Guerre Pneutech/Aliapur (suite) : notre réponse aux menaces de Grégoire Jovicic

En même temps qu’il nous menace d’un procès pour diffamation et pour «espionnage industriel» (?!?), Grégoire Jovicic, le triple patron de Pneutech, de l’association et du site «Recyclage Automobile», a mis en ligne une réponse à notre article dont le ton et la forme nous imposent d’y répondre point par point…

Pour télécharger l’intégralité de cette «Réponse de Pneutech SAS et de Recyclage Automobile aux attaques d’Aliapur et du site internet Apres-vente-auto.com», cliquez sur ce document.

Certes, un courrier officiel du ministère de l’Écologie a hier soir confirmé officiellement toutes nos interrogations sur Pneutech (voir «Exclusif – Pneutech officiellement disqualifié par le ministère de l’Ecologie»). Mais notre précédent article («DOCUMENTS – La folle guerre de Pneutech contre Aliapur») nous vaut toujours cette terrible menace : «RECYCLAGE AUTOMOBILE, PNEUTECH SAS et Monsieur Grégoire JOVICIC ont décidé d’engager des poursuites judiciaires contre Monsieur Jérémie MORVAN, rédacteur en Chef du site internet APRES-VENTE AUTOMOBILE pour diffamation publique et espionnage industriel». A cette annonce publiée le 7 novembre sur le site «Recyclage Automobile», nous découvrons aujourd’hui «une nouvelle charge [qui] vient s’ajouter aux précédentes : celle du discrédit sur une décision de justice qui est un délit pénal que le procureur de la république peut relever en renvoyant monsieur Jérémie MORVAN devant le tribunal correctionnel compétent».

Alors qu’il annonce ces suites à notre article (dont cet inédit soupçon d’espionnage qui nous intrigue grandement !), Grégoire Jovicic, patron de Pneutech SAS, de l’association « Recyclage Automobile » et du site du même nom, a mis en ligne une réponse (voir ci-dessus) dans laquelle il semble nous considérer, au fil des allégations à notre encontre, comme le bras armé d’Aliapur ou au moins, son instrument. Vous pouvez en prendre intégralement connaissance en cliquant sur l’image ci-dessus.

En ce qui nous concerne spécifiquement, ces interprétations dénaturent notre article et éloignent le lecteur de son objet initial. Elles imposent à ce titre quelques nécessaires précisions qui seront utiles à nos lecteurs concernés :

 

⇒ «(…)  RECYCLAGE AUTOMOBILE diffuse un magazine reconnu sur la place qui déplaît à ALIAPUR et à APRES VENTE AUTO.COM qui voit dans ce dernier un concurrent et puisqu’ALIAPUR a perdu son procès. (…)»

L’affirmation voulant que la concurrence du site Recyclage Automobile nous déplairait est évidemment absurde. Nous n’avons jamais manifesté d’animosité pour un quelconque de nos concurrents : pourquoi le ferions-nous aujourd’hui pour un “magazine d’entreprise” globalement dédié au seul projet Pneutech ou à ses actionnaires ? Et qui de toute façon ne nous concurrence pas ?

Venons-en plutôt à la fin de cette phrase : «ALIAPUR a perdu son procès». Il nous faut là prendre un peu plus de temps pour mettre l’affirmation en perspective afin d’éclairer nos lecteurs :

  • En parallèle d’une procédure en diffamation intentée contre Pneutech devant le tribunal correctionnel de Paris par Aliapur, cette dernière introduisait également, le 27 juin 2013, un référé en diffamation contre Pneutech devant le même tribunal. il se terminait le 4 octobre 2013 par un match nul plus que sur une réelle défaite. Aliapur était certes déboutée de sa demande au motif principal que la divulgation d’informations erronées sur une entreprise (en l’occurrence l’annonce non fondée que la société Aliapur serait en état de cessation des paiements), ne constituait pas un motif de diffamation suffisant.
    Mais Pneutech ne gagnait pas non plus à proprement parler, puisqu’il était aussi débouté de ses demandes dans cette même procédure en référé. Les “demandeurs” (Aliapur et Eric Fabiew, son directeur général) comme les “défendeurs” (Pneutech SAS et Grégoire Jovicic) sortaient d’ailleurs redevables chacun des frais de procédure, montrant que le tribunal a voulu mettre “la balle au centre”. Quant au procès intenté par Aliapur au fond devant ce même tribunal, il reste en cours et rien ne permet encore d’anticiper son dénouement.
  • Parallèlement, Pneutech a intenté en septembre 2013 un procès devant le tribunal de Commerce de Lyon pour réclamer 97 millions d’euros de dommages et intérêts au même Aliapur. Ce procès à propos duquel Grégoire Jovicic “sur-communique” depuis en extrapolant régulièrement d’hypothétiques conséquences sur les comptes et la stratégie d’Aliapur, est lui aussi en cours. Aliapur n’a donc pas de dette constituée ni de difficulté financière, contrairement à ce que les communiqués de Grégoire Jovicic et le contenu de son site Recyclage Automobile laissent abondamment entendre…
  • A l’heure actuelle et selon notre comptage, nos lecteurs peuvent au moins retenir qu’il y a donc deux matchs judiciaires en cours entre Aliapur et Pneutech (devant le tribunal correctionnel de Paris et le tribunal de Commerce de Lyon), un match nul (le référé évoqué plus haut), une victoire en diffamation pour Eric Fabiew, directeur général d’Aliapur à titre personnel à Paris et une victoire d’étape pour Aliapur à Lyon dans une procédure spécifiquement intentée par Pneutech pour tenter d’obtenir communication de pièces sous astreinte.

S’il le faut, nous reviendrons sur la totalité des diverses actions et des diverses affirmations ayant opposé ou opposant encore Aliapur/Eric Fabiew et Pneutech/Grégoire Jovicic. Mais maintenant que distinguo est fait entre toutes ces actions en justice et une fois remises dans leur contexte, nos lecteurs y auront sûrement gagné en clarté. C’est d’ailleurs ce constant mélange entre plusieurs procédures qui, en rendant ce dossier particulièrement illisible, nous a aussi amenés à vouloir comprendre et clarifier l’histoire opposant Pneutech et Aliapur.

 

«ALIAPUR a manipulé monsieur Jérémie MORVAN, rédacteur en chef de APRES VENTE AUTO.COM (…) Il est regrettable qu’un journaliste devienne l’instrument d’ALIAPUR pour régler ses comptes avec PNEUTECH SAS et RECYCLAGE AUTOMOBILE».

Cela va sans dire, mais visiblement, il faut le repréciser à notre interlocuteur Grégoire Jovicic : nous n’avons pas de comptes à régler. Ni Jérémie Morvan, ni le reste de l’équipe d’apres-vente-auto.com ne sont “l’instrument” d’Aliapur ou ne sont “manipulés” par Aliapur.

Revenons donc à le Genèse de notre article. Ce sont des lecteurs réparateurs qui nous ont initialement avisés des communiqués multiples que Grégoire Jovicic diffuse régulièrement vers eux. Ces réparateurs nous les ont transmis pour que nous les aidions à comprendre : fidèles à notre ligne éditoriale, nous nous y sommes donc “collés”. Nous avons rapidement constaté la confusion croissante que cette guerre entre Pneutech et Recyclage Automobile d’une part, et Aliapur d’autre part, commençait à générer sur le terrain auprès de ces mêmes réparateurs. Entre la communication incessante et imprécise de Pneutech/Recyclage Automobile et les réponses officielles tardives, prudentes et très (trop ?) techniques d’Aliapur, il ne savaient plus à quel blanc-seing se vouer.

Le sujet étant effectivement particulièrement confus, il nous a paru alors opportun de déclencher une enquête qui nous a conduits à interroger Aliapur certes, mais aussi Grégoire Jovicic, puis à publier cet article destiné à mettre en perspective les arguments déployés par les deux parties afin d’éclairer nos lecteurs. S’il le faut, nous reviendrons sur les détails et méandres de l’opposition Pneutech/Aliapur que nous avons déjà détaillés dans notre précédent article.

Ce qu’il faut pour l’heure retenir, c’est que nous avons résolument donné la parole aux deux parties, essayé au mieux de remonter à l’origine de cet affrontement pour démêler le vrai du faux ou au moins, le possible de l’incertain. Notre article avait donc pour seul objet d’aider les réparateurs interloqués à mieux comprendre la situation actuelle et à mieux pouvoir se déterminer en conséquence de ce qu’il faut présentement en savoir. Nous avons d’ailleurs mené notre enquête sans jamais juger le fond de l’offre industrielle future de Pneutech ni son souhait de créer un réseau de collecte alternatif. Nous n’avons aucun avis à formuler −et nous n’en avons formulé aucun− sur le projet de Pneutech ; nous en parlerons comme les autres le jour où il débouchera.

Si nos lecteurs encore indécis devaient eux aussi ne retenir qu’une chose, c’est celle-là : le code de l’Environnement considère comme illégale toute facturation par le collecteur auprès du réparateur. C’est le producteur de pneus, manufacturier ou importateur et seulement lui, qui finance la collecte en prélevant l’écotaxe lors de la vente du pneu et en la redistribuant au système de collecte. Dès lors, que nos lecteurs-réparateurs soient pour l’un ou l’autre des deux camps qui s’affrontent si violemment, cela ne changera rien pour eux : en l’état actuel des textes, même s’ils le devaient ou le voulaient, Aliapur et ses collecteurs ne peuvent ni ne pourront donc facturer une collecte à qui que ce soit, en tout cas concernant des pneumatiques dûment écotaxés. Et ce, quelles que soient les extrapolations contraires que Grégoire Jovicic puisse faire dans ses multiples communications sur le sujet…

Quant à Pneutech, il peut toujours envisager rétribuer des collectes 70 € la tonne. Mais encore faut-il qu’il finance et prouve l’élimination en bonne et due forme environnementale des pneus collectés, au risque sinon de reporter la responsabilité d’un mauvais traitement des pneus en question sur les réparateurs qui, selon la législation en vigueur, restent responsables jusqu’à l’élimination effective du pneu usagé.

 

⇒ «(…) en faisant croire à ses lecteurs que notre société, son actionnaire principal et ses dirigeants seraient des fous pour avoir déclaré une “guerre folle”» (…).

Si nous avons opté pour le titre “La folle guerre…”, ce n’est évidemment pas pour qualifier psychiatriquement «Pneutech, son actionnaire principal et ses dirigeants» comme Grégoire Jovicic veut le caricaturer. Un tel jugement médical ne serait ni de notre ressort, ni de notre compétence. Ni d’ailleurs dans nos habitudes. Il nous est en revanche rapidement apparu, au vu des documents produits par les deux parties et seulement au vu des documents produits par les deux parties, que le ton et les arguments régulièrement développés par Grégoire Jovicic sont très souvent vindicatifs, imprécis et parfois même orientés, volontairement ou non, au risque de donner effectivement aux réparateurs une vision faussée de la situation réelle. Nos lecteurs ont bien compris que l’expression «folle guerre» vient simplement souligner cet inhabituel foisonnement d’arguments polymorphes que nous avons déjà détaillés et épluchés dans notre précédent article. Reconnaissons qu’ils sont pour le moins différents de ceux classiquement invoqués et étayés dans un conflit entre acteurs d’un même marché.

 

«(…) ALIAPUR et APRES VENTE AUTO.COM semblent ignorer que nous vivons dans une économie de marché où seule la concurrence permettra d’assainir le marché de la collecte. La guerre du pneumatique usagé est donc totalement imputable à ALIAPUR. (…)».

Que Grégoire Jovicic se rassure : en ce qui nous concerne, nous n’ignorons rien de l’économie de marché à laquelle nous sommes nous aussi soumis. Mais encore une fois : l’objet de notre article n’était ni de rechercher des responsabilités dans cette «guerre du pneumatique usagé» qu’il reconnaît, ni d’étudier l’économie de marché qui s’impose, s’imposera ou pourrait un jour s’imposer aux acteurs qui collectent ces pneus, ni encore moins de servir d’arme à qui que ce soit. Seulement voulions-nous être un “guide de lecture” pour nos lecteurs réparateurs et collecteurs…

 

«(…) Jérémie MORVAN démontre qu’en ne parlant pas de l’offre de 70 € HT/tonne proposée par PNEUTECH SAS et RECYCLAGE AUTOMOBILE, il ne travaille pas dans l’intérêt des garages et des centres VHU» (…).

Une relecture attentive de notre article montrera à Grégoire Jovicic que nous avons bel et bien évoqué cette offre. Nous pouvons donc en déduire que Jérémie Morvan travaille bel et bien dans l’intérêt des garages et des centres VHU ! Et plutôt deux fois qu’une : il a même cité cette proposition deux fois, la première mention apparaissant dès la troisième ligne. C’est aussi cette proposition commerciale arrivée maintes fois chez nos lecteurs qui nous a fait mener l’enquête, sans donner d’ailleurs une quelconque opinion sur elle.

Peut-être Grégoire Jovicic aurait-il souhaité que nous la mettions au centre de notre article ? Redisons-le : l’objet de l’article n’était pas de juger, en bien ou en mal, l’offre de Pneutech et de Recyclage Automobile. Seulement de clarifier la façon dont elle est présentée au marché…

 

⇒ «(…) APRES VENTE AUTO.COM a véritablement “lynché” sur la place publique RECYCLAGE AUTOMOBILE, PNEUTECH SAS et ses dirigeants» (…).

Nous n’avons à aucun moment voulu “lyncher” qui que ce soit comme croit pouvoir l’affirmer Grégoire Jovicic. Juste informer nos lecteurs par un article factuel, puisque étayé par des documents réels et des textes systématiquement signés et diffusés par Grégoire Jovicic lui-même. Inutile donc de revenir sur ce qui a déjà été publié ou sur ce que nous réserverons dorénavant au tribunal si Grégoire Jovicic souhaite vraiment nous y amener. S’il le faut donc et selon la formule consacrée : le tribunal appréciera.

En attendant, nous restons bien volontiers prêts à croire que toutes les argumentations de Pneutech qui s’entrechoquent bruyamment dans les fax, les mails et sur le site de Grégoire Jovicic sont le fruit de multiples maladresses hâtives émanant d’un passionné visiblement pressé de voir aboutir son déjà ancien projet de centrale thermique en France. A ce titre, nous voulons croire que ses menaces à notre encontre résultent d’un fugace agacement et d’une inextinguible impatience que nous saurons lui pardonner bien volontiers. Le ton guerrier de sa lettre ouverte à Eric Fabiew, ex-directeur général d’Aliapur, prouvera d’ailleurs largement aux plus sceptiques des juristes que Grégoire Jovicic a le sabre et le verbe plus spontanément alertes que la circonspection…

En tout cas, même sous la menace d’un procès, nous ne retirons rien à notre article ni à sa légitimité : il veut juste permettre aux réparateurs, qui se sentent les otages mal informés de cette guerre entre Pneutech et Aliapur, de resituer ce débat à son juste niveau en regroupant des éléments factuels leur permettant une nécessaire mise en perspective. Nous ne sommes que le thermomètre d’une fièvre déclenchée par d’autres.

Cette mise au point −dans notre précédent article comme dans celui-ci− nous semble maintenant d’autant plus utile que les menaces de procès régulièrement faites à nos confrères journalistes −et que nous avons découvertes à l’occasion de la publication de cet article−, les empêchent souvent de commettre sereinement un quelconque article circonstancié sur la question…

Une dernière remarque nous est imposée par cette communication de Grégoire Jovicic qui se croyait peut-être désobligeante à l’égard de notre rédacteur en chef. Il souligne ainsi en ce 13 novembre que «Arnaud MONTEBOURG, alors ministre de l’économie et des finances avait plébiscité les projets de PNEUTECH SAS et de RECYCLAGE AUTOMOBILE. On comprend mal pourquoi monsieur Jérémie MORVAN, qui n’est ni ingénieur, ni diplômé d’une grande école de commerce [peut] prendre position sur la guerre commerciale PNEUTECH/ALIAPUR sans avoir requis une expertise technique indépendante de l’affaire qui aurait pu l’éclairer». Les nombreux “sous-diplômés” au sens élitiste de Grégoire Jovicic qui peuplent la réparation automobile apprécieront sûrement de partager avec Jérémie Morvan cette incapacité à appréhender la complexité du projet Pneutech ou à comprendre la guerre Pneutech/Aliapur…

Le problème avec ce genre d’attaque, c’est qu’il ne faut jamais se tromper d’exemple. Car Arnaud Montebourg… n’est ni ingénieur, ni diplômé d’une grande école de commerce ! Doit-on en conclure que le ministre d’alors a «plébiscité» Pneutech SAS et Recyclage Automobile sans avoir lui non plus la structuration mentale digne d’une position éclairée ? Nous verrons ce qu’Arnaud Montebourg en dira quand, nanti d’un diplôme d’une grande école de commerce au terme de son actuel cursus à l’INSEAD, il sera au moins à moitié armé pour comprendre !

En attendant, que Grégoire Jovicic se rassure : humblement conscient de sa misérable condition de “ni-ingénieur”, “ni-diplômé-d’une-grande-école-de-commerce”, Jérémie Morvan se soigne quotidiennement en enquêtant auprès de cerveaux et d’observateurs non seulement indépendants, mais aussi dûment formés. Et informés…

La rédaction 

Pour retrouver tous nos articles sur l’affrontement Pneutech/Aliapur, cliquez ici

2 commentaires concernant “Guerre Pneutech/Aliapur (suite) : notre réponse aux menaces de Grégoire Jovicic”

  1. «Si nos lecteurs encore indécis devaient eux aussi ne retenir qu’une chose, c’est celle-là : le code de l’Environnement considère comme illégale toute facturation par le collecteur auprès du réparateur. C’est le producteur de pneus, manufacturier ou importateur et seulement lui, qui finance la collecte en prélevant l’écotaxe lors de la vente du pneu.
    «En l’état actuel des textes, même s’ils le devaient ou le voulaient, Aliapur et ses collecteurs ne peuvent ni ne pourront donc facturer une collecte à qui que ce soit, en tout cas concernant des pneumatiques dûment écotaxés. »
    «En attendant, que Grégoire Jovicic se rassure : humblement conscient de sa misérable condition de “ni-ingénieur”, “ni-diplômé-d’une-grande-école-de-commerce”, Jérémie Morvan se soigne quotidiennement en enquêtant auprès de cerveaux et d’observateurs non seulement indépendants, mais aussi dûment formés. Et informés»
    .

    Ça, c’est fait !
    Et si nous laissions de côté les joutes verbales et autres parties de ping pong pour traiter et débattre du fond du problème : l’enlèvement des pneumatiques chez les professionnels.

    Aussi, acceptez mon étonnement :
    d’une réaction d’un ministère de l’écologie ; il y en a donc un (ca c’est pour l’ironie) mais aussi et surtout : «le code de l’Environnement considère comme illégale toute facturation par le collecteur auprès du réparateur.»
    J’aimerai lire dans vos lignes de quelles façons «Aliapur et ses collecteurs» contournent et facturent leur collecte avec toutes les bonnes raisons qui les arrangent.

    Obligation de collectes et de gratuité sauf quand :
    -Les pneus sont sous la pluie. Nous avons bien entendu la solution de mettre des pneus (usagés !) à l’abri mais peut-être pas tous les moyens d’investir dans un container maritime, hangar, ex fourgon frigo etc. etc. Soit par manque de trésorerie ou de place.
    – les pneus sont trop vieux pour recyclage comprenez moins de 5 ans (en fonction de la date de fabrication figurant sur le pneumatique.(!)
    – les pneus sont souillés (ne souriez pas…) par des cailloux, de la terre, etc…

    Avec de telles conditions, vous comprendrez que la collecte devient moins…obligatoire mais au «bon vouloir» et surtout payante. Dans ce ou ces cas précis, la collecte «gratuite» se transforme en: Enlèvement facturé : 1.70 HT par enveloppe !

    Pourquoi faut-il payer à nouveau une quote-part de retraitement qui est déjà incluse dans le prix d’un pneumatique neuf? Qui perçoit la quote-part d’un pneumatique non collecté ?

    Pourquoi ne pas expliquer à vos lecteurs les magouilles concernant les couronnes de pneumatiques envoyés à l’export et la nécessité de trouver des pneus de 13, 14 et 15 pouces de plus en plus rare…chez nous. En clair si vous avez un stock de «vieux» pneumatiques souillés, et gorgés d’eau (c’est vraiment pas de chance) MAIS ! Dans ces dimensions… tout devient possible… Étrange non ? Ou tout simplement scandaleux !
    Ci-joint réponse négative Aliapur suite à ouverture de compte et déplacement du collecteur pour «admirer» un stock de 500 enveloppes.
    Je vous épargne la copie d’un courrier de la Coved en 2011 ; mais il est clair qu’à force de refus de collecte les pneus ne vont pas rajeunir.
    «Votre demande d’ouverture de compte effectuée dans Aliabase en date du 14/11/2014 pour l’entreprise Manauto et pour l’utilisateur ayant l’identifiant Manauto@wanadoo.fr vient d’être refusée. Motif du refus: CONDITIONS DE STOCKAGE NON RESPECTÉES – CONTACTER COLLECTEUR.
    Pour plus de détails, veuillez contacter notre support téléphonique au 0 800 10 20 33.»

    Manuel Correira. Manauto Spécialiste Volvo. Rocheservière. Vendée. Indépendant: Jamais résigné!

  2. Un peu long… mais nécessaire et bien « torché »!

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