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L’hydrogène s’invite à Solutrans 2021

La dépollution des transports est un enjeu majeur, prise à bras-le-corps par la filière et le gouvernement. Solutrans profite de son édition 2021 pour aborder tous les aspects de l’hydrogène, qui présente un profil quasi idéal pour développer une mobilité à faible taux de carbone.

Pas moins de 20 % des émissions du CO2 des transports viennent des poids lourds, car ils roulent majoritairement au diesel. Pour endiguer ce phénomène, la filière et les institutions se sont mobilisées pour développer une mobilité à faible taux de carbone et de gaz à effet de serre. Le but est bien entendu d’économiser des millions de tonnes de CO2 le plus rapidement possible. C’est dans ce sens que Solutrans 2021, qui aura lieu du 16 au 20 novembre prochains à Lyon Eurexpo, propose diverses animations sur l’hydrogène : conférences, débats, exposition de véhicules, essais, etc.

Au programme figure la présentation de l’étude VIsion’AIR, portant sur l’avenir du mix énergétique des véhicules industriels en Europe, à l’horizon 2040 (par pays, par segment, par année, par grande catégorie de véhicule), ainsi que leur contribution carbone. En parallèle se tiendront des conférences sur l’avenir de l’hydrogène en collaboration avec France Hydrogène, la Filière Automobile et Mobilités, des constructeurs VI, des producteurs d’hydrogène, des énergéticiens, des transporteurs, des collectivités locales. Enfin, Solutrans 2021 verra l’expositions des premiers véhicules fonctionnant à l’hydrogène et essais.

4 défis majeurs

Les ministères de la Transition écologique et de l’Économie, des Finances et de la Relance soutiennent le développement de l’hydrogène décarboné en France, débouchant sur une filière et un écosystème industriel créateurs d’emplois, réduisant de fait la dépendance vis-à-vis des importations d’hydrocarbures. Pour cela, 7 milliards d’euros sur 10 ans seront consacrés au développement de cette filière. Pour organiser cette dynamique, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, va prendre la tête du Comité National de l’Hydrogène et le gouvernement va mettre en place une task force interministérielle.

Car 4 défis majeurs attendent la filière :

  • Installation d’une infrastructure efficace de ravitaillement.
  • Décarbonation de l’énergie en privilégiant la production par électrolyse de l’eau, gazéification de la biomasse ou en résidus de fabrication de chlore.
  • Développement de l’offre des constructeurs.
  • Baisse significative des coûts des composants, mais aussi de l’hydrogène vert à la pompe.
Nombreuses démarches

Pour répondre à cela, la stratégie gouvernementale propose un ensemble d’outils qui permettront de produire des véhicules fiables, répondant aux besoins des entreprises, mais aussi de disposer d’équipements performants et évolutifs ainsi que de disposer de compétences pour produire et entretenir. « La filière du transport, quant à elle, est entrée dans de nombreuses démarches visant à accélérer le déploiement de l’hydrogène. Il existe aujourd’hui plusieurs groupes de travail qui œuvrent sur son écosystème, production, stockage, distribution, utilisation industrielle, mobilité. Ils concourent à décarboner l’industrie lourde, développer les équipements de mobilité et mettre en place des infrastructures. Un des groupes européen, en charge de la mobilité, comprend des sociétés phares françaises comme Stellantis et Michelin sur les VUL, Iveco sur les véhicules lourds, Alstom sur les trains », précise Solutrans.

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