Speedy : le réseau intégré à la relance

Le réseau d’entretien-réparation rapide Speedy a profité, ce 18 février, de l’ouverture de son nouveau flagship center à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, pour évoquer ses résultats 2015. Et surtout sa politique de développement réseau et ses ambitions pour la suite de l’année 2016, voire même encore plus loin.

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Jacques Le Foll, président de Speedy, a inauguré le nouveau centre intégré de Clamart en compagnie de l’équipe du site.

Dix ans. Cela faisait dix ans que Speedy n’avait plus ouvert de nouveau centre intégré. Alors pour l’inauguration de cette 265ème succursale, sur un total de 477 centres d’entretien et de réparation rapide, mais aussi de prestations techniques, répartis partout en France, l’ensemble du Comité exécutif du groupe s’est réuni, ce jeudi 18 février, à Clamart, au croisement de l’autoroute A86, de la N306 et de la D986. C’est là que s’est ouvert, sur le site d’une ancienne carrosserie indépendante, le nouveau flagship center de l’enseigne, c’est-à-dire son établissement vitrine, censé être pilote et à la pointe de l’ensemble des technologies et des prestations fournies par Speedy.

« Cet événement concrétise la stratégie de relance de notre réseau intégré après quelques années difficiles et les quatre ans de reprise en main de la société par notre président, Jacques Le Foll », explique Julien Dubois, directeur marketing et communication du groupe. Le patron de Speedy, en effet, est venu présider aux réjouissances de son équipe nationale mais aussi de l’équipe du centre et des collaborateurs d’autres sites, succursales ou en franchise. Et il n’a pas manqué de couper l’inévitable ruban rouge en compagnie des techniciens du tout nouveau centre.

Cinq nouvelles succursales prévues cette année

Une ouverture de centre qui en appelle de nouvelles au sein du réseau intégré. Après celui de Clamart, qui a nécessité deux mois de travaux, « nous sommes en train d’en créer un autre en Bretagne, confesse Jacques Le Foll. Nous aimerions, de plus, en ouvrir trois autres d’ici la fin de l’année 2016. » Ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie, donc, pour l’enseigne qui s’est avant tout développée à travers son réseau franchisé ces dernières années. L’objectif avoué de ces futures succursales ? Atteindre le million d’euros de chiffres d’affaires. Certes, pas dans l’année ni même la suivante, mais pas dans dix ans non plus. Même si Speedy se laisse entre trois et cinq ans, au minimum, pour amortir les centaines de milliers d’euros investis dans la création de chacun de ces nouveaux centres intégrés, la société ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Déjà, les gros centres que seront ces succursales embarqueront l’ensemble des prestations proposées par l’enseigne, y compris les plus techniques comme le tout récent EcoClean, pendant rouge et bleu de l’éco-entretien promu par la Feda, incluant automatiquement un diagnostic à 29 euros et un traitement moteur à 79 euros en moyenne. « Les trois quarts du réseau seront équipés et formés d’ici fin 2016 et la totalité d’ici fin 2017, explique Julien Dubois. En effet, la réforme du contrôle technique impliquera que les centres de CT se mettent à niveau dès janvier 2018 et doivent tous pouvoir contrôler les normes environnementales des véhicules en janvier 2019. Nous anticipons donc très fort sur le pré-contrôle. »

Ensemble de prestations haut de gamme

Les nouveaux centres intégrés Speedy devront aussi proposer d’autres prestations de pointe comme la géométrie 3D, la réparation et le remplacement de pare-brise, le réglage des feux et aussi des caméras et avertisseurs de collision. « Quand j’ai repris la société il y a quatre ans, elle manquait cruellement d’investissement, rappelle Jacques Le Foll. Il était nécessaire de relancer la rénovation des centres mais aussi du matériel. 100 centres ont déjà été rénovés. Nous avons beaucoup investi pour cela. Notre résultat a progressivement repris des couleurs : nous avons réalisé 283 millions d’euros de chiffre d’affaires au total dont 163 millions dans nos succursales. Il était donc logique que nous reprenions le développement de notre réseau intégré. »

Le président de Speedy ne cache pas que ce sont des sites à l’emplacement privilégié que l’enseigne souhaite trouver pour ses futures succursales. Comme l’est celui de Clamart. Des sites capables d’accueillir six ponts élévateurs, une aire mixte et d’employer une huitaine de techniciens, quand la moyenne des centres existant se limite à quatre baies et trois ou quatre personnes à l’atelier. « Le métier de l’entretien-réparation et la technologie des véhicules va demander sans cesse davantage d’investissement, poursuit Jacques Le Foll. Nous visons la captation de véhicules plus récents, certains encore sous période de garantie. » Ce que le réseau fait déjà avec les flottes de loueurs de courte durée qu’il compte dans son portefeuille de clients grands comptes, mais aussi auprès de particuliers.

Le service client avant tout

Car s’il est une qualité sur laquelle Speedy insiste, c’est la proximité avec ses clients. « J’aime à penser que tout automobiliste ait un centre Speedy à moins de 20 minutes de chez lui, ce qui n’est pas le cas partout mais c’est un objectif vers lequel nous tendons, confesse le patron du groupe. Nous sommes particulièrement centrés sur la qualité de service client, nous la mesurons depuis trois ans et nous la voulons équivalente à celle des réseaux constructeurs, avec matériel de pointe et personnel formé aux dernières technologies, à l’accueil et au confort. Notre centre de formation national de Nanterre y répond. Nous avons la chance que nos collaborateurs sont très attachés à l’entreprise, au climat social qui y règne et nous sommes fiers de la faiblesse de notre taux de turnover et de l’ancienneté positive de nos équipes. »

D’ailleurs en matière de relation client et de convivialité entre les collaborateurs des centres –et de toute la société, par extension– le dernier spot publicitaire Speedy, réalisé par le cinéaste et comédien Mathieu Amalric vise juste. En mettant en scène un client apparemment furibard derrière les vitres du hall d’accueil alors qu’il mime simplement le fait de match d’un joueur de football au technicien qui l’accueille, symbolisant ainsi la décontraction régnant entre le client et son réparateur, Speedy veut avant tout transmettre des vertus de convivialité. Et d’attention envers la personne et les besoins de l’automobiliste. Et pour renforcer ce lien comme le service fourni, Speedy envisage sérieusement la diffusion d’un boîtier télématique connecté au véhicule et capable de transmettre les données de diagnostic et prévoir la maintenance. « Nous travaillons avec Bosch sur ce point précis », reconnaît Jacques Le Foll. Un Bosch dont le système Fun2Drive était justement appelé à être le plus ouvert possible pour s’adresser aux réseaux d’après-vente indépendante.

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