CNAMTS: une prime pour des VUL plus sûrs

 

Les récents chiffres de la sécurité routière faisant état d’une hausse importante du nombre de tués sur la route en avril rappellent, s’il en était besoin, que les accidents de la route représentent pas moins de la moitié des accidents mortels au travail (soit 398 décès en 2009).

Aussi, afin de réduire les risques routiers professionnels, la CNAMTS se penche sur les VUL -un parc d’environ 6 millions de véhicules-, après avoir constaté à l’occasion d’une enquête qualitative réalisée en 2005, que cette population de véhicule, souvent mal entretenue, possède rarement certains équipements de sécurité pourtant très répandus aujourd’hui sur les VL: en effet, seulement 57% d’entre eux possèdent un airbag conducteur et 10% un airbag passager. Seulement un VUL sur trois dispose d’un système d’aide à la conduite type ESP… Enfin, si les conducteurs ont majoritairement connaissance de la charge utile de leur véhicule, peu de VUL possèdent un dispositif permettant d’évaluer la charge transportée. D’où un risque de surcharge aux conséquences parfois dramatiques. La CNAMTS lance donc une aide à la sécurité de 3 000€ portant sur l’achat ou la location longue durée d’un VUL.

5 000 TPE concernées
Cette prime s’adresse aux TPE de moins de 50 salariés et doit contribuer à l’achat (ou à la location) de 5 000 utilitaires. Soit 5 000 entreprises concernées par l’aide à la sécurité -une seule aide étant accordée par entreprise- et ce, jusqu’au 31 mai 2012. Certes limitée au regard des immatriculations annuelles de VUL neufs, cette initiative est destinée à sensibiliser les entreprises à la prévention des risques routiers professionnels, par le biais d’un niveau d’équipement de sécurité des véhicules plus élevé mais également par la formation des conducteurs.

Pour bénéficier de cette aide, le chef d’entreprise doit remplir deux conditions: d’abord, opter pour un utilitaire doté de six équipements de sécurité. Ces derniers sont l’antiblocage des roues (ABS), un dispositif d’aide au freinage d’urgence (type AFU), le contrôle électronique de stabilité (type ESP), les airbags passagers, une cloison de séparation pleine sur toute la largeur et la hauteur du VUL et des points d’ancrage (le tout devant répondre à la norme NF ISO 27956), et enfin un limiteur de vitesse ou un système équivalent. Outre ces six équipements de sécurité, le chef d’entreprise devra participer à une formation baptisée « usage professionnel d’un VUL ». A noter: le coup de pouce passe à 4 000€ si le VUL dispose d’un système d’indicateur de charge.

Pour bénéficier de cette aide à la sécurité, les chefs d’entreprise doivent se rapprocher de leur Caisse régionale.
Jérémie Morvan

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