CSIAM VI : 2014, l’un des pires exercices depuis 10 ans…

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La conférence de presse organisée par la branche VI de la CSIAM a dévoilé les chiffres définitifs du marché pour l’année 2014. Atypique, celle-ci restera comme la troisième pire année de ces dix dernières années…

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Avec 37 000 unités environ (VI, VUL de plus de 3,5 tonnes, cars et bus), 2014, en recul de 13,2% par rapport à 2013, ne restera donc pas dans les annales ; ou plutôt si, mais pas pour de bonnes raisons : elle occupe la troisième place du triste podium des pires exercices depuis 2004, juste au-dessus de l’exécrable 2010 (34 000 immatriculations environ) et du très peu glorieux 2009 (36 000) !
Dans le détail, les immatriculations sur le segment des VUL de 3,5 à 5 tonnes a dévissé de quelque 26,8% (1 712 unités contre 2 340 un an plus tôt) ; sur le marché du TRM, les porteurs reculent en 2014 de 8,8% (16 799 immatriculations contre 18 418 en 2013), tandis que celui des tracteurs chute de 16,4% (20 769 immatriculations contre 24 846 en 2013). Même le marché du transport en commun de personnes (TCP) des cars et des bus, jusqu’ici plutôt en forme, subit un fort recul avec respectivement -10,8 et -25,3% par rapport à 2013 !
Comme les années précédentes, l’après-vente n’est pas épargnée. Jacques Bruneel, président de la branche des concessionnaires VI au CNPA, évoque en effet «un trend compris entre -5 et -10% du fait de camions à la fiabilité croissante et qui roulent mieux (NdlR : entendre «moins»)»…
Les causes sont connues : trésorerie à plat des transporteurs souffrant d’une baisse d’activité qui dure depuis plusieurs années, passage à l’euro 6 au 1er janvier 2014 qui a artificiellement gonflé les chiffres des ventes en 2013, impactant directement ceux de l’exercice suivant, fiscalité  »brumeuse » (éco-taxe) ont, cumulés, participé à un manque évident de visibilité pour les entreprises du secteur, et ont ainsi directement impacté comme leurs capacités – leur volonté – d’investissement.

Léger mieux en 2015

Béatrice Plat, représentante du BIPE à cette conférence, a commenté les deux derniers exercices de la manière suivante : «2014 constitue le contre-coup de 2013 et de ses immatriculations artificiellement dopées par l’anticipation de l’entrée en vigueur d’euro 6. En lissant ces immatriculations sur la période 2013-2014, les volumes sont donc plutôt de 40 000 unités en moyenne par an». Et pour 2015 ? Les prévisions s’avèrent un peu moins pessimistes, à défaut d’être réellement plus optimistes. «Après ces deux exercices  »teintés » par la nouvelle législation, reprend-elle, 2015 sera autrement moins sujette à d’éventuels impacts réglementaires. Le scénario repose sur les critères macro-économiques plus traditionnels où les ménages devraient davantage consommer en raison d’une inflation contenue, relançant ainsi l’activité des transporteurs, et d’un investissement moins faible des entreprises que l’an dernier». Et d’annoncer un exercice 2015 qui devrait donc tourner autour des 41 000 immatriculations.
Si certains constructeurs présents ne souscrivent pas complètement à ces prévisions, à l’image d’Iveco (qui table plutôt sur 38 500 immatriculations selon Clément Chandon) ou encore DAF (qui en prévoit 40 000). Ce dernier, en la personne de Philippe Canetti, voit toutefois la possibilité de soutenir le marché grâce à des taux d’intérêt au plus bas associés à un renouvellement naturel d’un parc vieillissant.
Ces prévisions moins optimistes ont d’ailleurs été corroborées quelques heures plus tôt, lorsque l’Observatoire du Véhicule industriel a quant à lui envisagé un recul du marché en 2015 du fait de carnet de commandes atone. Selon une hypothèse basse l’OVI table in fine sur 37 000 unités ; selon une hypothèse haute, 39 000 unités.

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