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MarketParts, outil de redéploiement de l’après-vente mondiale?

Dévoilée sur Equip Auto 2019, la plateforme BtoB testée et validée au sein de la communauté Nexus Automotive International est vraiment opérationnelle depuis janvier 2020. Et à l’heure où la digitalisation forcée des rapports humains se conjugue avec le besoin vital de débouchés commerciaux, MarketParts est à la croisée de ces deux chemins que la pandémie force le monde à emprunter…

Christophe Riberolle, CEO de la place de marché BtoB MarketParts

Christophe Riberolle, CEO de la place de marché BtoB MarketParts

Si Christophe Riberolle, le patron fondateur de MarketParts, ne veut évidemment pas se féliciter de la situation de blocage inédite qui affecte toute la planète de l’après-vente, il constate que le moment est venu pour beaucoup de s’intéresser plus avant à cette plateforme de vente et de recherche de références de pièces ouverte sur le monde entier. «Une cinquantaine de nouveaux abonnés sont ainsi venus rejoindre la place de marché durant les toutes dernières semaines, dont des acteurs chinois qui cherchent à optimiser la relance de leurs activités», précise-t-il.

50% Europe, 50% reste du monde

La place de marché compte ainsi 300 abonnés venues à 50% d’Europe et à 50% du reste du monde. Ils officient pour 75% sur le marché VL/VUL et à 25% en VI. 85% d’entre eux sont des distributeurs et le reste, des équipementiers. Et la tendance est à la croissance rapide. «Alors que nous sommes déjà loin de la période de mise en place, les nouvelles demandes de démonstration n’ont jamais été si nombreuses. La période est porteuse à une prise de conscience de l’intérêt de l’outil». Le confinement est propice à la réflexion…

Et pas nécessairement parce que les distributeurs de tous les continents chercheraient logiquement à optimiser leurs stocks pour réduire leur poids sur leurs comptes maltraités. «Il y a sûrement une part de “déstockage de préservation”, mais absolument pas dans un esprit de déshabillage des stocks, précise-t-il. D’ailleurs, la plupart des 50 nouveaux entrants depuis le début de la crise «cherchent majoritairement à se fournir en “fast movers” (références de grandes ventes)».

Les équipementiers y viennent

Et parmi les nouveaux curieux, les distributeurs ne sont pas les seuls intéressés. «Les équipementiers aussi viennent en quête de business. Ils sont intéressés par la possibilité offerte par MarketParts de cibler précisément des marchés». Avec bien sûr cette prudence propre à ceux qui ne veulent jamais chatouiller la queue des dragons distributeurs, ni d’ailleurs leur dire ainsi qu’ils pourraient mieux acheter encore. «Les fonctionnalités de la plateforme sont adaptées : ils peuvent à la fois faire des offres anonymes, ciblées sur les marché de leur choix et même avec des pricing différenciés», souligne C. Riberolle qui constatent aussi que ces derniers peuvent évidemment souhaiter déstocker.

La plateforme a de toute façon cette vertu imaginée dès sa conception : elle permet aussi auxdits équipementiers d’agir sur les marché de leurs choix sans risquer d’en bousculer les règles. Les habitudes de positionnement locales, en offre comme en demande, achève de normaliser les échanges. Personne n’a intérêt à générer une stratégie de terre brûlée. «Les offres sont strictement localisées géographiquement et même en ce moment, la disponibilité est priorisée sur le prix», rassure Christophe Riberolle.

Ciblage chirurgical de chaque marché

Certains acteurs utilisent ainsi la possibilité d’ouvrir plusieurs comptes, «avec des offres adaptées en gammes comme en pricing selon les territoires visés», souligne-t-il. Et tous bénéficient, dans la package de leur abonnement à la plateforme, d’outils de communication. Bannières, newsletters permettent ainsi de faire connaître de nouvelles offres.«Pour permettre à nos abonnés de maîtriser et exploiter toutes les fonctionnalités de MarketParts, nous déployons des webinars qui sont très suivis», complète M. Riberolle. Aucun confinement n’interdit les rassemblement virtuels. Mieux : ils les favorisent…

Une preuve de plus que l’après-Covid-19 a, pour l’après-vente, de bonnes chance d’être plus digital que jamais…

L’économie circulaire aussi

Et ce n’est pas le seul possible que révèle MarketParts. Tout à leur volonté -et leur nécessité- d’accroître leurs activités en après-vente, «des constructeurs et des groupes de concessions s’intéressent par exemple à des pièces de remanufacturing et même à des pièces issues de l’économie circulaire», évoque-t-il.

«C’est aussi une évolution logique de la plateforme : avec son ouverture à l’ensemble de la planète, il devient plus facile de se sourcer en pièces d’occasion ou en pièces à reconditionner».

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La rédaction