Bosch attaque Oscaro (suite): Bosch affûte ses armes; Oscaro sort de sa réserve…

Dans son bras de fer entamé avec Oscaro, Bosch vient de passer en mode «veillée d’arme»: après avoir annoncé haut et fort son intention d’attaquer Oscaro (voir «Bosch attaque Oscaro en Justice»), l’équipementier affûte maintenant ses arguments dans le silence feutré de ses services juridiques et de ses cabinets d’avocats. Des courriers de mises en demeure ont certes été envoyés au trublion. Mais de procédure réelle, point encore…
Elle viendra très probablement. Car a priori, Bosch ne peut guère reculer: devenu ainsi le «Chevalier blanc» de tous ceux qui voudraient voir terrassé le dragon Internet et ses excès concurrentiels (voir «les réactions»), il en va maintenant de sa crédibilité…

Oscaro ne change rien…
Côté Oscaro, une évidence factuelle s’impose presque trois semaines après le déclenchement des hostilités: la menace de Bosch ne l’a pas fait reculer. La promo par qui le scandale est arrivé poursuit son bonhomme de chemin jusqu’au 18 janvier, sans rien changer: même stratégie de communications tous azimuts, mêmes taux de remise et mêmes gammes de pièces proposées.
Sur le fond juridique de l’affaire, Pierre-Noël Luiggi, le patron d’Oscaro, est logiquement à peine plus disert que Bosch. Mais il a accepté de répondre à nos questions sur l’environnement de ce qui devient «l’affaire Bosch/Oscaro».
Sur la forme en tout cas, il persiste et signe. Pas question de changer quoi que ce soit à la stratégie d’Oscaro qu’il estime être en droit de poursuivre car respectueuse des règles commerciales et des règles juridiques liées à l’utilisation de l’image de Bosch. Il regrette en revanche que l’équipementier n’ait effectivement jamais voulu dialoguer avec lui, comme son patron Thierry Leblanc nous l’a expliqué.
Bref: Pierre-Noël Luigi se veut et s’affiche serein. En regrettant que ce débat… se trompe de débat. Morceaux choisis parmi ses commentaires:

«J’aimerais que l’on revienne à une vision calme et factuelle du poids d’Internet: les sites , dont Oscaro, ne représentent qu’une part très modeste du gigantesque marché de la pièce»…

…«Oscaro est adhérent de la Feda depuis 3 ans et à ce titre, parfaitement conscient des réalités de toute la filière de distribution. Je suis et ai toujours été attentif à l’organisation du marché de la rechange»…

…«Je crois que cette affaire se trompe de débat: qu’il y ait procès ou pas, le marché continuera d’évoluer dans un sens favorable à notre stratégie car dans le sens de l’Histoire. Qu’on le veuille ou pas, d’autres acteurs internet vont émerger (NDLR: voir «Amazon et la pièce auto: c’est pour bientôt») qui tous favorisent une baisse des prix de la pièce en France»….

…«Bosch n’est ni le premier ni le dernier à vouloir agir contre ce sens de l’Histoire. Si nous n’étions pas sérieux et/ou respectueux des règles du marché, nous n’aurions pas résisté aux attaques directes ou indirectes que nous avons déjà subies depuis notre création»…

…«Comme d’autres le font, Oscaro préfèrerait que Bosch participe activement, plutôt que de montrer des «muscles de papier» à une nécessaire et surtout inévitable réflexion qui doit conduire les acteurs traditionnels comme les sites internet à dialoguer pour évoluer avec le marché de la rechange».

…«Si une procédure est effectivement déclenchée par Bosch, elle durera de longs mois. Et quels qu’en soient l’issue et le bruit médiatique qu’elle fera, on sera tous, pendant ce temps-là, passé à côté de l’essentiel: la distribution indépendante à laquelle j’appartiens doit travailler à optimiser ses offres et ses services pour améliorer la performance économique de toute la filière indépendante»…

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La rédaction