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Plateforme Otto’Go : cette fois, c’est fini

Suite des avatars judiciaires de la plateforme gennevilloise Otto’Go. En appel, sa mise en liquidation judiciaire vient d’être à nouveau décidée, après qu’un référé lui ait permis de redémarrer depuis octobre dernier. Mais au final ni le demandeur Matthieu de gouberville, ni le défendeur Franck Pelletier ne sortent gagnants. le premier est débouté, le second, ruiné. La plateforme, elle, devrait toutefois être reprise par les investisseurs-distributeurs Bruno Manta et Jean-François Leroy…

Si la plateforme gennevilloise a de très bonnes chances d'être reprise, Franck Pelletier, son créateur, vient de perdre tout ce qu'il a investi dans Otto'Go.

Si la plateforme gennevilloise a de très bonnes chances d’être reprise, Franck Pelletier, son créateur, vient de perdre tout ce qu’il a investi dans Otto’Go.

Le 17 octobre dernier, nous trouvions sur Equip Auto un Franck Pelletier, animateur de la plateforme Otto’Go (Gennevilliers-92), pour le moins soulagé. La brutale mise en faillite de l’entreprise, intervenue le 8 août 2019 sur décision du tribunal de Commerce de Nanterre, venait d’être annulée par un référé le 17 octobre suivant.

Otto’go, 0tto’Stop…

La mise en faillite avait été initialement décidée dans le cadre du conflit qui oppose Franck Pelletier à Matthieu de Gouberville. Pour faire court, le second reproche au premier d’être responsable du dépôt de bilan d’AutoParts Distribution, société issue de la vente de la plateforme Lumlux que la famille Pelletier avait vendue à M. de Gouberville. Et même d’en avoir détourné la clientèle alors même qu’il travaillait avec ce dernier.

Le tribunal de Commerce avait donné raison à M. de Gouberville et décidé de lourdes sanctions. Jean-Claude Pelletier, patron d’Otto’Go et père de Franck Pelletier était mis en “faillite par extension”, comme d’ailleurs Franck Pelletier lui-même dans plusieurs de ses autres activités et même à titre personnel.

Mais le référé avait rebattu les cartes. Franck Pelletier relançait alors Otto’Go après avoir réembauché les 11 salariés que la décision du tribunal de Commerce avait conduit à licencier. Les distributeurs Bruno Manta et Jean-François Leroy accompagnaient le redémarrage en devenant les fournisseurs-cautions de la plateforme, pendant qu’ils conduisaient des négociations pour sa reprise auprès de l’administrateur judiciaire.

Deux perdants

Mais le référé était suspensif, M. de Gouberville ayant alors interjeté appel. Et la décision qui vient de tomber ne satisfait finalement pas grand monde. En tout cas, ni l’attaquant, ni l’attaqué.

Matthieu de Gouberville n’obtient pas satisfaction puisqu’il a été débouté de toutes ses demandes. Mais la mise en liquidation de la plateforme, elle, a été confirmée. Pour Franck Pelletier, c’est une catastrophe, même s’il récupère ses cartes commerciales que le tribunal de Commerce lui avait initialement retirées et que l’appel annule l’extension de la faillite à lui-même et à d’autres de ses sociétés. Car il va tout de même perdre l’essentiel : tout ce qu’il a investi dans Otto’Go et dans la SCI qui détient l’immeuble qui abrite la plateforme.

La plateforme ne va pas pour autant disparaître. L’offre de reprise faite par Bruno Manta et Jean-François Leroy à l’administrateur judiciaire pourrait bien être acceptée, le destin judiciaire d’Otto’go étant maintenant scellé.

Comme d’habitude, nous vous tiendrons au courant…

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