Actualités Contrôle technique

Mutation en chantier

Faciliter l’embauche, freiner le sport national de l’évitement du CT, intégrer une dimension de conseil face aux enjeux environnementaux, intégrer l’inspection des véhicules équipés de technologies embarquées (autonome)… Pour préparer l’avenir des 6 500 centres de contrôle agréés, le CNPA va signer le 1er janvier un partenariat avec l’État.

Suite au couac du recul improbable d’un contrôle technique 2 roues, le CNPA a été reçu par le cabinet du ministre délégué aux Transports. Objectif : rappeler l’importance de la mission de délégation de service public du CT en matière de sécurité routière, mais aussi construire un nouvel avenir pour la profession.

En 1992, naissait l’obligation de contrôle technique. Aujourd’hui, la profession est à la croisée des chemins et doit se projeter dans l’avenir. Des pistes ont été ouvertes par l’organisation professionnelle lors de l’entretien avec le cabinet de Jean-Baptiste Djebbari. Il s’agissait aussi de préparer le partenariat que l’État et le CNPA signeront le 1er janvier prochain à l’occasion de l’anniversaire des 30 ans du contrôle technique. Dans ce cadre, un plan d’actions doit permettre de mettre à plat et (idéalement) de résoudre des problématiques qui deviennent bloquantes pour l’écosystème.

Formation en question

Ainsi, la question récurrente de la pénurie de candidats contrôleurs – un millier manquant – doit pouvoir être résolue en aménageant les prérequis, le circuit de formation complété par de possibles passerelles. En corollaire, l’écosystème ne fera pas l’économie d’intégrer dans les process d’inspections les technologies embarquées.

Pour éviter l’évitement

L’autre problématique soulevée par le CNPA avec le cabinet du ministre : l’évitement chronique de l’examen technique. Ce sport national a touché 739 000 véhicules en 2019 selon l’OTC. Rapprochement avec le fichier des assureurs, vidéo verbalisation automatisée, création d’un défaut de CT comme existe le défaut d’assurance : de nombreuses pistes sont ouvertes ! Mais ce sujet éminemment explosif au pays des Gilets jaunes pourrait freiner les ambitions politiques !

Partenaire des politiques environnementales

Enfin de façon plus générique, le contrôle technique revendique son rôle d’acteur de la transition écologique. Et de fait, connaisseurs des parcs locaux, les contrôleurs et leurs réseaux ont une carte assez précise de l’état des véhicules en matière de pollution.

Et l’on se prend à rêver que la profession puisse éclairer objectivement les options retenues dans le cadre de la refonte des vignettes Crit’Air prévue pour le 1er janvier. L’occasion de plaider pour qu’un entretien-réparation certifié conforme – techniquement et écologiquement – avec un zeste d’Éco-entretien entre dans la liste des critères. Un pari osé sur un dossier également très épineux !

Reste à voir si les “remèdes” proposés par le CNPA se concrétiseront par les avancées que les acteurs du contrôle technique appellent de leurs vœux. L’épisode de la volte-face gouvernementale sur le contrôle technique des deux roues, validé par décret le 11 août pour être aussitôt suspendu suite à la grogne des associations de motards, laisse à penser que la refonte du contrôle technique ne va pas de soi !

Rendez-vous donc début 2022 pour identifier les pistes finalement retenues.

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