Bosch attaque Oscaro (suite): les plateformes sous surveillance

Bosch ne veut certes pas déclarer la guerre aux plateformes. Juste leur rappeler la règle du jeu: elles sont là pour aider les distributeurs traditionnels à alimenter leurs clients-réparateurs. Pas pour redorer le pied de bilan des sites internet. Il ne s’agit donc pas de «règlement de compte», mais plutôt d’une redéfinition des comptes à leur régler en fin d’année.
Comment? Les distributeurs qui s’alimentent auprès des plateformes déclarent ces achats à Bosch dans le cadre du calcul des RFA (Remises de Fin d’Année), pour que, légitimement, l’équipementier les cumule à leurs volumes totaux réalisés. L’équipementier n’a dès lors plus qu’à retrancher ces ventes des distributeurs de celles des plateformes pour identifier «l’évasion» Internet. Ces dernières doivent donc s’attendre à voir leur volume «web» différencié de celui réalisé avec le circuit «traditionnel». Les RFA seront donc moins «juteuses» qu’espéré…

Favoriser le «bon Internet»
« Qu’on ne se méprenne pas, tient à nouveau à préciser Thierry Leblanc, le patron de Bosch Aftermarket:, il ne s’agit pas de faire le procès de tout Internet« , explique-t-il; « Ailleurs en Europe, ce canal de vente s’adosse sur les prestations de montage de réparateurs et nous sommes en phase avec cette réalité. Nous souhaitons d’ailleurs vivement qu’à ce titre, la distribution traditionnelle en France s’approprie le web pour garantir que la vente d’une pièce technique telle qu’un injecteur soit prolongée par un geste technique de qualité« , souligne-t-il, en rejoignant ainsi le point de vue du président de la Feda sur la question (voir « Feda: mises au point« ).
Bref: en poursuivant Oscaro en justice, Bosch ne veut pas tirer à vue sur Internet mais seulement… sur les franc-tireurs du web, à savoir les «pure-players» qui réalisent du volume sans se préoccuper du «destin» de la pièce vendue. « Je reste intimement convaincu que Bosch ne vend pas des livres ou des DVD, mais des produits de sécurité qui doivent être posés dans la règle de l’art« , conclut Thierry Leblanc.

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À propos de l'auteur

Jean-Marc Pierret

Editeur du magazine Après-Vente Auto et de son site Apres-vente-auto.com, Jean-Marc Pierret suit depuis 30 ans l'actualité stratégique du secteur de l'après-vente automobile.
Il se passionne tout particulièrement pour les mutations qui traversent et transforment le paysage de l'entretien et de la réparation automobiles.
Avec Stéphane Freitas, il co-dirige Pertineo Group qui détient les sociétés Publi Expert Gestion (Après-Vente Auto et Après-vente-auto.com), AM-Today (Am-today.com) et l'agence de communication Action Media.

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