Plaidoyer pour l’après-vente automobile, Après-Vente de toutes les après-ventes et de toutes les logistiques

Nous avons relayé hier vos commentaires croissants à nos articles tentant de pister les éléments de compréhension et d’action dans la situation inédite qui paralyse la France. Force est de constater que la peur gagne hélas sur le bon sens ; que l’individualisme craintif gangrène le civisme. Mais si l’après-vente ne se hisse pas à la hauteur des défis pandémiques, tout risque bel et bien de s’arrêter…

Si les ateliers PL, VUL et même VP s'effacent devant la crise sanitaire faute de salariés à pied d'œuvre ou faute de pièces et services, c'est toute la France qui s'arrêtera...

Si les ateliers PL, VUL et même VP s’effacent devant la crise sanitaire faute de salariés à pied d’œuvre ou faute de pièces et services, c’est toute la France qui s’arrêtera…

Les chefs d’entreprises de notre secteur, du plus petit garage de province au plus massif réseau de réparation, du plus petit jobber au plus gros groupe de distribution, du plus petit débosseleur au plus industrialisé des carrossiers, du plus petit sous-traitant régional au plus mondial des équipementiers, se retrouvent trop souvent contraints, un par un, de fermer.

Il faut aussi comprendre que beaucoup de leurs salariés les soupçonnent de les exposer cyniquement au risque du Covid-19, à tout le moins de ne pas les sécuriser assez. A croire qu’il n’y a pas de geste barrière qui tienne ; à croire que pousser la porte de chez soi condamne immanquablement à la contamination ; à croire que c’est Ebola et la peste noire réunis qui nous guettent à chaque respiration, à chaque déplacement, derrière chaque rencontre, même à un 1,50 m de distance et derrière des masques et des gants.

Nous comprenons bien évidemment les entreprises qui se retrouvent contraintes à une mise en veille. Car il n’y a pas que le difficile arbitrage entre coûts de structure et effondrement du marché, un effondrement d’ailleurs aléatoire selon les régions ou/et les structures de marchés locaux. Il y a aussi cette peur irraisonnable, reptilienne, qui nous fait dangereusement perdre le sens commun -et le sens du Commun- pour nous replier chez nous, entre nous, entre soi.

Car les entreprises qui ferment actuellement le font aussi, trop souvent, faute de combattants. A savoir leurs salariés déjà atteints par un agent pathogène bien plus rapide que le Covid-19 : la crainte d’être contaminé et de devenir contaminant. Sous la pression compréhensible mais parfois violente des salariés et des représentants du personnels, elles ont souvent dû baissé le rideau. Elles réussissent quand même, nombreuses, à maintenir des services d’urgence en place. Le CNPA rappelait aussi dans un point presse du jour que nombreux sont les professionnels qui mettent au moins à disposition des besoins urgents de mobilité leurs véhicules de location ou de courtoisie.

Notre président a-t-il fait l’erreur d’appeler au confinement sécuritaire et «en même temps», mais dans un second temps seulement, au maintien en fonctionnement des infrastructures, des maintenances et des logistiques ? Le gouvernement semble s’en être rendu compte. Comme il semble avoir compris que l’option chômage partiel, doublée de la promesse de tout prendre en compte, a en bien des points suscité trop d’arrêts provisoires d’activité. Les rumeurs enflent sur un rétro-pédalage des largesses en la matière. Le président vient de dire qu’il voulait que la France se remette au travail. Cet après-midi, Bruno Le Maire constatait qu’il commence à manquer de bras dans la grande distribution et le transport. La peur touche même ceux dont les pros de la réparation doivent assurer la mobilité. Le blocage gronde. Son cortège de drames aussi…

Si la tendance à l’ankylose économique est ainsi contrariée, les rangs des professionnels qui résistent, vaille que vaille et surtout, coûte que coûte, vont réenfler. Mais ils vont devoir réussir à rassurer leurs salariés par des mesures sanitaires élémentaires, mais aussi en les fédérant autour d’enjeux allant bien au-delà du moment. Par leur vision de ce que doit être une après-vente digne, au service de tous.

Une vision que, vous l’aurez compris, nous partageons et soutenons. A partir de demain matin, nous allons consacrer nos newsletters en ligne à suivre ceux qui inventent et réinventent l’après-vente de crise. Certains sont exemplaires en la matière et subissent même de violent reproches quand ils sont pourtant volontaires et, oui, désintéressés. Nous allons parler de ceux qui se battent pour maintenir l’activité, ne serait-ce que par un numéro de téléphone ; ou par une seule personne d’astreinte. 

Ne nous trompons d’ailleurs pas de combat ni d’interprétation. Il n’y a pas de jugement de notre part et nous le redisons : dans notre secteur comme dans d’autres, des entreprises sont purement et simplement contraintes à la fermeture. Mais celles qui restent ouvertes ou entr’ouvertes ont un formidable mérite. Car il est beaucoup plus coûteux, beaucoup plus dangereux encore de maintenir l’activité sas même savoir encore de quelles aides et de quels soutiens elles bénéficieront.

Quand le chiffre d’affaires s’effondre mais que les charges continuent à courir, même différées par des reports, le déséquilibre et les risques économiques s’accroissent d’autant. Salariés de l’après-vente, s’il vous plaît donc, cessez de croire que vos patrons -ou ceux de vos concurrents- qui veulent rester ouverts le font par appât du gain et que ceux qui ferment totalement sont les seuls à prendre en compte votre santé et celle de vos proches. Nous avons reçu bien trop de témoignages caricaturaux en ce sens.

Et puisque le temps est aux allégories guerrières, exhumons donc cette phrase de Churchill : «On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char». Et il est bien lourd, le char, quand on veut continuer à le tirer en ces temps difficiles. Pour le dire clairement, pensons-y dès maintenant. Quand la guerre sanitaire sera passée -et elle passera- salariés comme patrons, serons-nous fiers d’appartenir au camp de ceux qui ont voulu servir en risquant la mort économique -bien plus imminente que la mort virale- ou de nous compter parmi ceux qui se seront mis à l’abri des bombes ?

Bien sûr, à lire vos commentaires des jours derniers, personne n’oublie évidemment les pompiers, les ambulanciers, les personnels soignants, les policiers qui ont besoin de se déplacer et donc ont besoin de vos pièces et de vos services. Mais pardonnez-nous : à appeler à la fermeture comme vos commentaires transmis à notre rédaction le font trop souvent -et que vous soyons chefs d’entreprises morts d’inquiétude ou salariés craignant la contamination- nous oublions que les réparateurs, carrossiers, distributeurs, du patron au plus récent des apprentis, sont les indispensables maillons d’une bien plus grande chaîne sanitaire.

Derrière un pompier il y a un camion, un VUL, une voiture qui doit pouvoir rouler, c’est vrai. Même chose évidemment pour le personnel soignant. Même chose pour le policier. Mais une France opérationnelle, debout, prête à se relancer à la première éclaircie, se résume-t-elle à sa seule mission d’être au chevet des malades que provoque cette épidémie ?

Va-t-on encore une fois laisser regarder la France au travers de ses seules grandes villes, dont d’ailleurs les transports publics et alternatifs s’assèchent au fil du confinement ? Doit-on encore oublier que les 34 000 communes françaises, dont plus de 90% de moins de 10 000 habitants, sont reliées essentiellement par l’automobile, les bus, les cars ? Doit-on oublier que pour maintenir active la multitude de hubs logistiques aux multiples activités (des centres logistiques qui ne sont évidemment pas situés au cœur des grandes villes), il faut que ceux qui les font tourner s’y rendent aussi en voiture ? Que pour que les centrales thermiques ou nucléaires tournent, il faut très souvent des automobilistes ? Que beaucoup de malades (chimios, dialyses, etc., etc.) vont à leurs soins vitaux en taxis, en VTC ou avec leur voiture personnelle ?

Dans cette brouillonne et obscurcissante montée des terreurs, on n’entend déjà plus ces transporteurs de médicaments qui non seulement subissent la peur de leurs salariés, parfois les contrôles trop zélés des forces de l’ordre, mais aussi de plus en plus, l’impossibilité de trouver les pièces et les ateliers opérationnels qui permettent aux camions d’apporter les remèdes en tous genres à destination. On n’entend déjà plus ces transporteurs du dernier kilomètre qui doivent cesser leur activité pour les mêmes et absurdes raisons. Ceux-là livrent pourtant de tout : des courses, des consommables, des télés, de l’électro-ménager…

Car l’après-vente automobile -au sens large, celle des mobilités- est l’Après-Vente de toutes les après-ventes. L’Après-Vente de toutes les logistiques.

Alors regardons les distributeurs de pièces, les réparateurs, les fournisseurs, les sociétés de services qui restent ouverts, même partiellement. Tous inventent dans l’urgence des méthodes nouvelles : livraisons sans contact avec les réparateurs ; livraisons réduites en nombre, mais garanties au moins une fois par jour ; mise en place de plans de circulations au sein même de leurs entreprises pour limiter les proximités physiques entre collaborateurs ; numéros d’urgence avec liste des points ouverts ; déploiement de nouveaux modes de communication digitaux. Regardons les réparateurs qui maintiennent leurs ateliers, même pour une entrée-atelier/jour. Regardons-les aussi chercher de plus en plus en vain la pièce qui doit leur permettre d’achever une réparation…

Leur reprochera-t-on aussi, après la crise, d’avoir la reconnaissance du ventre de clients qu’ils auront nourris de leurs pièces et de leurs services et qui se détourneront d’anciens fournisseurs qui, eux, leur auront opposé porte close ?

Et surtout, que dirons-nous quand les grands magasins se videront parce que les camions certes, mais aussi les livreurs en VUL, voire les livraisons à domicile en VP, s’arrêteront faute de denrées à livrer, mais aussi de pièces ou de services pour réparer ou entretenir leurs flottes, ou faute de salariés tétanisés par le risque ? Que dirons-nous quand nous ne pourrons plus remplacer un bête frigo en panne ? Que dirons-nous quand notre fuite ou notre panne électrique ne trouvera ni plombier, ni électricien, faute de pouvoir se déplacer ou trouver la pièce qu’il doit changer chez nous ?

Oserons-nous dire, nous tous les pros de l’après-vente auto, à la source de tant d’autres après-vente dépendantes d’outils et de services de mobilité, que l’arrêt des autres après-ventes est un scandale ? En oubliant honteusement que leur défaillance aura peut-être la nôtre pour origine première ? Que dirons-nous quand nous-mêmes, notre voisine ou notre voisin n’auront pu emmener son mari ou sa femme, son père ou sa mère, son fils ou sa fille se faire soigner en urgence dans un hôpital faute de véhicule opérationnel ?

Que l’État n’a pas fait son job ? Mais si nous le poussons à réquisitionner arbitrairement et dans l’urgence certaines entreprises parce que trop d’entreprises après-vente aura déposé les armes, viendrons-nous alors nous plaindre d’une dérive autoritariste ?

Oui, il faut aussi que l’État clarifie ses positions. On ne peut dire que les centres de contrôle technique, au moins pour les indispensables poids lourds, ferment ou ouvrent selon les moments. On ne peut pas rester dans le doute quant aux stations-service, ouvertes ou fermées selon qu’elles distribuent seulement de l’essence ou qu’elles fassent restauration. Mais dans l’urgence d’une situation inédite, les vérités évoluent aussi d’heure en heure et de minute en minute. Soyons compréhensifs et restons attentifs. Et surtout, mobilisés.

En conclusion, pensons aussi à l’après-crise. L’ensemble de l’après-vente souffre déjà indirectement de la désastreuse image de voitures, camionnettes et camions polluants, mortifères, envahissants, étouffants, presque génocidaires… Sommes-nous vraiment prêts à entendre, après la crise, que tous ces véhicules n’auront même pas pu -donc même pas su- se rendre utiles quand on en avait le plus besoin, faute d’avoir pu bénéficier du soutien de tous ceux qui, acteurs de l’après-vente automobile, leur permettent quotidiennement de pouvoir assumer leurs vitales fonctions de mobilité ?

Martelons-le : l’après-vente automobile est l’Après-Vente de toutes les après-ventes et de toutes les logistiques. Le gouvernement semble l’avoir compris. Soyons tous, à nos divers niveaux, acteurs d’un mouvement qui évitera la paralysie.

28 commentaires concernant “Plaidoyer pour l’après-vente automobile, Après-Vente de toutes les après-ventes et de toutes les logistiques”

  1. @ Benjamin Labonne
    Sisi il y a de la demande certes au ralentie mais il y en a, encore ce matin j’ai ramené une voiture en panne chez le client faute de réparateur.
    Les assistances ne cherchent même plus un garage, c’est soit on arrive à dépanner soit on stock chez nous ou le client.

  2. Avatar Benjamin Labonne / 20 mars 2020 á 14 h 15 min / Répondre

    J’ai lu avec grand intérêt votre article. Il contrebalancait parfaitement l’article précédent avec les témoignages des réparateurs. Témoignages assez anxiogènes tout comme les messages du gouvernement.

    Par contre votre optimisme débordant de ce jour doit se confronter à une triste réalité. Ce ne sont pas les quelques véhicules en circulation qui justifient une ouverture des réparateurs. Il n’y a pas de besoin urgent à ma connaissance et malheureusement. En effet, je partage votre point de vue et aimerais faire partie des acharnés qui travaillent jusqu’au bout pour le service client. Néanmoins, la triste réalité et que le besoin est quasi nul.

    A titre personnel, sur mes 2 ateliers, un seul est ouvert pour assurer un service minimum… Surtout pour moi (rattraper du retard) et pour un confrère vendeur de VO (il veut avoir un stock prêt à vendre afin de pouvoir se refaire de la trésorerie dès la fin du confinement). Mais en aucun cas pour une cause noble au service de la nation comme je l’aurais souhaité et comme mentionné dans votre article. La nation n’a pas besoin d’après vente dans ces temps de crise ! Il y aura des leçons à prendre de cet épisode. Et j’ai le blues de l’après-vente…

    Bonne journée.

    Benjamin

    PS : et grand merci à vous et vos équipes. Vous lire est salvateur en ces temps de crise.

  3. Avatar Frederic Tabakian / 20 mars 2020 á 11 h 31 min / Répondre

    Je vais désormais classer les mails d’après vente auto sans la corbeille à moins que je ne crée un dossier caniveau. J’y mettrait également tout ceux qui remplissent frenetiquement leur chariot, ceux qui diffusent de fausses rumeurs sur internet. Qui êtes-vous vous pour décider qui sont les héros et qui va passer au peloton d’exécution ? Ceux qui restent chez eux ne sont ils pas aussi des héros au même titre que ceux qui vont bosser?
    Faut il des héros ? Ne faut il pas juste faire ce que notre conscience nous dicte en respectant la loi. Est il nécessaire de nous monter les uns contre les autres. Apres la crise on ne se souviendra que d’une chose: ceux qui en on profité en particulier pour faire parler d’eux et les autres. Vous avez clairement choisi votre camp.

  4. Bonjour à tous,
    Nous sommes une TPE MRA, et continuons l’activité (pour le moment).
    Je précise que je suis salariée de cette entreprise et que nous gérons au jour le jour avec mon responsable, cette situation inédite a soudé notre équipe!
    Nous repoussons la fermeture, contactons nos clients un par un pour réorganiser notre planning mais notre dernier fournisseur de pièces détachées à fermé ses portes jeudi soir…
    Nous ne pouvons assurer que les RDV pour lesquels nous avons les pièces en stock.
    Les fournisseurs auraient dû rester ouvert, ils n’ont pas penser à leurs clients en se confinant comme des souris dans leur trou, nous qui leur rapporterons de l’argent toute l’année et depuis de nombreuses années.
    Nous avons mis en place les gestes barrières plus d’autres mesures visant à rassurer nos clients et nous protéger mais la psychose gagne…
    Je n’interviens jamais mais c’est vrai que là notre mise au chomage technique inexorable à cause des fournisseurs me mets hors de moi…

  5. Bonjour à tous,
    Je lis avec attention les remarques de chacun ; elles sont toutes recevables mais chacun est libre de penser et d’agir comme sa conscience le lui dicte. L’acharnement contre le rédacteur de cet article me semble déplacé, ce n’est que l’expression d’une opinion, elle est respectable. Je suis directeur d’une coopérative de pièces détachées et nous restons ouverts en service limité car nos adhérents garagistes sont encore ouverts pour certains. J’ai tout mis en place pour que le peu de collaborateurs présents (nous sommes 4 sur 60) prennent le moins de risque possible. Pourquoi suis-je ouvert? Il me semble simplement qu’à l’instar de tous ces gens qui utilisent leur voiture pour notre service (personnel médical, pompier, police, employés du commerce alimentaire, taxi, chauffeurs poids-lourds, personnel EDF, eau…), nous devons leur garantir une mobilité entière. Eux n’hésitent à « prendre des risques » pour le bien collectif! Nous nous devons d’en faire autant dans nos ateliers et nos magasins de pièces détachées, c’est une forme de remerciement! Le système coopératif est fondé sur des valeurs de mutualisation, d’entraide et de solidarité. Nous sommes et resterons solidaires…

  6. dans la situation actuelle c’est honteux de faire passer le fric avant la vie
    j’aimerais pas être dans votre peau Mr PIERRET.

  7. Comment voulez vous que l ont reste ouvert les clients n ont pas de droit de circuler pour ce rendre dans nos ateliers et les assurances ne les assurent pas pour venir prendre. Leurs vehicules occasions ou neuf commandes et prêt !!! Rien n est clair

  8. J’ai 61 ans,une affection longue durée,2 gamines de 11 et 14 ans et j’ai peur. Je suis « patron » d’une petite entreprise de distribution de pièces détachées autos : J’ai aussi 4 salariés qui ont peur et ma responsabilité est aussi de les protéger… J’ai aussi un gouvernement et surtout un corps médical qui nous supplie maintenant de rester chez nous car eux sont en 1ère ligne ce qui est loin d’être votre cas Mr Pierret. Nous avons aussi l’exemple de la chine et de l’Italie … alors que feriez vous Mr Pierret si vous étiez à ma place ? moi j’ai choisi : j’ai fermé ma petite entreprise avec un gros serrement de coeur mardi à 12h00.
    Arrétez de nous faire culpabiliser Mr Pierret et de donner des leçons à tout le monde. Vous n’avez rien compris.

  9. Avatar Gérant de garages / 20 mars 2020 á 0 h 29 min / Répondre

    La majorité des garages ferment à cause de leur gérant qui ne sait pas ou n’a pas le courage de faire le travail manuel à la place de leurs salariés… Oui, dans le cas contraire, pourquoi fermer quitte à ne pas gagner grand chose mais à pouvoir faire ce métier qu’on aime tant sans à devoir être confiné ? Qu’on m’explique s’il en est autrement

  10. Dans la situation sanitaire dans laquelle nous sommes je ne pense pas qu il soit bienvenue de donner des leçons à qui que ce soit . Et surtout pas à des chefs d entreprises . Si ce virus fait sortir plus 30 milliard d euros à notre pays et si le monde est affecté, je ne pense pas que ce soit anodin et qu il faille le prendre à la légère . On nous demande un confinement qui est très difficile à appliquer ,pour en sortir au plus vite ,et ce n est pas le moment de faire les guerriers ou la résistance , faisons ce que les chercheurs médicaux nous disent . Vous le savez nous n apprécions pas quand nos clients sans la moindre connaissance en mécanique nous disent ce que nous avons à faire et minimise nos diagnostics , ne devenons pas eux , vous le savez ils ont tort même si ils ne le savent pas , c est pareil pour nous face à ce virus . Par contre , je vois une France au travail , au télé travail , inquiète certes, culpabilisée et démunie face à cet effondrement d activité . Alors je suis sure que les chefs d entreprise se rendent disponibles , maintiennent avec leur précieuse équipe une assistance d urgence si nécessaire quand ils le peuvent . Soyons tolérant , serrons les rangs dans ces moments difficiles , ne créons pas de polémiques qui pourraient entacher notre profession.

  11. Change de metier Jean-marc. Tu n’a rien compris à l’après-vente automobile…

  12. Non les dépanneurs ne sont pas suffisant, sans réparateur ouvert nous sommes obligé de laisser ou emmener les voitures en panne chez les clients voir de les stocker chez nous.

    Alors oui il n’y a presque plus d’activité mais pas besoin d’être ouvert avec tout le personnel.

  13. Encore un éditorialiste qui ne sait pas de quoi il parle, qui n’a sans doute jamais tenu une clef dans ses mains, qui ne sait pas ce que veut dire service après-vente !!!
    Nous, les garagistes, mécaniciens autos sommes présents depuis que la voiture existe. C’est une des rares professions qui est capable de réagir 24/24 et 7j/7dans le monde, une des rares professions qui sait faire et qui fait du service gratuit ou peu onéreux au quotidien.
    Qu’il vente, qu’il neige, qu’il fasse froid, qu’il fasse chaud nous sommes toujours la aux quatre coins du monde.
    Depuis des décennies vous (journalistes) prenez les mécanos pour des imbéciles, des moins que rien.
    Une des preuves en est avec la pub de la caisse d’épargne. Vous, vous êtes derrière votre ordinateur à lire et à critiquer tout ce qui se passe sans même savoir comment ça se passe.
    Nous avons certainement un des métiers ou il faut avoir le plus de connaissance et tout ça avec une reconnaissance misérable (Raison pour laquelle on trouve de moins en moins de gens à faire ce métier).
    Et aujourd’hui, on nous déroule le tapis rouge sous prétexte que nous serions responsables d’un pays ou d’un monde qui s’arrête ?
    Evidemment que nous sommes fermés. Les clients ne viennent plus, nos fournisseurs sont fermés !!
    On va faire comment ??? Fabriquer des pièces avec des imprimantes 3D ?
    De toutes façons la police, les pompiers ne viennent jamais chez nous et pour le reste (personnes qui ont la nécessité de circuler) nous avons le renvoi d’appel pour leur répondre. Et oui même un mécanicien sait faire ça (étonnant non MR Pierret ?)
    Arrêtez de parler de sujet dont vous ne connaissez ni les tenants ni les aboutissant.
    La vie de mécanicien est trop complexe pour vous pour vous permettre d’en parler.
    Prenez votre masque et vos gants et aller jouer aux cartes…..
    Bon courage et soutient a toutes les personnes atteinte de quelque maladie que ce soit….

    • La rédaction Jean-Marc Pierret / 20 mars 2020 á 0 h 15 min / Répondre

      Je ne m’attendais pas à recueillir l’assentiment de tous nos lecteurs. Merci de me le confirmer avec tant de verve! Soyez au moins sûr d’une chose: nous n’avons aucun mépris pour votre travail et vos compétences. Mais sachez aussi nous sommes des journalistes qui connaissons -sûrement bien moins que vous- votre métier, son environnement, ses contraintes, ses frustrations, ses grandeurs aussi. Et depuis des décennies, notre magazine, même s’il a changé de nom plusieurs fois, vous accompagne avec respect et attention.
      Sans rancune j’espère. En tout cas, sans rancune de notre part… 🙂

    • Bonjour, je viens de lire l’ensemble des éléments du sujet traité et je dois dire que je suis quelque peu atterré par la perte de sang froid de certains. Traiter ce sujet, c’est faire preuve de courage pour une profession qui a, rappelons-le, existé bien avant l’invention de l’automobile… Mais ça n’est en aucun cas le sujet sauf à vouloir cracher un venin totalement inutile en ces circonstances… Il est malgré tout un fait certain, c’est bien que les acteurs finaux sur le terrain souffrent déjà d’une pénurie d’approvisionnements ce qui est un premier obstacle majeur à l’exercice de leur profession. Pour le reste, le difficile exercice de prises de décisions politiques sur un phénomène dont personne ne connaît ni les risques réels ni la durée probable de la pandémie a fait, et ça n’est nullement une critique, je n’aimerais pas être à la place du Gouvernement actuel confronté à des avis scientifiques divergents, tout ceci a contribué bien involontairement à une certaine cacophonie.
      Le chef d’entreprise que je suis est tiraillé entre ses habituelles obligations de sécurité et l’impérieuse nécessité de générer du business pour pouvoir assurer un cycle économique normal de son activité. Les messages contradictoires des politiques ont généré une sorte de brouillard et accru une peur diffuse mais bien réelle de ces inconnues et des conditions de travail auxquelles elles sont astreintes.
      Faut-il rappeler que la période est inédite ! Faut-il rajouter qu’il est plus que normal de ne pas prendre des risques inconsidérés !
      En conséquence de quoi et sur la base des marchés locaux de chacun, c’est bien à tous les acteurs, employeurs et employés de décider si oui ou non, en présence d’une activité ou pas, des ressources pièces nécessaires ou en leur absence de prendre, ENSEMBLE, la décision de stopper ou non leur activité.
      Mais de grâce, cessons les invectives stériles et indignes qui ne sont qu’un venin débile et sans fondement dans une situation où il appartient à chacun de prendre ses propres responsabilités.
      Si le Ministre de l’Economie et le Président n’avaient pas annoncé le déblocage de moyens financiers inédits et qu’aucune entreprise ne serait laissée sur le carreau, quel pourcentage d’entreprises aurait fermé ?
      Regardons autour de nous, en Italie, en Espagne, …
      À défaut de pièces et de clients, restons dignes et optimistes. Ça n’est pas une guerre nucléaire.

  14. bonsoir
    très beau discours, mais entre la vie de nos familles et l’argent, vous avez fait votre choix. Moi je ferme et je n’est plus de salaire. Demandez aux italiens, si ils avaient eu le temps de choisir, ce qu’ils auraient fait. Restez chez vous sinon il n’y aura plus de médecin et personnels de santé vivants.

  15. Bonsoir,

    J ai pris la responsabilité de fermer mon garage ( carrosserie/peinture/mécanique) car 90 % de mes fournisseurs de pièces (surtout carrosserie) sont fermés….

  16. C’est bien beau de vouloir rester ouvert mais les client de viennent plus ………..

  17. Joli article, vous pouvez compter sur nous, les garages HUG Motors Services À Toulouse pour rester ouverts. Entre hier et aujourd’hui, on a dépanné (entre autre) un médecin urgentiste, une infirmière, une secrétaire médicale et une membre du samu qui ne pouvaient plus aller bosser. Nous sommes fiers. Et Restons forts !

  18. J’aurais aimé écrire cet article.
    D’accord avec vous, le rôle que joue notre métier dans la mobilité ne pourra pas faire l’économie de son image et de sa réputation que nous avons mis 30 ans à retourner.
    Quand cette crise sera terminée , il ne faudra pas que le peuple des Automobilistes fasse monter notre profession à l’échafaud .

  19. Avatar Grand Carrossier / 19 mars 2020 á 21 h 50 min / Répondre

    C’est avec stupeur et consternation que je viens de lire votre article , peut être êtes vous bien protégé et imperméable aux événements qui ont lieux , Levez vous et regardez par votre fenêtre . Les gens ont peur et ils ont raison .Comme souvent il faut être directement touché pour prendre conscience . On sent bien la pression financière des groupements et du CNPA qui veulent que tous travail alors que même un aveugle grâce à son sens auditif peut nous dire que le trafic routier a été divisé par 5 au minimum
    Mécaniquement il n’y a pas assez de travail ,bon nombres de sociétés d’ambulances et de Taxi on des ateliers intégrés idem pour les pompiers et force de police
    Le gouvernement nous demandes de rester confiné ! C’est à duel moment que vous avez décroché ?
    C’est une crise oui ,mais pas une disparition , le travail dans nos atelier n’a pas disparu ! Il est juste reporté,, suspendu , c’est un vide pour une période non défini
    L’argent l’argent

  20. Avatar CARROSSERIE AUTOMOBILE SERVICES / 19 mars 2020 á 21 h 43 min / Répondre

    HOURRA !!!
    Nous ne sommes pas seuls !
    Poursuivez SVP.

  21. parfaitement d’accord avec votre article … Soyons TRES PRUDENTS en ne plaisantant pas avec les « gestes barrières » , mais si tout le monde baisse les bras , on se rendra vite compte que l’automobile tant décriée n’est pas facultative . Pour ma part je suis seul dans mon entreprise , donc confiné , mais au service d’une cause indispensable ou grave si besoin est … ATTARD AUTOMOBILES , MOTOS .

  22. Merci et BRAVO ! réalité qui est aussi une vérité ou vis et versa…
    trop d’informations contradictoires ces derniers jours, ces dernières heures…mettant les entreprises à mal dans les décisions à prendre et pourtant nécessaires à la survie de notre pays. Pour notre part, nous assurons un APV réduit avec toutes les difficultés évoquées, mais assurons auprès de notre clientèle une présence et une solution lorsque c’est encore possible. Pour avoir lu beaucoup d’articles et donc de commentaires ces derniers temps, nous pouvons vous assurer que nous ne sommes pas « seuls » – bon nombre d’entre – nous connait le sens du mot Service après – Vente dans l’automobile et à sa manière innove pour être opérationnel. Merci à tous !

  23. Avatar FREDERIC BALDRAN / 19 mars 2020 á 21 h 14 min / Répondre

    c’est aussi une question de survie entre un chômage payé par l’état et une équipe complète pour traiter la vidange d’une ambulance hypothétique il n’y a pas trop a réfléchir

    • La rédaction Jean-Marc Pierret / 19 mars 2020 á 22 h 56 min / Répondre

      Soyez attentifs. Selon nos informations, le chômage partiel initialement évoqué ne sera peut-être pas celui qui sera finalement proposé….

  24. De quel marché parle t on du 0.8 % de voitures qui circulent sur le réseaux national
    Dépanneur font largement l affaire
    Ce discours est politique et uniquement politique !!!

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