Stations-service : coup de pompe définitif pour Esso

Trop concurrencé pour Esso, le marché français des stations-service ? Trop difficile pour ExxonMobil, le secteur français du raffinage ? Toujours est-il que le groupe de distribution de carburant, filiale du géant pétrolier américain, vient de mettre la touche finale à la vente de ses propres stations-service. 322 d’entre elles vont être vendues à l’Irlandais DCC Energy pour 106 millions d’euros à peine… Les stations indépendantes opérées sous enseigne, elles, ne sont pas concernées.

Esso

Sur le marché français de la distribution de carburant, Esso aura bu le calice jusqu’au fond de cuve. En souffrance face à la concurrence d’autres grandes enseignes comme Total –pourtant elle aussi en perte de vitesse, selon les confidences à Ouest-France de son P-dg Christophe de Margerie– mais surtout face à celle des stations-service de la grande distribution, la filiale du groupe pétrolier américain ExxonMobil a décidé de vendre une bonne fois pour toutes les stations qu’elle gérait encore en propre. Il faut dire qu’Esso a enregistré une perte nette d’environ 123 millions d’euros en 2013 et que l’année 2014 a continué sur la même tendance…

La baisse du kilométrage moyen et du pouvoir d’achat des Français aura donc eu raison de l’un des principaux acteurs du secteur, tant sur l’offre premium que discount avec ses stations automatiques Esso Express. Les 322 stations-service dont le groupe est propriétaire en France vont être vendues à DCC Energy, filiale de la holding irlandaise DCC, et ce, pour seulement 106 millions d’euros… Sont concernées 274 stations Esso Express et 48 concessions de stations autoroutières. En 2013, déjà, Esso en avait vendu 44 à la société israélienne Delek.

Toutefois, le nom d’Esso ne disparaîtra pas du paysage hexagonal puisque toutes les stations cédées, en plus de celles opérées sous enseigne par des indépendants, conserveront la marque, la carte européenne Esso et continueront d’être fournies en carburant par les raffineries françaises d’ExxonMobil. Car le géant américain du pétrole, bien qu’en difficulté également, n’a pas prévu d’imiter sa filiale de distribution de carburant : sa présence en France, où il détient presque un quart de la production, n’est aucunement remise en question.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

À propos de l'auteur

La rédaction