TRIBUNE LIBRE – DMS et après-vente (suite): un éditeur répond !

car DMS

Il n’était point besoin d’être grand clerc: la publication récente tribune libre consacrée aux DMS  et leur difficulté à intégrer des solutions-métier performantes en après-vente a faire réagir. Nos lecteurs d'abord (leurs commentaires). Les éditeurs de DMS aussi. L’un des leurs, Fiducial, a pris la plume pour rétablir sa vérité face à ce qu’il estime être une "accumulation d’inexactitudes"…

logo origine lecteur 0Au vu de la tribune libre consacrée au DMS et parue dans votre dernière newsletter, le premier sentiment que nous avons eu est que l’auteur imagine malheureusement les éditeurs de DMS comme des comptables et des informaticiens isolés ‘dans leur tour d’ivoire’. Si nous ne prétendons pas parler au nom de toute une profession, nous souhaitions toutefois donner notre pont de vue. Car il nous semble que l’approche développée par cet expert est réductrice à plus d’un titre.

A commencer par le fait que les DMS ne débarquent pas seulement en 2014 chez les réparateurs indépendants! Bien évidemment, il ne s’agit pas des mêmes produits que ceux développés pour les concessionnaires. Reste que des solutions informatiques pour les MRA existent depuis plus de 30 ans maintenant… En effet Fiducial (Vulcain), comme de nombreux autres acteurs sur ce secteur d’activité, est arrivé dans les années 85.

Autre point évoqué par l’auteur de la tribune libre et qui apparait discutable selon nous : le DMS se réduirait à une chose, à savoir la facturation. Poursuivant son raisonnement, l’auteur en arrive donc à la conclusion que la facturation est le seul point commun aux divers métiers coexistants dans une concession ; et donc d’apparaitre comme « le nerf de la guerre ; […] car sans facturation pas d’argent ».

Le nerf de la guerre selon nous, c’est bien plutôt la compétence du professionnel –pas seulement technique, mais aussi celle, plus large, de chef d’entreprise-, et ce qu’il soit concessionnaire-distributeur, agent ou réparateur indépendant ! S’il l’argent ne rentre pas sans facturation, il ne rentrera pas plus sans compétences. La facturation est donc à notre avis un outil, au même titre qu’un tournevis ou un pont élévateur !

Arrêtons-nous également sur ce que nous estimons être un sacré raccourci, pour ne pas dire un sophisme : la facturation, c’est l’argent ; l’argent c’est le pouvoir ; le DMS étant générateur de facturation, il a le pouvoir dans l’entreprise… C’est un pouvoir décidément très grand que nous confère l’expert de cette tribune ! Les éditeurs n’ont pas le pouvoir fantasmé par l’auteur : l’éditeur de DMS reste un prestataire de services, fournissant un outil de gestion (outil de pilotage serait peut-être plus approprié) permettant d’industrialiser des process de l’entreprise, depuis la réception du client jusqu’à la désormais fameuse facturation, en passant quand même –il ne faut pas l’oublier !- par le chiffrage, le devis, l’entretien ou la réparation en eux-mêmes, etc., etc. A ce titre d’ailleurs, ce ne sont plus seulement les grandes cathédrales des réseaux de marque, succursales et concessionnaires, qui ont seuls besoin de DMS. Les MRA sont aussi appelés à industrialiser leurs propres process. Car les têtes de réseaux multimarque ont pris conscience que le pilotage de leur entreprise et la rentabilité passe par ce type d’outils. C’est le client aujourd’hui qui a le pouvoir ; le pouvoir de constater si le DMS lui apporte ou non de la valeur ajoutée. Très simplement, celui d’opter pour un système plutôt qu’un autre s’il le juge plus adapté et performant, comme n’importe quel consommateur.

De la même manière, nous ne pouvons laisser dire que nous développons nos systèmes en marge des préoccupations du secteur. Nous avons démarré en 1984, avec justement cette population de professionnels indépendants comme première ‘cible’. L’ancêtre de notre solution actuelle (NdlR : Vulcain) a été bâti de concert avec les professionnels ; nous nous sommes assis autour d’une table et avons recueilli les demandes et identifié les besoins de ces professionnels de l’automobile pour bâtir une solution qui colle au mieux à leur demande. Le cahier des charges a été intégralement construit avec ces pros avant tout développement informatique ! Ces DMS ne sont donc pas, loin s’en faut, élaborés par des comptables dans leur ‘tour d’ivoire’, comme ce que l’on peut lire dans la tribune libre de la semaine dernière. De manière générale, les modules de comptabilité sont des modules optionnels dans le DMS.

Cela fait donc bien longtemps que les éditeurs de DMS ne se contentent plus d’écrire seuls dans leur coin des lignes de développement informatique ; ni, d’ailleurs, ne conçoivent un DMS a travers le seul prisme de «leur expérience personnelle en matière d’après-vente» comme l’évoque l’auteur de la tribune. Ce sont à travers des ‘clubs utilisateurs’ et à travers eux, les clients. C’est la profession qui nous informe de ses besoins pour que l’on puisse développer un outil pertinent. Si tel n’était pas le cas, nos solutions destinées aux professionnels de l’automobile ne seraient plus utilisées. Bref, il y aurait bien longtemps que l’on entendrait plus parler des éditeurs de DMS…

Quant à la capacité du DMS à être connecté (c’est-à-dire interfacée), elle est aujourd’hui devenue tout bonnement incontournable. Pourquoi ? Parce qu’une solution qui évolue toute seule dans son coin aujourd’hui ne vaut plus rien ! Pour rester au seul périmètre des concessions, le DMS est devenu au fil des ans une plateforme d’intégration des différents outils nécessaire à l’activité de l’entreprise : outils constructeurs bien sûr, mais aussi quantité d’outils « experts » comme évoqués par l’auteur. Le DMS apparait comme un noyau dur, connecté avec des ‘satellites’ qui sont autant d’outils ‘experts’ que nous n’aurons jamais la prétention de développer en interne puisque ce n’est pas notre métier. Si de nombreux clients viennent nous voir et nous disent « Monsieur Fiducial, nous avons trouvé un superbe petit module qui nous simplifie la vie et nous souhaitons qu’il soit interfacé avec votre DMS », pensez-vous vraiment que l’on va leur dire « non » ? Dès lors que l’on ne peut pas leur apporter une valeur ajouté au moins équivalente avec une solution dont nous disposerions, ce serait assurément se tirer une balle pied ! Et ce d’autant plus que nous n’aurions pas à faire de coûteux développements. Donc nous le ferions, comme nous l’avons fait par le passé dans différents domaines. Nous comme tous nos confrères le feraient avec leur solution.

Fiducial

1 commentaire concernant “TRIBUNE LIBRE – DMS et après-vente (suite): un éditeur répond !”

  1. Vulcain n'est pas un DMS proprement dit mais une solution métier!

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