Mon Entreprise Auto : enfin l’outil-clef de la transmission/reprise d’entreprise ?

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Le site Mon Entreprise Auto n’est, certes, pas nouveau. Mais comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, celui-ci fait peau neuve et pour le mieux ! En effet, de simple support indicatif (et approximatif…) de cession d’entreprise, celui-ci se présente désormais avec une profondeur et une précision sans égales, tant pour le cédant que pour le potentiel repreneur. Et l’ensemble des données est plus que jamais supervisé par les partenaires du CNPA pour la valorisation d’entreprise.

monentrepriseauto

La nouvelle page d’accueil de Mon Entreprise Auto est plus claire et offre directement au cédant, à l’acquéreur ou au futur repreneur l’accès au parcours qui le concerne.

Parce que les entreprises de services de l’automobile sont, elles aussi, en proie au départ en retraite des derniers baby-boomers qui en sont les propriétaires, la question de la transmission est plus que jamais d’actualité. Selon les chiffres dévoilés ce mardi 25 novembre par le CNPA et issus des statistiques de la Banque de France, 66% des transmissions d’entreprise, toutes activités confondues, se font à cette occasion. Et si les repreneurs sont, paradoxalement, de plus en plus jeunes et professionnels et que le montant des apports personnels baisse dans les montages financiers, lesdits montages sont devenus de plus en plus complexes.

Ainsi, dans plus de 6 transmissions/reprises sur 10, le passage de témoin implique la création de holding familiale avec intégration fiscale ou instauration d’un régime mère/fille (société mère/filiale). Voire les deux en même temps ! Des solutions censées faciliter, grâce aux réductions d’impôts obtenues, le changement de main de la société, notamment lors d’un rachat par endettement bancaire ou obligataire. Ce qui, pourtant, ne diminue pas davantage les risques d’échec de la transmission à court ou moyen terme. 4 ans après la transmission d’une entreprise, le risque de faillite s’élève à 13,5% ! Cependant, il reste moins élevé que le taux de défaillance d’une création d’entreprise pure, qui s’élève à 33% au bout de 3 ans.

Le CNPA en mode guide

Fort de ces constats généraux, mais néanmoins très instructifs, le CNPA a tiré plusieurs enseignements. La nécessité de promouvoir la formation de l’école des chefs d’entreprises de l’Auto au GNFA. Le besoin de préparer et défendre le financement d’entreprise. De bien guider les cédants dans la transmission de la leur en leur donnant, notamment, les moyens de bien la valoriser. Et de la positionner savamment face au marché. Raisons pour lesquelles le CNPA a revu de fond en comble –sans exagération aucune– le site www.monentrepriseauto.fr.

« Nous avons une responsabilité syndicale de sensibilisation envers les 21 branches qui composent le CNPA dans ce domaine, souligne Philippe Debouzy, président de la branche des Agents et Indépendants, autrement appelée branche des Métiers. Au moment de la cession d’entreprise, le cédant se fait souvent attraper par la patrouille sur les questions de mises aux normes, souvent chères, quand la lourdeur de celles-ci ne rend pas l’entreprise invendable. De plus, toute la vente est au bilan, ce qui occasionne une réelle lourdeur fiscale. »

L’impérative valorisation

« Lorsque l’on est dans son entreprise et qu’on y travaille depuis de longues années sans jamais aller voir ailleurs, qu’on l’aime, on voit souvent la mariée trop belle, reconnaît Philippe Debouzy. Or, quand le chef d’entreprise s’en éloigne ou la cède, le soufflé retombe assez souvent. » D’où la nécessité de se poser les bonnes questions et d’être bien accompagné pour connaître les forces et les faiblesses de sa société et, au final, la valoriser comme elle le mérite. Pour ce faire, le CNPA a noué un partenariat avec deux cabinets : SC2A (Société de conseils aux affaires de l’automobile), spécialisé dans le secteur, et Exco, réseau international plus généraliste mais disposant d’un service centré sur l’analyse et la valorisation des entreprises automobiles.

Ainsi le professionnel désireux de céder son entreprise peut, dès l’ouverture de son compte gratuit, s’il est adhérent du CNPA, payant 250 euros s’il ne l’est pas, bénéficier de l’accompagnement de l’un de ces deux cabinets. C’est avec celui qu’il choisit qu’il remplit, ou par lui qu’il fait remplir, ensuite, le très long et très fourni formulaire destiné à renseigner les informations sur son entreprise. Choix du métier précis, activités complémentaires pratiquées, structure juridique de la société, salaires du gérant et du conjoint, nombre d’employés et leur qualification, propriété d’autres établissements, contrat avec une marque ou une enseigne, équipements disponibles à l’atelier, surface du terrain et de chaque partie du ou des bâtiments, désir de vendre les murs ou non, logement associé à la vente, réalisation d’étude de sol, présence ou non de convention d’agréments avec des compagnies d’assurance, dates d’investissement dans les mises aux normes, etc., etc., etc.

Protection des données

Guidé tout au long du renseignement de la fiche de sa société, le chef d’entreprise est assisté par des informations pop-up le renseignant sur la bonne façon de compléter chaque case. Et chacune de ces informations sera ensuite notée pour donner un aperçu de la qualité de chacune. Une fois l’ensemble des données intégrées, ainsi que les photos et vidéos du fonds de commerce, le cas échéant, le CNPA valide le tout et, en cas d’invraisemblance, prend contact avec le cédant. Bien évidemment, le prix de vente de la société reste à la libre appréciation du cédant et ni l’organisation professionnelle, ni les cabinets de valorisation, n’ont leur mot final à dire. De quoi rassurer ceux qui croient déjà à une prise en otage de leur libre choix du prix.

Le tout reste consultable par le cédant sur son espace personnel et le détail n’est accessible qu’à lui. Le repreneur potentiel, lui, doit également remplir un formulaire complet et peut même avoir recours à une étude géomarketing en ligne s’il souhaite ne serait-ce qu’avoir un aperçu des différentes entreprises sur le marché qui correspondent à sa recherche. Et ce n’est qu’en prenant contact avec le cédant que celui-ci pourra lui envoyer les données complètes, et intégralement vérifiées, relatives à sa société. « Tout est fait pour que le repreneur se pose les bonnes questions sur chacune des données de l’entreprise qu’il souhaite acquérir, afin d’être 100% acteur de la reprise », affirme Philippe Debouzy.

De la formation du repreneur

Outre l’information du repreneur, Mon Entreprise Auto dispose aussi d’une rubrique « Je me forme ». 210 heures adaptables selon l’expérience et l’activité, 5 modules de formation au total, 3 jours par mois… « Pour l’instant, la cible de la formation est essentiellement la reprise familiale de l’entreprise, souligne Philippe Debouzy. Donc cela implique de sortir de son entreprise. » Ce que permet assurément la formation, en confrontant les expériences et les points de vue de ceux qui la suivent et qui s’en nourrissent. Ainsi Hélène Le Goavec, 30 ans et employée de l’agence Renault de son père, qui avait racheté l’affaire voilà 15 ans à Nancy, confirme-t-elle les progrès que lui a permis la formation assurée au GNFA.

« Le fait de suivre une formation 100% centrée sur les métiers de l’automobile avec les outils juridiques et de gestion adéquats que l’on peut mettre en pratique dès le retour dans l’entreprise, souligne-t-elle. Cela permet de rester lucide car lorsque l’on ne sort jamais de son entreprise, on n’est jamais vraiment lucide : on pense que l’entreprise est parfaite. Cette formation m’a redonné confiance. » Et la jeune femme avoue s’être fixée beaucoup d’objectifs grâce à cette formation, dans la perspective du futur et de la reprise de la société, mais aussi du présent. « Ceci dit, je m’attache à remplir un objectif à la fois : en ce moment, je veille aux souci de la rentabilité. » Une rentabilité qui, une fois encore, joue un grand rôle dans la question de la transmission. Ce pourquoi Mon Entreprise Auto –« le site Internet des professionnels d’aujourd’hui qui pensent à demain »– insiste fortement dessus.

Transmission entreprise

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