PL – CSIAM VI : un début d’année prometteur

Le rapport d’étape de la CSIAM VI sur le premier quadrimestre 2016 laisse entrevoir de beaux volumes de ventes VN. Reste que la future nomenclature de classification des véhicules inquiète la profession…

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Mercredi dernier, les constructeurs de VI réunis au sein de la CSIAM ont livré leurs premiers chiffres de l’année. Et force est de constater que la dynamique observée en 2015, année qui a vu s’écouler 41 718 unités, est même renforcée : en effet, le marché affiche à fin avril, avec 15 203 unités immatriculées, une progression de +17,1% sur le marché des véhicules de plus de 5 tonnes alors même que l’exercice précédent présentait, sur la même période, un recul supérieur à 3% (12 988 unités). Et tous les constructeurs VI semblent profiter de cette tendance…

Tracteurs en tête, porteurs à la fête

Dans le détail, les tracteurs -véritable locomotive du marché, avec une part de marché qui atteint désormais 58% dans les ventes de VI neufs- continuent de progresser avec une hausse de 15,6% des ventes avec 8 865 unités immatriculées. La raison : «les entreprises du transport misent toujours plus sur les tracteurs afin de permettre une plus grande flexibilité de leur flotte», explique Thierry Archambault, président-délégué de la CSIAM. Mais ce sont surtout les porteurs, un segment plutôt à la peine ces dernières années, qui affichent un joli +19,2% lorsqu’ils enregistraient un net recul de 15,6% à la même époque en 2015 ! In fine, les prévisions réalisées fin 2015, et qui voyaient le marché 2016 tourner autour de 43 à 44 000, semblent se confirmer. Le marché est certes loin du pic historique de 2008 (58 000 unités), mais il devrait enregistrer sur 2016 sa troisième année consécutive de progression.

Le segment des cars et bus continue quant à lui de surfer sur la vague de la loi Macron, avec une hausse des immatriculations annoncée à 10%. Ce sont logiquement les cars qui tirent actuellement le marché (+13,6%), le marché des bus restant quant à lui un peu attentiste (-0,2%). Seule ombre au tableau : le (micro)marché des VUL lourds dévisse de plus de 15%…

Peur sur la ville (surtout son centre)…

Ces belles performances du début d’exercice 2016 n’occultent malheureusement pas les interrogations qui pèsent sur la filière en matière d’accès aux centres-ville. Dans le cadre de la Loi sur la Transition Energétique en effet, en l’état actuel de la rédaction de la future classification des véhicules en fonction de leurs émissions (rédaction qui doit être officiellement arrêtée le 1er juillet prochain), même les récents VI répondant à la norme Euro VI pourraient ne pas avoir accès aux centres urbains puisque classés en catégorie 2, car propulsés par un moteur Diesel…

Si le tableau ci-dessous n’augure en rien du futur accès -ou non- des poids-lourds aux centres-ville, la CSIAM souligne que l’objectif écologique recherché doit tenir compte d’un timing qui se heurte évidemment aux impératifs économiques et logistiques de livraison des marchandises dans les grands centres urbains, et qui eux sont bien actuels. Et que les milliards d’euros investis par les constructeurs pour répondre à cette norme Euro VI à peine entrée en vigueur pourraient, dans un scénario catastrophe, ne pas avoir le temps d’être amortis…

Nomenclature catégorie véhicules

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À propos de l'auteur

Jérémie Morvan

Jérémie Morvan est Rédacteur en Chef d'Après-Vente Auto. Il est aussi Président du Jury des Grands Prix Internationaux de l'Innovation Automobile pour Equip Auto. Il suit le secteur de l'après-vente et de l'entretien-réparation depuis 2004.

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