A la Une Digitalisation de la distribution

Reprise d’Otop : au moins un candidat

Les éventuels repreneurs d’Otop avaient jusqu’à ce 2 juillet pour se faire connaître auprès du tribunal de Commerce de Paris. Au moins une candidature est confirmée, peut-être même deux. Mais dans un cas comme dans l’autre, impossible pour l’heure de les identifier…

Otop sur le Salon de la Franchise 2018, quand l'entreprise recrutait des concessionnaires...

Otop sur le Salon de la Franchise 2018, quand l’entreprise recrutait des concessionnaires…

Otop, mise en liquidation judiciaire le 18 juin dernier, avait gagné un délai de grâce. Le tribunal de Commerce de Paris lui avait donné jusqu’au 2 juillet pour susciter des offres de reprise. Et c’est le cas : au moins une offre vient d’être déposée ; et sans réelle certitude, une seconde aurait aussi été présentée. L’une et l’autre (si la seconde est confirmée) ont maintenant jusqu’au 16 juillet pour être départagées par le tribunal.

Un candidat des concessionnaires

La première est portée par le réseau de concessionnaires. L’association pilotée par Stéphane Le-Mounier avait fait part de sa ferme volonté de trouver un investisseur intéressé par l’entreprise, mais aussi et surtout par le tissu de 27 concessionnaires pesant 39 points de distribution qui participent à la réalité commerciale de l’entreprise “phygitale”.

Grâce à eux, Otop filait vers 11 à 12 millions d’euros de CA avant d’être brutalement interdite de réouverture post-confinement par un refus de prêt garanti, refus fondé sur un trop lourd endettement. Car de l’avis de l’ensemble des concessionnaires, ce réseau incarne l’essentiel outil commercial sans lequel l’entreprise ne peut se justifier par sa seule dimension digitale, aussi efficiente soit-elle.

Ces 39 centres constituent en outre l’indiscutable versant sociale du naufrage d’Otop. Car au-delà de l’équipe du siège qui a apparemment peu de chance d’être reprise en totalité, les 27 entreprises de distribution, leurs investisseurs et la centaine d’emplois ainsi créés sont eux aussi directement menacés par la fin possible de Newdis France.

Impossible en revanche d’obtenir un quelconque détail sur le porteur de cette offre. Tout juste concède-t-on dans l’environnement de l’association qu’il s’agit d’un candidat «très crédible, de dimension internationale et très orienté réseau».

Un deuxième mystérieux repreneur potentiel ?

L’autre candidature est encore plus mystérieuse. Impossible d’en identifier le ou les auteurs et encore moins d’être vraiment sûr de sa concrétisation. Car à l’heure où nous écrivons ces lignes, des informations radicalement contradictoires proviennent de sources pourtant d’égales valeurs. L’une jure qu’un second dossier a bien été présenté au tribunal pendant que l’autre affirme que leur(s) initiateur(s) a ou ont renoncé(s) la veille du 2 juillet fatidique. Et comme l’audience d’hier n’était pas publique, impossible pour l’heure de les départager…

Le suspens continue donc quant aux profils des candidats possibles que nous listions dans notre précédent article sur le sujet. Patience : comme d’habitude, nous vous tiendrons au courant…

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La rédaction