Elections au CNPA: Francis Davoust met les choses au point

Francis Davoust, candidat à la présidence du CNPA, tient à clore la polémique ouverte il y a quelques jours par Patrick Bailly, l’actuel président du CNPA, sur la question des loueurs”, en remettant quelques petites choses au point…

Francis Davoust

Francis Davoust

Francis Davoust s’est montré passablement agacé par la polémique ouverte par Patrick Bailly, l’actuel président du CNPA, quand ce dernier dénonçait le refus des loueurs de cotiser à IRP-Auto au micro de notre confrère 7PM-Auto (voir «coups bas en (rase) campagne»). A quelques jours du vote final qui doit trancher entre sa liste et celle de Francis Bartholomé le 25 juin prochain, le coup était dur, puisqu’il stigmatisait un manque de solidarité desdits loueurs et au travers d’eux, du n°2 de sa liste qui n’est autre qu’André Gallin, le président CNPA de… la branche Loueurs.

Francis Davoust et André Gallin chez 7PM Auto

Francis Davoust et André Gallin ont fait valoir leur droit de réponse chez 7PM Auto, après l’interview polémique Patrick Bailly, l’actuel président du CNPA.

Il est agacé, parce que cette polémique lui apparaît illégitime et il s’en est largement ouvert dans un droit de réponse que 7PM Auto lui a concédé hier (cliquez ici pour l’écouter). Illégitime d’abord, parce qu’en même temps qu’ils devenaient officiellement candidats, Francis Davoust et Francis Bartholomé s’engageaient par écrit à ne rien “déballer” de l’interne du CNPA et à éviter toute polémique. «Or, le président du CNPA, qui s’est ouvertement prononcé pour la liste adverse, est venu rompre de fait cet engagement», relève F. Davoust. Illégitime aussi, parce qu’il veut rappeler que le “dossier loueur” est, selon lui, un peu plus compliqué que la déclaration de P. Bailly ne l’a laissé entendre.

Certes, les loueurs ont effectivement demandé et obtenu en 2001 une dérogation en leur temps pour s’affranchir de cotisation au fonds de protection sociale des salariés et des entrepreneurs de la branche des services automobiles. Mais ils ne sont pas les seuls : «d’autres métiers ont négocié une tarification spécifique», précise Francis Davoust qui tient en outre à éviter toute mal-compréhension : «les salariés des loueurs n’ont évidemment pas accès à la mutualisation des capitaux de fin de carrière organisée par la filière».

Certes aussi, les loueurs, sommés en 2010 de revenir cotiser au pot commun de la filière, ont fait de la résistance et ont effectivement lancé un recours devant le conseil d’Etat pour s’affranchir de cette demande pressante. «Mais c’est aussi parce que Roland Gardin, le président d’IRP-Auto d’alors et Patrick Bailly ont refusé de négocier avec eux», rappelle Francis Davoust.

Un Francis Davoust qui se réaffirme attaché à la solidarité de tous les professionnels de la filière: «c’est la branche artisanale, que j’ai longtemps présidée, qui est à l’origine de la mutualisation des capitaux de fin de carrière», tient-il à souligner. Il rappelle d’ailleurs que, quand l’État décidait en 2010 de soumettre les capitaux de fin de carrière à cotisation sociale, il s’était personnellement battu pour que cette surcharge financière soit elle aussi mutualisée et qu’il a eu gain de cause «alors qu’à l’époque, les concessionnaires n’y étaient pas favorables».

Et il souligne en conclusion qu’il mettra toute son énergie à ramener les divers métiers concernés à la table des négociations. «Hors concessionnaires, les divers métiers représentent 75% des cotisations du CNPA. A ce titre, il est logique qu’ils soient entendus et qu’ils participent activement à toutes les décisions –comme à tous les services– déployés part le CNPA».

La campagne pour la présidence du CNPA a officiellement pris fin hier soir. Sa conclusion appartient maintenant aux électeurs-adhérents. Elle sera connue le 25 juin prochain.

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À propos de l'auteur

Jean-Marc Pierret

Editeur du magazine Après-Vente Auto et de son site Apres-vente-auto.com, Jean-Marc Pierret suit depuis 30 ans l'actualité stratégique du secteur de l'après-vente automobile.
Il se passionne tout particulièrement pour les mutations qui traversent et transforment le paysage de l'entretien et de la réparation automobiles.
Avec Stéphane Freitas, il co-dirige Pertineo Group qui détient les sociétés Publi Expert Gestion (Après-Vente Auto et Après-vente-auto.com), AM-Today (Am-today.com) et l'agence de communication Action Media.

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