Les prix de la réparation mécanique en baisse selon iDGarages

Le 3è    baromètre des prix de la réparation automobile iDGarages vient de paraître et révèle que le coût moyen de l’entretien mécanique a reculé de 2% cette année. Une tendance inverse aux prix de la réparation carrosserie qui, eux, continuent de progresser…

-2% : tel est le chiffre de l’évolution des prix de l’entretien mécanique en 2019 par rapport à 2018 selon iDGarages, le comparateur de devis automobiles en ligne, spécialisé dans la prise de rendez-vous online. Le site web vient en effet de publier son 3è baromètre des prix de la réparation auto, étude réalisée sur la base de 6 millions de devis générés lors du 1er trimestre 2019.

A en croire Jonathan Bloch, directeur général d’iDGarages, «le prix moyen en baisse des prestations mécaniques peut s’expliquer par un âge moyen global des véhicules plus avancé, et donc des prestations d’entretien mécanique moins coûteuses. Et le dirigeant de citer l’étude GiPA 2019 selon laquelle «le parc de 10 ans et plus concentre aujourd’hui 39% des véhicules».

Le prix des prestations de base en hausse…

Le 3è baromètre iDGarages révèle toutefois un surprenant paradoxe dans ce premier trimestre 2019 –celui objet de l’étude– marqué par les revendications liées au pouvoir d’achat des gilets jaunes : ce ne sont pas les prestations les plus courantes qui sont les moins chères. Au contraire, même ! Lorsque l’on y regarde de plus près, on constate que le prix de la révision générale a crû de 4,6%, en lien avec le niveau technologique des équipements toujours plus haut selon iDGarages.

Le tarif du remplacement des disques et plaquettes avant, lui, a gonflé d’1,3%, celui des amortisseurs avant a également progressé (16 euros de plus en 2019 qu’en 2018) et les prestations de climatisation, recharge comme révision, se sont également renchéri. «Les postes climatisation, révision et recharge, connaissent […] une augmentation progressive depuis trois ans, de près de 5% chacune, souligne l’étude. Une progression sans doute corrélée à la répercussion de l’augmentation du prix du gaz réfrigérant.» Et d’ajouter que «cette année, la révision climatisation coûte en moyenne 128 euros, la recharge 64 euros».

…pendant que celui des opérations plus techniques recule !

En contrepartie, donc, les gestes les plus techniques de l’atelier, au sein du périmètre de l’entretien courant, ont vu leur tarif reculer. Et certains dans des proportions importantes. Ainsi, le montant de la pose d’un nouveau kit d’embrayage a baissé de plus de 30 euros (689 euros en 2018 contre 653 en 2019) !

Le diagnostic électronique, lui, est passé de 48 euros l’an dernier à 43 euros cette année. Remplacement du kit de distribution (-2,4%), parallélisme du train avant (-3%) et décalaminage (-11,3%) ont aussi vu leurs prix reculer.

La prestation carrosserie augmente

Si la baisse moyenne des tarifs de la réparation mécanique est incontestable, le renchérissement des prix de la réparation carrosserie, lui, est non moins contestable. En effet, comme le rappelle iDGarages en s’appuyant sur le récent constat de Sécurité et Réparation Automobiles (SRA), émanation des assureurs, le prix élevé des pièces captives y est pour beaucoup.

Et iDGarages de souligner, comme nous l’avions fait nous-mêmes en mai dernier, que «l’annonce du gouvernement sur la libéralisation [du commerce] de ces pièces n’aura que peu d’effet à la baisse sur ces prix, compte tenu à ce stade des modalités d’application envisagées dans l’amendement au projet de loi d’orientation des mobilités».

Un avenir à la hausse…

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A l’avenir, Jonathan Bloch, patron d’iDGarages, ne se fait aucune illusion. «Les véhicules devraient utiliser de plus en plus de technologies de pointe, le Parlement européen [ayant] notamment adopté un texte rendant obligatoire un certain nombre d’équipements de sécurité qui devrait être effectif en 2021, souligne-t-il.

Assez logiquement donc, «le déploiement de ces équipements dans un objectif sécuritaire aura pour conséquence de complexifier la réparation des véhicules, ce qui entraînera très certainement une augmentation des prix.»

Mais «la comparaison en ligne devrait permettre de limiter cette hausse», estime le dirigeant, naturellement confiant dans son business. Un business qui permet déjà d’identifier quels véhicules sont les plus coûteux à maintenir en état. En effet, chose inédite dans l’histoire d’iDGarages, le comparateur s’est basé sur 1,8 million de devis “révision générale” pour comparer les prix de réparation en fonction de la nationalité des véhicules, leur catégorie et leur âge.

Les Allemandes plus chères, même vieilles

Sans surprise, quel que soit l’âge ou le segment, même si les SUV et monospaces coûtent en moyenne 10% plus cher à entretenir que les citadines, berlines et breaks, les voitures allemandes restent les plus coûteuses à maintenir en état tout au long de leur vie. Même si, comme pour toutes les marques, la baisse de prix est importante au-delà de dix ans d’âge.

«Cette nouvelle comparaison des prix conforte nos intuitions, témoigne Jonathan Bloch. D’une part, on constate l’importance de l’âge du véhicule dans le prix de la révision générale, quelle que soit la nationalité de la marque. D’autre part, les automobilistes doivent avoir en tête qu’en achetant un véhicule haut de gamme de marque allemande, le prix d’une prestation d’entretien ou de réparation sera plus cher, compte tenu de la qualité et de la spécificité technique des pièces et matériaux.»

Ce qui peut s’apparenter à une lapalissade mais c’est bien connu : ce qui va sans dire va souvent mieux en le disant.

Le 3e baromètre iDGarages a également permis d'observer les différences de tarifs de l'entretien courant entre chaque région métropolitaine.

Le 3è baromètre iDGarages a également permis d’observer les différences de tarifs de l’entretien courant entre chaque région métropolitaine.

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À propos de l'auteur

Romain Thirion

Journaliste diplômé du CFJ de Paris, Romain Thirion couvre l'actualité automobile depuis 2011, et s'est spécialisé dans l'après-vente en 2012.

Particulièrement intéressé par les problématiques de réparation-collision, il suit les péripéties du secteur de la carrosserie et de l'expertise avec attention. Par ailleurs, il se fait fort de couvrir l'actualité des enseignes de centres auto, de réparation rapide et de pneumaticiens.

Depuis 2017, il est également président de l'Association des journalistes techniques et économiques (AJTE).

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