Speedy bientôt racheté par Bridgestone ?

Speedy pourrait bientôt repasser sous pavillon japonais. Nos confrères de Capital Finance, lettre d’information professionnelle éditée par le journal Les Echos, ont dévoilé dernièrement que le réseau détenu par Jacques Le Foll depuis 2011 serait entré en négociations exclusives avec le numéro un mondial du pneu : Bridgestone.

Le Foll Speedy

Jacques Le Foll, patron de Speedy lors de l’inauguration du « flagship store » de l’enseigne à Clamart, en février dernier.

Après avoir remis le bateau Speedy dans le sens du vent depuis qu’il l’a racheté en 2011 avec le soutien financier de MCB Capital Partners, Jacques Le Foll serait-il en passe de céder le réseau d’entretien et de réparation rapide ? C’est en tout cas ce qu’a dévoilé Capital Finance, lettre d’information professionnelle éditée par Les Echos, le 7 avril dernier. Et le repreneur n’est pas des moindres puisqu’il s’agirait du premier manufacturier mondial, Bridgestone.

Un Bridgestone qui détient pourtant déjà un réseau d’entretien automobile et de montage de pneumatiques : First Stop. La question ne se pose pourtant pas de chercher des éventuelles synergies entre les deux enseignes. Les manufacturiers de tous poils n’ont qu’une obsession : maîtriser leur distribution. Et Bridgestone n’est pas en reste en la matière, lui qui, récemment aux États-Unis, perdait un bras de fer avec le milliardaire Icahn pour la reprise de Peb Boys et de ses 2 200 centres vendant pneus et autres équipements sous les enseignes Firestone Complete Auto Care, Tires Plus, Hibdon Tires Plus et Wheel Works (voir sur Am-Today.com «Pep Boys : victoire d’Icahn, Bridgestone jette l’éponge»). Notre confrère Les Echos croit savoir que le prix que serait prêt à mettre le manufacturier japonais «évoluerait sous la barre des 100 millions».

En attendant, une telle opération replacerait Speedy sous pavillon japonais, cinq ans après avoir quitté le giron du groupe Kwik Fit, société anglaise détenue par le japonais Itochu. De nouveau rentable depuis deux ans, Speedy et son gros maillage de 264 succursales et de 214 centres franchisés ont de quoi séduire le manufacturier. Si la reprise se confirme, Jacques Le Foll, le patron de Speedy, aura réussi son pari initié fin 2011, quand il prenait, au nez et à la barbe de Jacques Chauveau après une lutte au couteau, la tête du réseau à l’occasion d’un MBO.

En tout cas, l’opération, si elle devait se conclure, intervient à un moment propice. Speedy, dont les prestations se font de plus en plus techniques, a clos l’exercice 2015 avec un chiffre d’affaires en hausse de 2% qui placent celui-ci aux alentours des 280 millions d’euros, comme le rappellent Les Echos, ainsi qu’avec un excédent brut d’exploitation qui a doublé par rapport à l’année 2014.

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