FinishMaster) et considérée comme participant aux mauvais résultats de l’ensemble.

Du coup les rumeurs d’un rachat d’Uni-Select ont repris de plus belle. La presse canadienne a abondamment cité le distributeur américain O’Reilly Automotive comme possible repreneur intéressé. Et à en croire l’évolution de son cours de Bourse, il est en pleine et sereine ascension (voir graphique ci-dessous).

Un troisième géant américain de la pièce en Europe ?

O’Reilly est encore l’un de ces mastodontes américains dont on parle peu en Europe. En 2017 pourtant, ce distributeur de pièces et d’accessoires qui anime le réseau panaméricain O’Reilly Auto Parts réalisait outre-atlantique la bagatelle de presque 9 milliards de dollars de chiffre d’affaires (un peu moins de 8 milliards d’euros).

S’il venait vraiment à reprendre Uni-Select, il poserait de fait à son tour un pied en Europe. Comme LKQ le faisait en 2011, puis GPC en 2017 en reprenant Alliance Automotive Group. Un géant américain de plus sur nos terres européennes ? Les concentrations dans la pièce, décidément, ont encore de beaux jours devant elles sur notre Vieux Continent…

Le cours de bourse de O'Reilly Automotive ne cesse de croître et embellir depuis un an, confirmant la confiance qu'il inspire et sa marge de manœuvre s'il souhaitait s'offrir Uni-Select...

Le cours de bourse de O’Reilly Automotive (ci-dessus) ne cesse de croître et embellir depuis un an, confirmant la confiance qu’il inspire et sa marge de manœuvre s’il souhaitait s’offrir Uni-Select. Mais il a cela de commun avec GPC (Genuine Parts Company), qui détient Alliance Automotive Group en Europe et pour qui Wall Street est également plutôt clément (voir ci-dessous)…

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