FOG en redressement judiciaire: laissez-le vivre!

Oui, Fog est en redressement judiciaire depuis le 13 mai; mais non, Fog n’est pas en cessation de paiement. Cette information alarmiste sortie un peu trop vite de certaines revues professionnelles mi-mai n’a guère fait de bien au spécialiste de l’équipement de garage.

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Soyons clairs: ce n’est pas une bonne nouvelle. Mais cela n’empêche pas Fog de continuer à fonctionner, à payer ses fournisseurs, à livrer son matériel, à honorer ses garanties et son service après-vente. Si aujourd’hui, toutes les entreprises en redressement judiciaire devaient être également en cessation de paiement, les 4 millions de chômeurs seraient déjà dépassés…

Endettement: hier béni, aujourd’hui maudit…
Fog était repris en 2005 par l’investisseur SGCE (Société Générale Capital Europe). Avant la crise, les banques étaient heureuses de financer les reprises orchestrées par ce type de repreneurs. Elles pariaient avec eux sur un retour payant lors de reventes programmées à plus ou moins long terme.

Mais la crise financière venue, ces investisseurs ont dû faire face eux-mêmes à des difficultés qui ne leur permettaient plus de maintenir le plan de marche financier initialement défini pour les entreprises détenues. Les règles ont alors radicalement changé: hier béni des prêteurs, l’endettement est devenu maudit. Et une fois que les entreprises concernées ont vu leurs CA et leurs trésoreries fondre, les dites banques les ont «lâchées» pour réduire les risques. Fog vit ainsi, ni plus ni moins, les mêmes turpitudes que les nombreuses entreprises dont le développement a été ainsi financé à l’époque des investisseurs-rois. Il faut dire que la LME et ses délais de paiement n’a pas fait de cadeau non plus au marché de l’équipement de garage, qui a chuté jusqu’à 40% durant les 3 premiers mois de cette année. Ni, par la même occasion, à un Fog déjà financièrement fragile…

Besoin de cash
Mais Fog n’est pas finie, loin s’en faut. Sa mise en redressement judiciaire est conçue pour «alerter» les repreneurs en embuscade qui savent ainsi que l’heure de la moisson est arrivée. Car l’entreprise redevient ainsi une bonne affaire: une marque reconnue, une gamme performante, un parc installé conséquent, des comptes-clients attirants, des équipes compétentes… et un besoin urgent de cash qui permettra au repreneur de cueillir un fleuron de l’équipement de garage (250 collaborateurs, une usine flambant neuve, un CA de 50 millions d’euros) pour un désormais très raisonnable ticket d’entrée.
A la rédaction, on prend le pari: Fog survivra, croyez-nous…

Vous avez été nombreux à réagir à cet article. Voilà un message qui résume le mieux vos positions concernant le destin de Fog et vos messages de soutien à l’entreprise:

« J’ai apprécié votre article pour le moins très clair et sans ambiguïté.
Je fais partie de ceux qui souhaitent bien évidement pour Fog mais aussi pour toute la profession, que l’issue soit heureuse.
Nous pouvons être fiers d’avoir une des dernières sociétés françaises capable d’approvisionner le marché du levage dans le matériel de garage.
Votre article fait du bien car si je n’ai jamais perdu confiance en Fog, il devrait permettre d’assurer à ceux qui en doutent encore que cette société n’en est pas à son dernier acte. »

Marc Brisson.
Directeur produits.
Département achats.
Speedy France S.A.S.

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