Table ronde PL-acte 1: la crise a dévasté le VN, le VO? et les ateliers

Tous les acteurs pressentent bien sûr que la bulle n’est pas durable. Mais peu privilégient la prudence. Globalement, les concessionnaires « se tirent la bourre » pour engranger le maximum de ventes VN et de ventes VO, très lucratives car elles aussi dopées par une forte demande. Résultat: quand la crise financière dévaste brutalement l’économie mondiale fin 2008, elle prend tout le monde du PL par surprise et fige le marché sur des chiffres incroyables : il y avait alors quelque 150000 commandes cumulées de tracteurs neufs, pour un potentiel annuel de 50 000 véhicules neufs ! Un peu comme si le marché du tourisme avait engrangé sans hésiter quelque 6 millions de commandes pour un renouvellement moyen de 2 millions seulement !

Réveil en plein cauchemar
C’est la méchante gueule de bois. En quelques semaines, les délais d’attentes passent de 18 mois à quelques semaines, voire quelques jours. Les stocks gonflent et étouffent les trésoreries, tant en VN qu’en VO. Parallèlement, l’activité transport, qui avait déjà entamé un ralentissement depuis début 2008, s’enfonce brutalement dans la crise : -12% au 4ème trimestre 2008, -21% au 1er trimestre 2009, -11% au 2ème trimestre… Les kilomètres parcourus se raréfient, les routes se vident des poids lourds, les parcs se figent… et les ateliers s’assèchent. Car plutôt que de faire entretenir les camions au fur et à mesure des échéances, les transporteurs et gestionnaires de flottes, tétanisés par la chute du chiffre d’affaires, serrent les boulons et diffèrent l’entretien. Ils remisent les PL appelés à être entretenus et mettent les suivants sur la route.

Les ateliers souffrent…
Résultat : les premiers mois de 2009 voient les entrées-ateliers se raréfier dans les mêmes proportions que le nombre de kilomètres parcourus. Il y a en la matière les petits perdants et les gros perdants. Ceux qui entretiennent des flottes dédiés à l’activité industrielle paient le prix fort ; ceux qui ont la chance d’être sur le marché de l’alimentaire ou des TP limitent mieux les dégâts.
Mais pour tous, il faut traverser alors 6 mois de disette avant d’atteindre le point bas de la crise en juin dernier. Les camions et dans un moindre mesure, les remorques reviennent alors peupler prudemment les ateliers, en même temps que le repli de l’activité atteint son point bas.

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