Table ronde PL-acte 3 : la reprise, c’est pour quand?

Bonne nouvelle en fin de table ronde. Il faut s’attendre à un rebond, voire une surchauffe de l’activité atelier. Et elle sera bien de +60%. Chiffres à l’appui. En temps normaux, le business pièces représente quelque 2,7 milliards d’euros par an, note le Gipa. La crise l’a fait dévisser à 2 milliards cette année.
Mais une évidence apparaît à tous les invités: échaudés et appauvris par la crise, les flottes et les transporteurs vont allonger la durée de détention de leurs PL. Renouvelés à marché forcé puis exportés vers les pays de l’Est notamment, les camions « français » n’avaient guère le temps de vieillir et de consommer de l’atelier jusqu’à l’effondrement de fin 2008. L’économie de crise qui s’installe va immanquablement les voir demeurer plus nombreux en activité. Au-delà, peut-être même bien au-delà des 3 années en moyenne que ne voulaient guère dépasser les gestionnaires d’avant-crise.
C’est donc mathématique: en vieillissant plus sur le sol français, les camions demanderont plus de prestations aux ateliers français. Il faut donc s’attendre à ce que le business pièces remonte au-delà de son niveau d’avant crise pour grimper, confirment les intervenants de la table ronde, jusqu’aux 3,2 milliards prédits par le Gipa. Et sachant, toujours selon le Gipa, qu’il faut ajouter 44% en prestation main-d’œuvre, c’est donc plus de 4,6 milliards d’euros qui viendront irriguer les ateliers PL.

Alors, la reprise c’est pour quand ?
Quand ? Il faudra probablement encore 6 mois à un an pour que l’activité atelier remonte à 97% de ce qu’elle était avant la crise. Mais déjà, on peut espérer qu’après son plongeon de -15/-25% du premier semestre, elle émerge aux alentours de -5%/-10% en fin d’année. L’an prochain, si le timide redémarrage économique se confirme, le point « 0 » pourrait être rejoint au 1ersemestre. Et comme la prochaine échéance qui devrait emballer à nouveau le renouvellement du parc (Euro V) est prévue en 2012, on peut raisonnablement espérer que les ateliers vivent à nouveau une période d’activité florissante en 2011/2012.

Les parts de marché de demain, c’est maintenant !
Parallèlement, l’hyper-concurrence sur l’après-vente, sans disparaître, devrait quelque peu se calmer. Avec l’embellie annoncée, les acteurs retourneront les uns les autres à leurs fondamentaux : les concessionnaires principalement axés sur le commerce VN/VO et un atelier majoritairement formaté pour entretenir d’abord «leurs» véhicules ; les indépendants, concentrés plus que jamais sur le « toutes marques » qui est leur force.
Certes, les positions respectives auront peut-être un peu bougé. En fonction probablement des opportunités que les uns et les autres auront su saisir et concrétiser d’ici fin 2009/début 2010.
Car c’est en ce moment que les clients transporteurs et flottes, tout à leurs impératifs de sauvegarde, remettent la balle au centre en interrogeant sans restriction tous les acteurs de l’après-vente. C’est en ce moment donc, même si c’est difficile, que se gagnent les parts de marché de demain…

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