Speedy mise sur la diversification

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L’enseigne de réparation Speedy pousse ses centres à la multiactivité pour se positionner en solution préférée des automobilistes pour l’entretien de leur véhicule. Et regarde désormais plus clairement hors de nos frontières pour grandir et atteindre le cap symbolique des 1 000 points de vente…

Eric Terefenko, président de Speedy

Eric Terefenko, président de Speedy.

«Nous avons plus de quarante ans, mais nous avons conservé l’agilité d’une start up, déclare Eric Terefenko, président de Speedy. Dans notre volonté d’être le garagiste préféré des Français –ou plutôt la solution préférée des Français pour l’entretien de leur véhicule– nous ambitionnons d’apporter toujours plus de solutions efficaces et compétitives.»

«Agilité»

En d’autres termes, de miser sur la diversification de ses prestations. Ce que l’enseigne a d’ailleurs toujours fait depuis son apparition en 1978 ; mais avec aujourd’hui une nécessaire rapidité d’adaptation qui va crescendo au regard des évolutions de marchés très rapides ces dernières années. «L’échappement, qui était notre cœur de métier, ne représente plus qu’1% de notre CA (283 M€ en 2018), poursuit le président de l’enseigne. Aujourd’hui, nos principales familles travaillées dans nos ateliers sont le pneumatique, la vidange, puis les freins et les amortisseurs.»

Il y a deux ans, Speedy avait été l’un des premiers à se lancer dans la prestation d’éco-entretien. Baptisée Eco-Clean, elle a vu 25 points de service formés et équipés depuis ces deux dernières années. Mais depuis quelques mois, le réseau multiplie les pistes de diversification, à l’image du montage des kits de conversion des véhicules essence au bioéthanol. Au regard de la forte demande, l’ensemble du réseau –soit près de 500 centres– est actuellement formé via le centre de formation.

De même, l’enseigne déploie depuis octobre dernier le concept MoBox, conçu par Bridgestone, et qui permet l’entretien forfaitaire des pneumatiques du véhicule sous la forme d’un abonnement mensuel.

Speedy se relance sur le vitrage…

En parallèle de ces dossiers, l’enseigne a annoncé se relancer sur l’activité vitrage. Lancé il y a 10 ans maintenant, le concept Speedy Glass n’a jamais vraiment fait sa place sur le marché. Il n’en reste pas moins que l’activité suscite bien des convoitises.

Et Speedy est un de ceux pour qui l’hégémonie de Carglass sur ce marché ne saurait l’empêcher d’y faire son trou. «Nous avons relancé cette activité il y a deux ans et l’activité affiche une croissance de 30% sur 2018 et un trend identique sur le début 2019», explique le président. Une croissance qui permet au vitrage de représenter la 4è activité pour l’enseigne…

.. et veut double le CA de l’activité

Et les ambitions sont claires : doubler le poids de cette activité d’ici 2 ans. Pour gagner en notoriété sur cette prestation, l’enseigne investit significativement en publicité en parrainant l’émission «7 à 8», diffusée le dimanche sur TF1.

L’ensemble du réseau se forme actuellement et s’équipe en conséquence afin de pouvoir proposer la prestation de réparation des pare-brise. Pour ce qui est du remplacement, cette prestation plus technique, car nécessitant de plus en plus souvent le recalibrage des systèmes ADAS, est dévolue aux unités mobiles, au nombre de 58, et qui se rendent dans les centres (lesquels sont alors des apporteurs d’affaires) ou sur site, lorsque le client s’est adressé au call center Speedy.

Objectif grands comptes…

Pourquoi le vitrage ? D’abord parce que, au périmètre d’une réparation de pare-brise, il s’inscrit parfaitement dans la philosophie de la réparation rapide. Ensuite, il permet d’étendre une palette de prestation dans le cadre de la stratégie B2B de l’enseigne, auprès de donneurs d’ordre comme de clients grands comptes…

Car si le président souhaite un équilibre dans les prestations réalisées au sein de son réseau, il souhaite aussi un équilibre sur les segments de marché travaillés. Et le développement du marché B2B (où le segment des flottes est en forte croissance) qui a représenté 55 des 283 M€ de CA au global en 2018, en fait clairement partie.

…et flottes

Un pas a été franchi l’année dernière avec le rachat de 9 ateliers que détenait la société de leasing aux professionnels Parcours. «Nous regardons de très près l’effervescence du marché autour de la remise en état des véhicules avant restitution ou du reconditionnement des VO avant leur revente. Mais nous sommes en phase d’apprentissage», avance prudemment Eric Terefenko.

Ciblant les flottes, l’enseigne déploie ses offres sur trois cibles distinctes : depuis 2000, au travers de Speedy Fleet, elle s’adresse à des flottes de véhicules de taille moyenne. Plus récemment, elle s’associait à ses petits cousins, les réseaux First Stop et Côté Route, pour lancer EuroFleet à destination des grandes flottes et mettait en avant un réseau cumulé de quelque 900 centres sous pavillon Bridgestone. Speedy lance désormais ProxiFleet, une offre de services taillée pour les petites flottes d’entreprise comprises entre 5 et 20 véhicules.

Cap sur l’international

Si l’équilibre est un maître-mot chez Eric Terefenko, il est une caractéristique de l’enseigne qu’il entend bien changer : Speedy est, à 40 ans passés, toujours trop franco-français avec 569 points de services dans le monde dont 486 en France (252 centres intégrés et 234 franchisés) et 76 seulement hors de l’Hexagone !

Par le biais d’un développement en master franchise sur plusieurs régions (Espagne, Portugal, Maghreb et Turquie notamment), Speedy ambitionne d’atteindre 1 000 points de vente à moyen terme.

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