L’homo automobilis est de moins en moins… urbain

76% des Français utilisaient leur véhicule quotidiennement en 2010, ils ne sont plus que 72% à le faire aujourd’hui. C’est le résultat d’une étude menée par l’Observatoire des mobilités et des arbitrages automobiles (OMA) du BIPE, qui a mesuré l’usage de leur voiture par 1 500 ménages différents répartis sur tout le territoire national. Pire : les zones les plus densément peuplées connaissent une chute massive ! A Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg, la part de l’automobile dans les transports est descendue sous les 50%. Transports en commun, mais aussi vélo, autopartage privé, covoiturage et autos en libre-service sont autant de solutions privilégiées par les citadins.

10 euros de budget carburant en plus en 6 mois
11% des Français déclarent qu’ils utiliseront davantage les transports collectifs à l’avenir et 13% envisagent de circuler à vélo. Au total, 11% des sondés envisagent de diminuer l’usage de leur voiture. 45% du panel a déjà fait évoluer son comportement depuis six mois : 72% d’entre eux ont limité la fréquence de leurs déplacements et 41% ont diminué leur kilométrage. Entre octobre 2011 et mai 2012, le budget carburant mensuel des ménages est passé de 142 à 152 euros par foyer : la hausse des prix à la pompe est clairement en cause dans cette diminution de l’usage de la voiture.

Du coup, les ateliers concernés ne sont pas égaux. Ceux des villes subissent probablement la montée en puissance des « mobilités alternatives ». Et c’est probablement une mauvaise nouvelle pour eux : ce sont justement ceux-là qui ont besoin d’entrées-atelier pour couvrir les charges fixes considérablement plus lourdes en ville. A commencer par les concessionnaires qui n’ont sûrement pas besoin de ce boulet supplémentaire dans leurs comptes déjà sinistrés…

A l’opposé, les sondés vivant en zone rurale ou péri-urbaine ne peuvent se permettre le «luxe» du choix des modes de déplacements : 93% des automobilistes affirment ne pas avoir d’alternative, malgré le nombre de «précaires énergétiques» – ceux qui, selon le BIPE, sont contraints d’effectuer les déplacements domicile-travail en voiture et ne peuvent échapper à l’augmentation des prix des carburants. Sans pouvoir recourir à d’autres moyens de transport.

Au moins leurs réparateurs sont-ils moins victimes de la désaffection automobile. En matière de réparation, on sait déjà depuis longtemps que le « MRA des champs » est plus heureux que le « MRA des villes ». Et ce n’est pas une fable…

Sur le même sujet : « Après-vente: « on oublie trop souvent les 52% d’automobilistes ruraux! »« 

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À propos de l'auteur

Romain Thirion

Journaliste par vocation, diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 2010, il fait ses armes dans la presse quotidienne régionale et nationale avant de s'orienter vers la presse automobile, d'abord grand public puis professionnelle.

Intéressé depuis tout petit par l'auto, il est spécialisé dans l'actualité du secteur de la réparation-collision et dans les réseaux de garages sous enseignes multimarques.

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