CNPA: Speedy condamné, mais la « guerre des pubs » continue

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En 2012, le CNPA attaquait Speedy pour «publicité trompeuse et dénigrante» dans le cadre d’un spot qui soulignait notamment que le «concessionnaire est trop cher». L’organisation professionnelle vient de gagner en première instance. Mais Speedy a bien l’intention de faire appel…

Le CNPA a gagné en 1ère instance, mais Speedy va faire appel

Le CNPA a gagné en première instance, mais Speedy a bien l’intention de  faire appel

«Pour la révision de ma voiture,
ça devient de plus en plus dur ;
Mon concessionnaire est trop cher
et je ne sais plus comment faire. (…)
Chez speedy, tu trouveras ton bonheur,
la «révision constructeur».
C’est une révision vraiment moins chère,
ce sont des pros, tu n’as pas à t’en faire.»

Cette comptine publicitaire issue d’un spot Speedy radiodiffusé en 2012 avait achevé d’agacer les réseaux de marque, bousculés –même s’ils avaient eux aussi parfois franchi les bornes, voir «Renault et Citroën mis en demeure par la Feda et la FNAA» – par une série de publicités offensives venues de réseaux de centres auto depuis 2009 (voir tous nos articles sur cette guerre des pub).

La goutte d’eau avait alors pris la forme d’un référé sollicité par le CNPA contre Speedy («« Guerre des pubs » (suite) : Speedy assigné par le CNPA !») dénonçant une publicité «trompeuse et dénigrante» du réseau spécialiste. Comme vient de le rappeler le CNPA, Speedy avait alors fait cesser la diffusion du spot incriminé la veille de l’audience, vidant de sens l’action introduite en urgence.

Le CNPA a continué

Mais le CNPA ne lâchait pas l’affaire, poussé par la colère d’adhérents concessionnaires excédés par le pilonnage publicitaire massif et parfois « limite » de Feu Vert, Midas puis Speedy sur le sujet de la révision constructeur : «Cela ne signifie pas pour autant que nos arguments ne sont pas recevables devant un tribunal, et nous avons l’intention de donner une suite à cette affaire en demandant un jugement sur le fond», expliquait alors Olivier Lamirault, président de la branche des concessionnaires VP de l’organisation professionnelle, au sortir de cette audience.

Ce qui a fut fait et vient de se terminer à l’avantage du CNPA qui a immédiatement fait connaître le jugement dans un communiqué. Il s’y félicite que, «après de multiples reports, le Tribunal de Commerce de Nanterre [vienne] de rendre un verdict clair et net» avant d’en résumer le détail :

  • «La campagne litigieuse constitue bien une publicité comparative illicite (NdlR: en gras dans le texte) puisque la comparaison entre les services proposés par les concessionnaires et ceux de Speedy n’est basée sur aucun élément vérifiable et précis ;
  • Cette publicité est également trompeuse car elle conduit l’auditeur à penser que les prestations des concessionnaires sont nécessairement plus chères ;
  • Enfin le spot est reconnu dénigrant, en ce qu’il porte un jugement de valeur sur les prestations des concessionnaires et procède par amalgame, en visant de manière indistincte l’ensemble des intervenants du marché.»
Speedy va interjeter appel

Speedy a donc clairement été condamné en première instance «pour publicité comparative illicite, publicité trompeuse, et dénigrement», se félicite un CNPA qui souligne qu’il «continuera à dénoncer les caricatures excessives et toute forme de déloyauté».

Speedy a bien sûr la possibilité de faire appel. Et c’est bien là son intention, confirme officiellement le réseau. Il considère que ses arguments n’ont pas été entendus par le tribunal et s’apprête donc à poursuivre la procédure.

Comme d’habitude, on vous tiendra au courant…

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