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La FIEV réclame un ʺpacte de relocalisationʺ pour la relance

La Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV) a profité d’une réunion du Comité stratégique de filière automobile le 25 mars pour émettre l’idée d’un un ʺpacte de relocalisationʺ pour une relance forte, rapide et durable une fois que l’épidémie de Covid-19 sera passée…

L’épidémie de coronavirus Covid-19 est partie de Chine, aujourd’hui cœur mondial de la production industrielle d’équipements automobiles. Dès le départ, le pays-continent a fait craindre de graves problèmes d’approvisionnement du Vieux Continent en pièces pour l’assemblage des véhicules en première monte mais aussi pour la fourniture des équipementiers de la rechange, la FIEV a été l’une des premières organisations professionnelles sous le feu des projecteurs depuis le début de la crise. Aujourd’hui, elle estime que la fin de la période de confinement doit être anticipée.

Ainsi, elle s’est dite «prête à travailler dès aujourd’hui à sa préparation en collaboration étroite avec le gouvernement, l’administration et les autorités sanitaires ; une coopération essentielle, notamment à la levée des obstacles qui en découleront». C’est à l’occasion de la réunion du Comité stratégique de filière automobile, qui s’est tenue le 25 mars dernier au Ministère de l’Économie et des Finances en présence d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat, que la FIEV a donc émis l’idée d’un ʺpacte de relocalisationʺ associé à un plan de relance tourné vers les entreprises.

Mettre fin à la sino-dépendance

Fatalement conscients de la trop grande dépendance des économies occidentales, dont la France, vis-à-vis de la Chine en matière de production d’équipements auto comme de biens autres produits, même si l’Europe reste le principal lieu de production des pièces distribuées sur le marché de l’après-vente, les équipementiers adhérents de la FIEV soulignent que la pandémie de Covid-19 a révélé l’enjeu d’une relocalisation de chaînes de composants stratégiques sur le territoire français.

L’organisation professionnelle se dit donc «disposée à dresser un état des lieux ainsi qu’une étude prospective sur les raisons ayant poussée aux délocalisations», ainsi qu’à «lister les sites existants à risques ou sujets à transformation et ceux pouvant être relocalisés dans l’hexagone, ainsi que les conditions pour la réussite d’un tel projet».

Au-delà de ce ʺpacte de relocalisationʺ, la FIEV a également réclamé que le futur plan de relance comprenant un soutien de la demande, qui devrait probablement se dessiner au débouché de la crise provoquée par le Covid-19, dépasse les seuls véhicules hybrides et électriques aujourd’hui soutenus par les politiques publiques au détriment des véhicules à moteur thermique.

«Pour booster la production sur les sites français, la FIEV recommande que celui-ci favorise également l’achat de véhicules thermiques produits en France (essentiellement véhicules particuliers de segments supérieurs et utilitaires) et passe par un soutien au marché des flottes d’entreprise», insiste-t-elle dans un communiqué. Car, selon elle, ce ʺpacte de relocalisationʺ doit être autant porteur d’ambitions sociales, sociétales qu’économiques.

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