La généralisation du ecall reportée à 2017

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Initialement annoncé pour 2015, le eCall (appel d’urgence embarqué sur tout véhicule neuf) a été reporté à 2017. Le temps pour les États membres d’organiser et déployer les infrastructures nécessaires. Et pour les acteurs de l’après-vente, de clarifier la situation…

assistance dépannageLe eCall (Emergency Call) vient de voir son déploiement sur le vieux Continent reporté de deux ans par les députés européens, a récemment révélé notre confrère Autoactu.com. Cette décision a été prise à l’occasion du débat sur la façon dont les États membres doivent déployer les infrastructures de réception et de traitement des appels d’urgence. Ce thème clôturait les précédentes étapes législatives de ce projet européen, l’une dédiée aux spécificités techniques du message et l’autre, sur les boitiers d’émissions installés dans les VP et VUL.

Prendre en compte la volumétrie d’appels

Pour les observateurs, ce report de deux ans n’est pas une surprise. L’obligation du eCall vise autant le déclenchement automatique de l’appel généré par les capteurs de choc que celui initié volontairement par les conducteurs ou passagers. Dans son étude initiale d’impact, la Commission européenne avait semble-t-il sous-estimé le volume des appels potentiels à 2,8% des véhicules équipés par an, contre une réalité, calculée sur le même parc, de 10%. Et comme le craignaient les indépendants qui demandent que le eCall soit ouvert à tous les acteurs de l’après-vente, les deux tiers de ces appels concernent une demande d’assistance, donc un dépannage et une prestation atelier.

Face à cette volumétrie d’appels potentiels, le texte initial a donc été revu pour donner le temps aux États membres d’organiser cette «délégation de service public» à des opérateurs privés qui agiront sous la forme de plateformes agréés filtrant et redirigeant appels d’urgences sanitaires et appels liés à des demandes de dépannage.

Préserver la concurrence

Et le bras de fer continue entre constructeurs qui ne veulent pas céder leur contrôle initial des systèmes eCall déjà déployés depuis une dizaine d’année (PSA, Volvo, BMW…) et les indépendants qui sensibilisent depuis de longues années Bruxelles sur la mainmise induite des prestations atelier pour les assisteurs, assureurs et constructeurs qui interviennent ainsi en amont de la primo-demande.

Les constructeurs étant au moins légitimes à réclamer un retour sur leurs investissements et les indépendants, à dénoncer le risque anti-concurrentiel du eCall sous son angle «bCall» (voiture communicant son besoin de prestation technique), le parlement européen a prévu la coexistence possible de deux systèmes. Mais dans ce cas, «les constructeurs veillent à ce qu’il n’y ait qu’un seul système actif à la fois et que le système eCall embarqué fondé sur le numéro 112 soit déclenché automatiquement si l’autre système d’appel d’urgence ne fonctionne pas», souligne le texte révisé par les députés.

Il y a sûrement plus simple : que le même système soit ouvert à tout opérateur, constructeur ou indépendant, contre redevance à celui qui a développé et entretient le système de communication. «Il n’y aura pas de séparation entre emergency call, breackdowncall, business call, etc., expliquait Brigitte Castel, lobbyiste européen de la FNAA lors de la convention nationale de cette fédération ;  Tout cela sera directement centralisé.  Nous défendons le fait qu’il n’y ait pas une appropriation par le lobby constructeur, qui au passage représente d’une certaine manière l’État français qui les a laissés un peu faire dans ce domaine» (voir «Convention FNAA 2014 : mieux anticiper pour capter sa clientèle»). A suivre donc…

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