CNPA : les prochains États Généraux visent l’opérationnel

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Organisés le 30 mars prochain à Bercy, les États Généraux du CNPA entendent dégager des solutions concrètes aux problèmes rencontrés au sein des divers métiers de la filière. Et aussi repenser le CNPA de demain…

Paris_Ministere_des_Finances

C’est au ministère de l’Économie et des Finances, à Bercy, que se tiendront les États Généraux du 30 mars prochain.

Évoqués en début d’année par le nouveau président du CNPA Francis Bartholomé dans le cadre de la création d’une nouvelle branche métier (voir «Le grand défi 2015 du recentrage»), les États Généraux du Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) seront organisés le 30 mars prochain au centre de conférences Pierre Mendès France, à Bercy, au siège même du ministère de l’Économie et des Finances.

Cette localisation a bien sûr valeur de symbole : c’est avant tout LE lieu de décisions économiques au niveau national, dont la filière des services de l’automobile représente un poids non négligeable. Et c’est à ce titre que Francis Bartholomé entend faire du CNPA, qui fédère tout l’aval de la filière automobile, la troisième force du secteur automobile. Derrière les indéboulonnables constructeurs et autres équipementiers. A ce titre, le discours d’introduction, prononcé par le ministre Emmanuel Macron, aura lui aussi une portée symbolique : la classe politique ne doit plus résumer le secteur automobile aux seuls constructeurs…

6 ateliers…

L’organisation professionnelle attend 250 à 300 professionnels pour cet événement. Y seront mis en scène 60 jeunes issus de métiers du secteur et de régions différentes, interrogés par le CNPA entre novembre 2014 et février 2015 afin qu’ils puissent s’exprimer sur les enjeux de la filière, mais aussi leur vision et leurs attentes d’une organisation professionnelle.

Ces entretiens ont conduit à dégager 6 thématiques, qui constitueront durant ces États Généraux autant d’ateliers. D’une durée d’une heure, chaque atelier réunira 20 à 30 participants et sera conduit par un animateur et deux des 60 jeunes interrogés (un binôme distribution / service) apportant leur expérience du terrain. Les participants y sont invités à plancher sur des problématiques données et à dégager des solutions fortes, très concrètes, sur lesquelles le CNPA devra s’appuyer dans le cadre de ses échanges futurs avec les pouvoirs publics. Les six thèmes sont :

  • les enjeux, avec des réflexions devant notamment porter sur le business model et la prospective ;
  • la communauté d’intérêt où l’organisation professionnelle entend (re)définir ses forces, son périmètre et donc ses frontières ;
  • l’image : valorisation des métiers de la filière et des emplois pour attirer les jeunes générations ;
  • le lobbying : comment mieux faire porter la voix du CNPA, devenir le référent automobile ?
  • l’avenir : comment attirer les jeunes entrepreneurs dans l’organisation ?
  • l’organisation : quels seraient les points d’amélioration, la modification des statuts, les apports à l’adhérent, etc.

Chacun des participants pourra s’inscrire à jusqu’à 5 des 6 ateliers, car 5 rotations à raison d’une heure par atelier ont été prévues pendant cette journée.

En parallèle de ces « travaux pratiques », une conférence sera organisée sur le thème «Stratégie, plan à 10 ans, quelle vision sur l’évolution de la filière ?». Divers intervenants sont invités à débattre sur l’évolution de la filière, les risques ou les opportunités liées à cette évolution, etc.

… pour se réinventer

Ces États Généraux organisés par le CNPA diffèrent sensiblement de l’image que la presse avait pu s’en faire quelques mois plus tôt lorsque Francis Bartholomé, fraîchement nommé, annonçait la tenue de cet événement. Le concept même d’États Généraux aurait en effet pu (dû ?) laisser entendre la réunion de plusieurs forces vives issues du secteur et non une seule. FEDA, FFC et FNAA ne seront donc pas de la partie, bien que sur le fond, le président national du CNPA n’y soit nullement opposé en ces temps de débat sur la représentativité syndicale : «si l’on frappe à la porte, on ouvrira», assure Francis Bartholomé. Reste que, «il faut au préalable de l’existant – en interne, avec par exemple la refonte de nos statuts, comme en externe – avant de pouvoir fédérer les autres», justifie-t-il.

Reste que ces États Généraux, de par la large palette des thèmes qui doivent y être abordés, devront à tout le moins permettre à l’organisation professionnelle de se réinventer ; mais peut-être pas (encore ?) de réinventer l’ensemble de la filière des services de l’automobile…

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