Véhicules connectés : la mine d’or que les constructeurs se réservent…

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Un récent article paru sur le site d’information silicon.fr et dédié aux véhicules connectés vient confirmer nos précédentes analyses sur le sujet, et dévoile la guerre que se livrent déjà constructeurs d’automobiles et géants de l’informatique et/ou de l’internet autour du “big data”…

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L’heure de la révolte aurait-elle sonné chez les constructeurs ? Tandis que nos diverses analyses sur le véhicule connecté soulignaient les enjeux Ô combien importants qui y sont liés –l’exploitation des “big data”−, un récent article de notre confrère silicon.fr souligne que certains constructeurs voient d’un œil de plus en plus inquiet le pouvoir croissant de partenaires technologiques (Google, Apple, Microsoft) depuis leur arrivée dans les véhicules. Alors que des constructeurs comme Renault se sont appuyés sur ces partenaires pour développer leur système “d’infotainment”, GM, Ford ou Volkswagen font partie des premiers cités. Ces derniers entendent en effet limiter, voire simplement interdire l’accès aux données conducteurs à ces partenaires technologiques. Cela implique le développement de systèmes propriétaires, à l’image du système Sync 3 pour le constructeur Ford. Avec, en corolaire, voire en victime colatérale, la question de l’accès des indépendants à la partie après-vente de ces systèmes connectés… et privatisés.

Opposition inévitable ?

L’accès à des données du tandem véhicule/automobiliste va complètement chambouler le marché de l’après-vente. L’objectif est de toujours mieux connaître, pour capter et fidéliser le client auprès de son réseau… ou d’annonceurs ! Car comme le souligne l’article de notre confrère silicon.fr, l’attitude des constructeurs ne repose pas sur un légalisme en matière de protection des données et de confidentialité. Il s’agit plus pragmatiquement d’argent. Une montagne d’argent : selon le cabinet AlixPartners, les revenus issus de ce nouveau business que représentent les véhicules connectés a déjà atteint 16 milliards de dollars en 2013. Mais il n’en est qu’à ses débuts ; et il va croître de façon exponentielle puisque ledit cabinet prévoit qu’il en génèrera pas moins de 40 milliards dès 2018…

Cette bataille ouverte entre constructeurs et géants de l’IT (Information Technologies) ne fait que commencer ; elle montre en tout cas à quel point la connectivité des véhicules d’aujourd’hui et de demain est devenue capitale. Mieux : primordiale.

Une étude du cabinet Accenture, réalisée en 2013 sur les attentes de plus de 14 000 automobilistes de douze pays dans le monde, montre en effet que ce type de services a d’ores et déjà largement pris le pas sur des critères plus traditionnels dans le choix d’un véhicule plutôt qu’un autre. En effet, selon cette étude, les consommateurs interrogés seraient deux fois plus enclins à choisir un modèle de véhicule en fonction de sa technologie embarquée qu’en fonction de ses performances. La voiture sera connectée, ou ne sera pas ! Explications…

Des consommateurs de plus en plus équipés… et exigeants

Si utiliser un système de navigation ou écouter de la musique en streaming dans son véhicule est en passe de devenir monnaie courante, l’étude d’Accenture mentionnée plus haut apporte plus de précisions quant aux aspirations des automobilistes en matière de services connectés.

Ainsi, la moitié utilisent d’ores et déjà les systèmes d’information liés au trafic ; et la proportion monte à 74% si l’on inclut ceux qui souhaitent prochainement l’utiliser. Soit trois automobilistes interrogés sur 4. Dans une proportion moindre, mais déjà significative, 36% utilisent des services de météorologie, auxquels s’ajoutent 25% sur le point de sauter le pas. Par ailleurs, si 30% des automobilistes interrogés déclarent déjà utiliser des services connectés, 31% envisagent de le faire prochainement.

Surtout, beaucoup se déclarent intéressés par les services permettant un diagnostic des pannes du véhicule comme d’une aide à l’entretien courant : dans le premier cas en effet, 13% l’utilisent déjà et 39% déclarent l’utiliser prochainement; dans le second cas, 12% l’utilisent et 37% pensent à utiliser ce type de service prochainement.

Bref, plus que des mentalités aujourd’hui mûres pour accepter ces nouvelles technologies embarquées dans les véhicules, les sondés manifestent une réelle demande dans ce domaine. On comprend mieux pourquoi les constructeurs ne veulent pas passer à côté de cette aubaine… ni même la partager.

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